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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 12:06

Secteur par secteur, profession par profession, tour d’horizon des « tops » et des « flops » des petites entreprises de l’artisanat, du commerce et des services en 2013. Une enquête exclusive de la FCGA, réalisée en partenariat avec Banque Populaire.

Observatoire de la petite entreprise FCGA - Banque Populaire

 

Les Tops

1. Les librairies indépendantes + 8 %

2. Les entreprises de terrassement et travaux publics +6,2 %

3. Les carrossiers automobiles +5,7 %

 

Les Flops

1. Les prothésistes dentaires -12 %

2. Les entreprises de carrelage et de faïence -7,4 %

3. Les commerces de cycles et scooters -6,4 %

Toujours pas de reprise dans le commerce et l’artisanat ! En 2013, l’activité patine et tous les voyants sont au rouge dans la plupart des professions analysées.
Même si l’indice moyen d’activité des petites entreprises s’améliore (-0,1 %, contre -2 % en 2012), ces dernières ne parviennent toujours pas à retrouver un niveau de croissance suffisant pour relancer la machine économique. La reprise enregistrée dans l’artisanat du bâtiment n’a pas l’effet d’entraînement escompté sur les autres secteurs d’activité. Encore trop faible, elle ne joue aucun rôle moteur.
Sur les 12 familles professionnelles étudiées dans l’enquête de la FCGA, 7 améliorent leurs performances et  5 enregistrent un chiffre d’affaires en recul. L’examen comparatif détaillé des 56 professions passées au crible des statisticiens de la FCGA met cependant en lumière des disparités importantes, parfois au sein d’un même secteur d’activité. 

  LE PALMARES DES SECTEURS

- 4 secteurs améliorent leurs performances :

. Les services : +3,1 % (contre -1,4 % en 2012)
. Les entreprises de parcs et jardins : +2,2 % (contre +1,9 % en 2012)
. L’artisanat du bâtiment : +1,6 % (contre -4,8 % en 2012)
. Le commerce de détail alimentaire : +1,4 % (contre +0,6 % en 2012)

- 3 secteurs améliorent relativement leurs performances, mais affichent une activité toujours négative avec un taux inférieur à l’indice moyen enregistré en 2013 (-0,1 %)

. Les cafés, hôtels, restaurants : -1,4 % (contre -1,7 %)
. La beauté-esthétique : -0,4 % (contre -1,2 %)
. L’équipement de la maison : - 3,9% (contre -4,4 % en 2012)

 

- 5 secteurs affichent un chiffre d’affaire en recul :

. L’équipement de la personne : - 4,3 % (contre -2,0 % en 2012)
. La vente et réparation automobile : -3,2 % (contre -0,3 % en 2012)
. La culture et les loisirs : -1,6 % (contre -0,1 % en 2012)
. Les métiers de la santé : -0,9 % (contre (-0,7 % en 2012)
. Les transports : +0,3 % (contre +0,8 % en 2012)

  LE HIT PARADE DES PROFESSIONS EN 2013

LES TOPS SUR LE PODIUM…

1. Les librairies indépendantes : + 8 %
Contre toute attente, les librairies-papeteries-dépôts de presse de proximité réalisent la plus forte hausse de chiffre d’affaires en 2013, toutes professions confondues : +8 %. Un exploit qui s’explique probablement par trois facteurs principaux : l’essoufflement des grands sites de vente de livres en ligne, la faillite de deux acteurs majeurs de la distribution de biens culturels et l’attachement renouvelé des consommateurs aux librairies traditionnelles.

2. Les entreprises de terrassement et travaux publics : +6,2 %
C’est la plus forte hausse d’activité enregistrée dans l’artisanat du bâtiment. A la différence des autres professions du secteur, le métier est directement lié au dynamisme de la commande publique, à la création de nouvelles infrastructures, à mise en chantier d’équipements collectifs... Il est donc moins impacté par la baisse du marché de la construction de logements privés ou la diminution des dépenses d’entretien-rénovation.

3. Les carrossiers automobiles : +5,7 %
Ces professionnels de la réparation auto évoluent pourtant dans un marché verrouillé par le monopole légal des constructeurs sur les pièces de rechange. 70 % des pièces de carrosserie sont contrôlées par les marques, ce qui restreint considérablement le marché des indépendants. Paradoxalement, c’est peut-être cette contrainte réglementaire qui a conduit les carrossiers à développer de nouvelles prestations et  à mieux gérer leurs ateliers. La profession a remporté une belle victoire, en décembre 2013, avec l’adoption par les députés du texte consacrant le principe de libre choix du carrossier-réparateur par l’assuré en cas de sinistre (Loi Hamon).

En forme…

Les principales professions dont le chiffre d’affaires s’améliore par rapport à l’année 2012 :

- La boucherie-charcuterie : +3,8 % (contre +1 % en 2012)
- La plâtrerie-staff-décoration : +3,5 % (contre -0,8 % en 2012)
- La menuiserie : +3,5 % (contre -7,9 % en 2012)
- La plomberie : +3,1 % (contre -6,8 % en 2012)
- L’électricité : +2,5 % (contre +0,9 % en 2012)

LES FLOPS

Dans le rouge…

 1. Les prothésistes dentaires : -12 %
La conjoncture se dégrade gravement dans les laboratoires en 2013. C’est la plus forte chute d’activité de l’année, toutes professions confondues ! Le secteur, qui regroupe 3 800 entreprises, est confronté à une accélération du mouvement de concentration qui est à l’origine de la diminution du nombre de prothésistes dentaires. Excédés par les tarifs élevés des prothèses pratiqués par les chirurgiens-dentistes, les consommateurs semblent différer certains soins ou rechercher des solutions alternatives.

