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UNIVERSITE ABDERRAHMANE MIRA DE BEJAIA - ALGERIE
Faculté des Sciences Economiques, Sciences de Gestion et Sciences Commerciales
Et Faculté de Médecine
Organisent
2e COLLOQUE INTERNATIONAL D’ECONOMIE DE LA SANTE
Santé et Sécurité au travail, Développement et Mondialisation
Bejaia les 02 et 03 juin 2009
Contexte :
La santé et la sécurité au travail constituent une priorité des organisations internationales (OMS et OIT). Les pays industrialisés ont mis en place, sur la base des directives de ces deux organisations, des services pluridisciplinaires spécifiquement dédiés à la santé et la sécurité au travail. Ceci n’est pas toujours le cas dans de nombreux pays en développement, où des millions de travailleurs continuent à être directement exposés à des risques de maladies et d’accidents dans l’exercice de leur profession, insuffisamment protégés contre les facteurs de risque physiques, chimiques, biologiques et psychologiques liés à leurs activités. La charge de morbidité et de mortalité associée aux maladies professionnelles et aux accidents du travail est énorme selon l’OMS et l’OIT. Les directives du BIT ont pour vocation première de servir de base à l'élaboration de mesures de protection et de prévention et doivent être considérées comme des références en matière de santé et de sécurité au travail.
Dans les pays en développement, il existe peu de données sur la santé au travail. Qu’il s’agisse de maladies passées inaperçues en l’absence d’études consacrées au milieu de travail, à la sécurité et aux conditions générales notamment dans certaines activités, qu’il s’agisse d’informations sur les substances toxiques et sur les processus dangereux pour les travailleurs, on ne peut espérer gérer la santé et la sécurité au travail dans ces pays sans créer des bases de donnés factuelles (sur la main-d’œuvre, sur l’industrie, sur les accidents, sur les substances chimiques et sur les maladies professionnelles, etc.). Aujourd’hui, la création de systèmes d’informations efficaces doit constituer une priorité pour les autorités gouvernementales garantes du bien-être des travailleurs. Sans données épidémiologiques et sans démonstration des effets nocifs des risques professionnels, il est souvent difficile de convaincre les autorités compétentes et d’amener les employeurs à améliorer les conditions de travail.
Les pays en développement sont aussi marqués par un vaste secteur où le travail s’effectue au noir, en marge de toute surveillance. Femmes et enfants participent à la production dans nombre d’entreprises artisanales voire familiales. Peu d’entre eux sont protégés par des lois régissant les conditions de travail et la santé professionnelle parce que, même là où la réglementation existe et le système de santé est habilité à offrir des services professionnels, on note que ces mesures de surveillance ne touchent qu’une faible proportion des travailleurs. La majorité d’entre eux étant embauchée par de petites entreprises travaillant dans l’informel, inconnues des pouvoirs publics et qui sont donc extrêmement difficiles à contrôler.
Il ne fait aucun doute que la recherche en santé et sécurité professionnelles devra de plus en plus faire usage de méthodes propres à l’anthropologie, aux sciences économiques et sociales si elle aspire à améliorer la santé des travailleurs des pays en développement. La recherche permettra donc de contribuer au savoir mais aussi d’évaluer les systèmes mis en place et juger de leur impact sur la santé des travailleurs.
Problématique :
Le monde du travail a connu une période de croissance sans précédent ainsi que de multiples transformations dans ses conditions d’exercice. Cette croissance s’est accompagnée de nouvelles conditions d’emploi et de travail ainsi que de nouveaux risques qui interpellent les spécialistes de la prévention, les gestionnaires, les employeurs et les chercheurs. De plus, les anciens problèmes de santé et sécurité du travail n’ont pas totalement disparus, certains connaissent même une recrudescence. De nombreux observateurs internationaux constatent la persistance des risques traditionnels et une intensification généralisée du travail qui prend des formes beaucoup plus subtiles. Cette problématique est encore plus complexe, puisque les problèmes de santé qui en résultent sont pour une large part différés dans le temps et invisibles. Les carrefours du risque et de la santé que traversent notamment les travailleurs des pays du sud remettent donc en question les cadres d’analyse et d’action sur la prévention et les conditions de travail actuels.
Au cours de ces dernières années, l'Algérie, à l’instar des autres pays du Maghreb et des pays de même développement économique, a connu d'importantes mutations de sa situation en matière d'emploi, avec notamment, chaque année, l'arrivée sur le marché du travail d'un nombre considérable de jeunes, l'essor de l'activité des femmes et l'accroissement des licenciements résultant des restructurations économiques, en particulier dans le secteur public. Ces évolutions ont conduit à une augmentation importante du chômage, au développement du secteur informel et à l'apparition de nouvelles formes d'emploi. Face à cette situation, chaque pays devrait mettre en œuvre des mesures sécuritaires pour protéger ces travailleurs.
La santé en milieu de travail est un domaine qui recouvre l’ensemble des problèmes de santé attribuables à l’exposition à des agresseurs physiques, chimiques ou biologiques en milieu professionnel ainsi que des problèmes liés aux caractéristiques organisationnelles des milieux de travail. Les interventions tenteront de débattre des questions :
· De développement dans une économie mondialisée et ses impacts sur la santé des populations et la santé au travail.
· De politiques économiques et sociales dédiées à la prévention et la gestion des risques pour la santé et la sécurité : existence, pertinence, évaluation.
