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19 octobre 2013 6 19 /10 /octobre /2013 12:32

Selon un communiqué de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques que nous reprenons intégralement : "Bruno Sido, sénateur, (UMP, Haute-Marne) président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST), et Jean-Yves Le Déaut, député, (SRC, Meurthe-et-Moselle), premier vice-président, saluent la qualité du rapport de la Commission « Innovation 2030 » présidée par Anne Lauvergeon. Cette réflexion a parfaitement cerné les domaines dans lesquels la France possède un véritable potentiel pour réussir des innovations majeures. Cela est vital pour notre pays, car nous avons manqué le train des grands tournants technologiques des 20 dernières années : numérique et communication, biotechnologies, énergies renouvelables et écotechnologies. Ce sont les Allemands ou les Danois qui fabriquent des éoliennes, les Américains ou les Coréens des tablettes numériques ou des robots chirurgicaux, les Chinois ou les Japonais des panneaux photovoltaïques…

Les conclusions de la Commission font écho à celles du rapport de l’OPECST d’octobre 2009 dressant un premier bilan du principe de précaution, ou encore à celles du rapport de l’OPECST de janvier 2012 soulignant combien l’innovation est primordiale : « C’est un moteur essentiel du progrès, de la compétitivité, de la croissance. Elle doit placer le citoyen au centre de cette dynamique pour être acceptée par la société toute entière... Car innover, c’est changer et changer, c’est risquer. » [1]

Anne Lauvergeon indique clairement le besoin d’un effort particulier sur les technologies de rupture et notamment sur le stockage de l’énergie. Elle rejoint ainsi l’analyse du rapport de l’OPECST sur « La transition énergétique » publié par Bruno Sido et Jean-Yves Le Déaut en septembre 2013, où ceux-ci montrent que nous n’atteindrons pas les objectifs que nous nous sommes assignés pour 2025 sans progrès sur le stockage de l’énergie. Ses autres propositions, notamment sur la mutation verte de la chimie, sur le rôle de l’innovation dans la médecine de demain, sur l’utilisation des ressources naturelles et leur recyclage, sur la valorisation des données informatiques et l’amélioration de nos capacités en cyberdéfense, constituent des défis majeurs.

L’innovation nécessite « d’anticiper sur le marché, de soutenir les technologies émergentes pour être les premiers à commercialiser un produit ou procédé susceptible d’être développé »1. Anne Lauvergeon propose d’en inscrire le principe dans le préambule de la Constitution, en contrepoint du principe de précaution, et de confier à l’OPECST l’évaluation de sa prise en compte dans les politiques publiques.

Le rapport de Fleur Pellerin, attendu en novembre, devra notamment indiquer comment soutenir les secteurs stratégiques en favorisant des écosystèmes propices à l’innovation, en adaptant la réglementation et la fiscalité, en mobilisant les financements, et en développant la commande publique.

Au-delà des propositions de la Commission « Innovation 2030 », l’OPECST se félicite aussi du fait qu’Anne Lauvergeon prévoit d’organiser un concours d’innovation pour soutenir la R&D dans les technologies de rupture.

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[1] Rapport au nom de l’OPECST sur « L’innovation à l’épreuve des peurs et des risques » par Jean-Yves Le Déaut et Claude Birraux (janvier 2012).

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Published by La redaction de LaRSG - dans Innovation et recherche

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