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11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 07:21

30-31 août et 1er septembre 2013
Hyères

Le LAMOP (UMR 8589, l’Université Paris 1- Panthéon-Sorbonne/CNRS), le CRH (UMR 8558, EHESS/CNRS) ainsi que le FRAMESPA (UMR 5136, Université de Toulouse 2 - Le Mirail/CNRS), organisent avec le soutien du Labex HASTEC (Histoire et Anthropologie des Savoirs, des Techniques et des Croyances), de l’IUF (Laurent Feller), de la chaire d’excellence Toulouse 2-CNRS (Emmanuel Huertas) et de l’EHESS (Katia Beguin et Simona Cerutti) la deuxième école d’été d’histoire économique qui se réunira à Hyères les 30-31 août et 1er sept. 2013. Cette manifestation se déroulera sous le patronage de l’Association des Historiens Economistes Français (AHEF). Elle rassemblera des chercheurs, des enseignants-chercheurs, des chercheurs postdoctoraux, des doctorants et des étudiants de Master 2 de toutes nationalités, médiévistes et modernistes, historiens spécialistes d’histoire économique, économistes, sociologues, et anthropologues.
L’organisation prendra en charge l’essentiel des frais de déplacement et l’intégralité du séjour. Des places sont disponibles pour les jeunes chercheurs. Les dossiers doivent être envoyés avant le 15 avril 2013.

Organisateurs
Katia BEGUIN (EHESS), Simona CERUTTI (EHESS), Laurent FELLER (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne/IUF), Julie CLAUSTRE (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Emmanuel HUERTAS (Université Toulouse 2-Le Mirail/CNRS)

Lieu et date
Hyères (Var) du 30 au 1er sept. 2013 (arrivée le 29 août au soir – départ le 1er sept. à 14h)

Objectifs
La finalité des écoles d’été d’histoire économique de Hyères est d’assurer la circulation des problématiques et des informations bibliographiques entre modernistes et médiévistes, sur des thèmes d’histoire économique, tout en ouvrant les perspectives aux apports des spécialistes d’autres disciplines, économistes, sociologues, anthropologues, pour partager, confronter, élargir les méthodes d’analyse des uns et des autres. D’autre part, les doctorants et chercheurs postdoctoraux seront associés sous la forme d’exposés. Enfin, ces opérations devraient permettre d’institutionnaliser les liens existant entre différents établissements : Universités de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, de Toulouse 2 – Le Mirail et de l’ EHESS. 

Thème et axes du programme
La 2e école d’été d’histoire économique de Hyères a pour titre « Les économies de la pauvreté ». En effet, la thématique de la pauvreté est en train de reprendre, dans les sciences sociales, une importance considérable. Projet scientifique détaillé sur les sites de l'AFHE, du FRAMESPA/TERRAE, http://terrae.univ-tlse2.fret du LAMOP http://lamop.univ-paris1.fr/spip.php?article721

Résumé

1. Pauvreté et développement.

Des travaux récents d’économistes s’écartent de la simple quantification des seuils de pauvreté ou de l’extrême pauvreté, si frappants que soient ces chiffres à l’échelle mondiale, et élargissent la notion de pauvreté à ses dimensions plurielles, intégrant la santé, l’éducation, la capacité à mobiliser des ressources. Ils rompent avec l’idée d’un état qui résulterait d’un défaut de rationalité des pauvres, pour souligner que la pauvreté révèle davantage une rationalité humaine confrontée à des situations de choix plus contraints et moins encadrés, moins soutenus. Du côté des sociologues et des anthropologues, le regard critique porté sur les analyses substantialistes de la pauvreté et leur réduction en chiffres a aussi incité à mettre en avant les définitions particulières que chaque société peut produire pour ses pauvres, les formes d’assistance qu’elle leur réserve. Ils prêtent de façon générale une attention accrue aux contextes larges et aux dynamiques dans lesquels ces trajectoires individuelles s’inscrivent. Pour toutes ces raisons, le dialogue avec les historiens paraît s’imposer. Ces questions des compétences des pauvres, de leur savoir-faire et de leur marge de liberté dans un système de contraintes complexes est celle que nous voulons aborder en premier lieu au cours de cette école.