· Du rôle possible des acteurs (professionnels, chercheurs, partenaires sociaux, société civile) dans la promotion de la santé et la sécurité au travail.
Ce colloque tentera de répondre à ces questions à l’aide de conférenciers de réputation internationale. Nous espérons que l’organisation de ce colloque fera avancer notre vision, afin d’obtenir un champ de réflexion plus élargi sur les nouveaux enjeux en matière de santé et de sécurité au travail.
Objectifs du colloque :
Ce colloque s’inscrit dans les préoccupations nationales en matière de santé au travail. Il est ouvert aux universitaires, aux représentants des ministères concernés, aux acteurs socio-économiques, aux préventionnistes, aux gestionnaires, aux employeurs, aux syndicats, à la société civile et aux organisations internationales, notamment l’OMS et le BIT. Il a pour objectif de solliciter des interventions qui pourraient contribuer à mieux appréhender les relations entre les conditions de travail, la santé et la sécurité des travailleurs, de décrire de façon continue l’environnement professionnel, les conditions de vie et l’état de santé des travailleurs en général dans un contexte national et international. Les objectifs poursuivis sont :
· Identifier et mieux comprendre les transformations du monde du travail : structure économique, nouvelles conditions d’emplois, nouvelles formes d’organisation du travail;
· Faire le point sur la cohabitation des risques traditionnels en santé et sécurité au travail et des nouveaux risques qui guettent les employés et les organisations;
· Proposer une vision élargie de la santé au travail et des actions en matière de prévention.
La compréhension de l’impact des facteurs de l’environnement du travail sur la santé constitue un vaste champ d’investigation. Il s’agit de mesurer les expositions à ces facteurs, d’identifier leur rôle et de quantifier leur contribution dans la genèse ou l’aggravation de multiples pathologies dont l’étiologie reste mal connue. La connaissance de l’interaction de ces facteurs avec les autres déterminants de la santé, qu’ils soient comportementaux, sociaux, organisationnels ou génétiques, constitue un défi pour la recherche scientifique.
L’enjeu est aussi de comprendre les facteurs qui concourent à la protection de la santé des travailleurs et les conditions qui doivent être réunies pour qu’une action ait les effets attendus. La complexité de ces questions nécessite une intensification des échanges et des collaborations entre différentes disciplines.
Axes thématiques
· Politiques d’emploi et santé au travail,
· Transferts technologiques et santé et sécurité au travail,
· Enjeux économiques et prévention
Comité Scientifique :
KAÏD TLILANE Nouara (Présidente)
KADDAR Miloud (OMS Genève, Suisse)
MOHAMED BRAHIM Brahim (Université de Toulouse, France)
BEJEAN Sophie (Université de Bourgogne, France)
BARNAY Thomas (Université Paris 12, Val de Marne, France)
OUFRIHA Fatima Zohra (Université d’Alger)
LAMRI Larbi (Université d’Alger)
BRAHAMIA Brahim (Université de Constantine)
FELLAH Lazhar (Université d’Oum El Bouaghi, retraité)
NEZZAL Abdelmalek (Université d’Annaba)
CHARABI Abdelaziz (Université de Constantine)
BELHABIB Abderrezak (Université de Tlemcen)
AÏNOUCHE Mohand Cherif (Université de Béjaïa)
ZOUAÏMIA Rachid (Université de Béjaïa)
BOUBAKOUR Fares (Université de Batna)
BOUNECER Hocine (Université de Batna)
CHOUGRANI Saada (Université d’Oran)
AHMED ZAID Malika (Université de Tizi Ouzou)
ZATOUT Ahmed (Université de Tizi Ouzou)
Comité d’Organisation :
Pr. MERABET Djoudi (Recteur de l’Université et Président d’honneur)
Pr. KAÏD TLILANE Nouara (Présidente du Comité d’Organisation)
Dr HADDAD Zahir
ADJAOUD Farid
BELLACHE Jugurtha
BOUZIDI L’hadi
IFOURAH Hocine
MEZDAD Loundja
RABOUHI Hassiba
BOUDA Adel
ABDELLI Aïssa
LALALI Rachid
MEBARKI Nassima
ASSOUL Naoual
LASLA Yamina
MOUSSOU Hakima
ZOUAOUA Mohamed Djamil
DERMAL Ali
Contacts:
KAÏD TLILANE Nouara
Email : colloquesante09@yahoo.fr
Tél. : 00 213 34 22 16 22
Fax : 00 213 34 22 16 24.
Faculté des Sciences Economiques, Sciences de Gestion et Sciences
Commerciales
Université Abderrahmane Mira, Route de Targa Ouzemmour, Béjaïa 06000 –
Algérie.
Site Web: www.univ-bejaia.dz/colloques/cies02
Echéancier :
Date limite de soumission des résumés : 31 Janvier 2009.
Avis d’acceptation des résumés : 28 février 2009.
Date limite d’envoi des communications : 30 avril 2009.
Avis d’acceptation des communications : 15 mai 2009.
Langues officielles du colloque : Français, Anglais et Arabe.
Publication des textes
· Les résumés des textes seront publiés dans un format papier, dans un format numérique sur CDROM et sur le site web du colloque
· Quant aux présentations PowerPoint et les textes complets des communications, ils seront publiées dans un format numérique sur CDROM et sur le site web du colloque
Inscription :
Les frais d’inscription sont de 250 € pour les participants des pays de l’OCDE et de 5000 DA pour les autres. Les frais couvrent la participation au colloque, les actes, l’hébergement et la restauration.
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