2. Les entreprises de carrelage et de faïence : -7,4 %
Ralentissement du marché de la rénovation, remise en cause du taux réduit de TVA en 2013, frilosité des propriétaires… Les entreprises spécialisées dans la pose de carrelage et de faïence sont frappées de plein fouet par la conjoncture et ne parviennent pas à inverser la tendance baissière de 2012 (-4,6 %).

3. Les commerces de cycles et scooters : -6,4 %
Alors que le marché du vélo se porte globalement bien en France (+3,1 % et plus de 1,5 milliards d’euros en 2013, selon l’Observatoire du Cycle), les commerces indépendants spécialisés dans la vente et la réparation de ces articles ne semblent pas profiter de cette conjoncture favorable. Egalement affaiblis par la baisse du marché du deux-roues motorisé, les magasins de cycles enregistrent le plus fort recul d’activité du secteur « Culture et Loisirs ».

Et aussi…

L’hôtellerie de plein air (-6 %, contre -1,1 % en 2012), le prêt-à-porter (-4,8 % contre -1,8 % en 2012), l’horlogerie-bijouterie (-4,7 % contre -3,5 % en 2012)… 

  AVIS D’EXPERT

Christiane COMPANY
Présidente de la FCGA
« Même si l’indice moyen d’activité s’améliore (-0,1 %, contre -2 % en 2012), quasiment tous les secteurs sont fragilisés et l’absence de perspectives à court ou moyen terme a un effet dévastateur sur le moral des entrepreneurs ». 

  METHODOLOGIE DE L’OBSERVATOIRE

Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés (CGA), répartis sur l'ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d'affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d'activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d'affaires d'un échantillon de 15 000 petites entreprises de l'artisanat, du commerce et des services. L'évolution des activités est pondérée par le nombre d'entreprises recensées par l'INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à près de 2 000 petites entreprises représentatives, permettant d'établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d'investissement et de recrutement.

   LA FEDERATION DES CENTRES DE GESTION AGREES EN BREF

400 000 petites entreprises (TPE) et 114 Centres de Gestion Agréés (CGA)
92 % des entreprises nationales ont moins de 10 salariés
50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA
Grâce à l’adhésion à un CGA, le revenu imposable de l’entreprise n’est pas majoré de 25 % !

Le réseau FCGA créé en 1978, c’est aussi 2 000 000 d’emplois salariés et non-salariés, 70 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 6 000 experts-comptables correspondants.
Les CGA, structures associatives de proximité, constituent un pôle remarquable de conseils collectifs : aide à la gestion, formation et prévention fiscale. Les TPE bénéficient d’une offre pédagogique attractive (les CGA sont parmi les premiers centres formateurs de la petite entreprise avec 500 000 heures annuelles de formation).
La FCGA forme un réseau d’information et d’assistance aux TPE présent sur l’ensemble du territoire national et capitalise une expertise économique et sociale reconnue de la petite entreprise.
Elle dispose d’outils d’observation et d’analyse particulièrement fiables qui alimentent régulièrement une base de données statistiques très performante.
 

   LA BANQUE POPULAIRE EN BREF

Créées par et pour les entrepreneurs, les Banques Populaires, acteurs clés de l’économie régionale, soutiennent et encouragent l’audace de tous ceux qui entreprennent. Première banque des PME et banque de référence des petites entreprises artisanales et commerciales, le réseau des Banques Populaires est constitué de 17 Banques Populaires régionales, du Crédit Coopératif et de la CASDEN Banque Populaire.

Autonomes, ces banques exercent tous les métiers de la banque commerciale et de l’assurance dans une relation de proximité avec leurs clientèles. La Banque Populaire avec 8,9 millions de clients (dont 3,9 millions de sociétaires), 3 300 agences et 17 agences e-BanquePopulaire, fait partie du 2ème groupe bancaireen France : le Groupe BPCE.
Banque de référence de la petite entreprise artisanale et commerciale
Les Banques Populaires accompagnent plus d’un million de professionnels dont plus de 360 000 artisans commerçants, soit un artisan sur 3 et un commerçant sur 4. Premier distributeur de prêts à la création d’entreprise, le réseau Banque Populaire finance près de 80 000 projets chaque année. Afin de mieux répondre aux besoins des TPE, les Banques Populaires s’appuient sur la Socama, première Société de Caution Mutuelle de France, partenaire du Fonds européen d'investissement permettant de proposer aux entrepreneurs et aux repreneurs des prêts sans caution personnelle.

Dans le cadre du programme Compétitivité et Innovation de la Communauté européenne en faveur des petites entreprises, les Banques Populaires avec l’appui du Fonds européen d’investissement, distribuent des prêts de développement sans caution personnelle du dirigeant ou de sa famille, répondant ainsi à une attente historique des artisans : le Prêt Express SOCAMA sans caution personnelle jusqu’à 50 000 euros. Les Banques Populaires proposent également le Prêt SOCAMA Transmission-Reprise jusqu’à 150 000 euros  avec caution personnelle limitée. En  2013, les SOCAMA ont garanti près de 26 000 prêts pour un montant de  745 millions d’euros et gèrent un encours global de  2,2 milliards d’euros.

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Published by La redaction de LaRSG - dans Politique économique

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