2. Pauvreté et comportements économiques. Des savoirs tacites et des compétences partagées

Le développement de la période médiévale, qui a transformé les fondements matériels de la vie en Occident, s’est accompagné d’une immense pauvreté que les actions caritatives pouvaient à peine soulager. Cette misère a deux conséquences. La première, évidente, est une sensibilité extrême aux variations de la production et à celle du prix des denrées alimentaires. La pauvreté débouche sur la famine, dont elle est bien souvent synonyme. La seconde, moins nette, est le développement de stratégies et de savoir-faire, le plus souvent intuitifs qui permettent de survivre malgré tout, c’est-à-dire malgré le renchérissement des prix et malgré l’insuffisance des approvisionnements. Ce sont ces techniques et ces savoir-faire qui déterminent l’attitude d’une bonne partie des habitants de l’Occident à l’égard du travail et de la production d’une part, mais aussi à l’égard de la propriété. Ce sont elles que nous voudrions présenter pour les périodes médiévale et moderne afin d’en faire la liste et de les comparer. L’école d’été d’histoire économique désire donc réfléchir à ces savoirs pratiques et tacites et présenter là-dessus les avancées d’une réflexion en plein mouvement.

3. Pauvreté, spiritualité et charité

Une autre dimension sera également abordée, celle des aspects spirituels et intellectuels de la pauvreté. Ces dernières années, la réflexion sur la place de la pauvreté dans les règles et dans la vie monastique, de sa signification en tant que qualité positive parce que choisie a beaucoup avancé. Car, à côté des compétences des pauvres, se pose évidemment le problème, pour une société chrétienne de la signification spirituelle de leur présence dans le monde. Cette direction, explorée autrefois par M. Mollat, a été profondément renouvelée par des recherches portant sur l’usage chrétien de la richesse. Une autre dimension est celle de l’économie de la charité ou de l’assistance, celles des institutions hospitalières en particulier, sur lesquelles des recherches d’histoire médiévale et moderne jettent des lumières nouvelles.

Aussi de telles journées doivent-elles nécessairement et résolument être pluridisciplinaires et c’est pourquoi nous convierons, comme en 2012, des économistes et des sociologues ou des anthropologues à venir nous faire part de leurs réflexions sur ces thèmes et à participer à la discussion. 

Chercheurs participants

1. Eléonore Andrieu (Univ. Bordeaux 3)

2. Michela Barbot (CNRS – ENS Cachan)

3. Katia Béguin (EHESS – CRH)

4. Simona Cerutti (EHESS – CRH)

5. Julie Claustre (Univ. Paris 1 – Lamop)

6. Laurent Feller (Univ. Paris 1/IUF – Lamop)

7. Laurence Fontaine (CNRS – CMH)

8. Marina Garbellotti (Université de Vérone)

9. Agnès Gramain (Univ. Paris 1/ISST)

10. Emmanuel Huertas (Univ. Toulouse 2/CNRS – Lamop)

11. François Menant (ENS Ulm)

12. Pierre-Charles Pradier (Univ. Paris 1 – Samm)

13. Giacomo Todeschini (Université de Trieste)

14. Massimo Vallerani (Université de Turin)

Organisation des journées
Les journées seront organisées autour de trois sessions (deux le matin et une l’après-midi). Les jeunes chercheurs seront invités à présenter leurs travaux. Les langues de communication seront l’anglais et le français.

Modalités d’inscription
Des places sont disponibles pour les jeunes chercheurs en histoire économique médiévale et moderne : doctorants, post-doctorants, étudiants de M2. Les langues de travail étant l’anglais et/ou le français, les candidats devront avoir une connaissance minimale des deux langues (l’expression orale se fera dans la langue de son choix).
Il sera demandé aux candidats une présentation orale qu’ils feront à partir d’un ouvrage classique d’histoire économique, en rapport ou non avec le sujet des journées, mais qui aura été particulièrement important dans la genèse de leur réflexion ; ou à partir de la présentation d’un fonds d’archives ou d’une source d’histoire économique qui a été au cœur de leur travail de doctorat (en rapport ou non avec le sujet des journées). L’organisation prendra en charge l’intégralité du séjour sur place et les frais de déplacement à la hauteur de 200 euros max. (de France) ; 300 euros max. (de l’étranger).

Le nombre de places étant limité, les candidatures seront examinées par un comité de sélection. Le dossier (en anglais ou en français) comprendra :

. Un curriculum vitae détaillé
. Une présentation (2 pages) des sources de la thèse ou d’un ouvrage classique d’histoire économique

Les candidatures sont à envoyer avant le 15 avril (réponse le 1er mai) à : Emmanuel Huertas (Univ. Toulouse 2/CNRS) : emmanuel.huertas@univ-tlse2.fr

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Published by La redaction de LaRSG - dans Appels à comm.

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