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Blog animé par Yves Soulabail

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 06:09

Alors que le débat arrive sur la table du conseil des ministres ce mercredi 18 septembre, le Baromètre des TPE, l’enquête de conjoncture trimestrielle réalisée par l’Ifop pour Fiducial relève un décalage entre les attentes des chefs d’entreprise et les mesures proposées par le gouvernement.

Système de retraite : les patrons étaient en attente d’une grande réforme

Les patrons de TPE affichaient une volonté réformatrice des retraites, mais leurs attentes ne faisaient pas partie des priorités du gouvernement :

- 89 % sont favorables à des systèmes favorisant la prise de retraite progressive, avec le maintien d’une activité à temps partiel.

- 73 % se prononcent pour la fusion entre les régimes de retraites existants. 69% d’entre eux souhaitent un régime de retraite unique pour l’ensemble des actifs.

- 69 % sont disposés à consentir à un nivellement des pensions des plus aisés pour augmenter les petites retraites.

- 60 % déclarent être favorables à un recul de l’âge du départ de la retraite au-delà de 62 ans et dans une moindre mesure, 54 % à un allongement de la durée de cotisation au-delà des 42 annuités déjà prévues pour 2020 (ceux-ci préconisent un rallongement de la durée de 2,9 années).

71 % des chefs d’entreprise sont en revanche opposés à l’augmentation des cotisations, une voie empruntée par le gouvernement. Selon Jean-Marc Jaumouillé, Directeur des techniques professionnelles de Fiducial, déclare : « Au regard des attentes formulées par les chefs d’entreprise, comparées au projet du gouvernement, le fossé entre les premiers et le second n’est pas près de se combler. Les patrons de TPE pourraient ne retenir que l’augmentation des cotisations mais aussi celles des retenues salariales qui entraîneralégitimement des revendications supplémentaires de hausse des salaires. C’est un mauvais coup porté aux entreprises dans une période économique difficile. »

Un système social à bout de souffle

Les patrons de TPE jugent sévèrement le système social français puisqu’ils sont 76 % à penser que ce dernier fonctionne mal et 70 % qu’il est inéquitable.

La perception des différentes prestations est, elle, plus mitigée lorsque l’on aborde le remboursement des frais de santé (55 % de satisfaits), les indemnités chômage (51 %) et la politique familiale (50 %). La perception des allocations versées pour les retraites est plus négative puisque 70 % des patrons estiment leur niveau insatisfaisant.

Ces jugements s’accompagnent d’un niveau d’optimisme pour l’avenir du modèle social extrêmement bas (17 %).

Face à ce constat, seuls 7 % estiment que le modèle social doit être conservé en l’état en trouvant des solutions de financement. A l’opposé, ils sont 56 % à se prononcer pour une refonte complète. Montrant un sentiment d’incompréhension de leurs préoccupations, la feuille de route gouvernementale fixée à l’issue de la conférence sociale de juin dernier peine à trouver un engouement chez les petits patrons. Ils sont une petite majorité à penser que des réformes efficaces vont pouvoir être adoptées en matière de prévention des risques de santé et de sécurité au travail (55 %), de développement de l’alternance (54 %) et de soutien aux filières porteuses de développement économique (51 %).

Méthodologie de l’Etude :

Echantillon de 1 002 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés (hors auto-entrepreneurs), raisonné sur les critères secteur d’activité de l’entreprise, taille de l’entreprise, région d’implantation de l’entreprise et interrogé par téléphone du 3 au 22 juillet 2013. Des résultats nationaux représentatifs : redressement selon les données INSEE pour la meilleure représentativité de cette composante du tissu économique français.

fiducial

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Published by La redaction de LaRSG - dans Politique économique
24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 04:46

Innovations sociales, innovations économiques
Organisées par le Centre de recherche en économie de Grenoble (EA 4625)

Jeudi 11 et vendredi 12 septembre 2014

Appel à communications

Depuis le début des années 2000, les pays de l’OCDE et beaucoup de pays émergents adoptent des stratégies d’amélioration de leur compétitivité comportant un volet d’innovation technologique et économique. En Europe, de façon très explicite, l’énoncé de la stratégie de Lisbonne en 2000 puis 2001 vise à conduire l’union européenne vers une « économie de la connaissance » performante à haut degré de cohésion sociale. Il s’agit d’investir dans la R&D, de faciliter le passage de la recherche à l’innovation, d’améliorer le capital humain et la formation tout au long de la vie tout en développant une action contre l’exclusion sociale. Malgré les difficultés d’application des années 2000, cette conception est reprise et reformulée en 2010 dans les objectifs d’Europe 2020, visant une croissance « intelligente, durable et inclusive ». La question de l’innovation est devenue centrale dans l’économie. Elle est alors conjuguée dans les stratégies économiques et sociales nationales avec des modèles sociaux visant plus de flexibilité accompagnant l’innovation et avec une recherche de sécurité pour les populations fragilisées par les changements. Les modèles de flexicurité sont déclinés de manière différenciée dans les pays européens.

L’entrée en crise des pays de l’OCDE et plus particulièrement de l’Europe suscite de nombreuses questions relatives aux modèles de société de la connaissance basée sur l’innovation. Ces questions impliquent également les pays émergents. Outre les aspects financiers de la crise souvent mis en avant, des questionnements se développent au sujet des stratégies de flexicurité. Les orientations vers des efforts de recherche, de formation initiale et continue sont assez souvent admises. D’autres éléments prêtent plus à discussion, que ce soit la remise en cause des protections sociales dans un contexte idéologique et financier défavorable à l’interventionnisme étatique, l’abaissement des coûts du travail accompagnant les stratégies de compétitivité, le développement de la précarité entrainé par la recherche de flexibilité, l’accent mis sur la logique du workfare dans la lutte contre l’exclusion sociale, etc. Autant d’orientations qui suscitent des interrogations sur le modèle social susceptible d’accompagner une économie de l’innovation.

Dans la grande mutation qui démarre en 2008, les Etats sont conduits parfois de façon radicale à réviser leurs politiques sociales, non pour s’adapter à une nouvelle série de besoins mais pour faire face aux contraintes budgétaires. Avec des moyens limités ou diminués, les politiques sociales amorcent un repli suscitant des débats sur la conduite des politiques budgétaires et monétaires. La contrainte financière n’empêche pas la croissance des besoins, l’apparition de nouveaux besoins, ni l’émergence de pratiques sociales nouvelles annonçant une mutation des modèles sociaux.

La nouvelle donne démographique et le vieillissement des populations suscitent de nouveaux besoins sociaux dans le domaine de la santé et de la dépendance. Paradoxalement, les innovations sociales traduisant de nouvelles aspirations et permettant l’évolution des pratiques se développent dans tous les champs sociaux. Les innovations sont particulièrement significatives dans le champ de l’économie sociale et solidaire (ESS). Les associations créent de nouveaux modèles de réponses aux besoins sociaux, les coopératives adoptent une forme alternative de la relation d’emploi, les entreprises sociales souhaitent mettre en cohérence leurs activités avec des valeurs collectives. En France, les partenaires sociaux reformulent la question de la flexicurité en investissant les problématiques de sécurisation des parcours professionnels, de sécurité sociale professionnelle, d’encadrement des transitions pour aborder dans leur ensemble les changements des pratiques sociales et une nouvelle articulation des temps sociaux. Par accumulation de petits changements, les innovations sociales se développent.

Le colloque investira donc ce champ d’interrogations autour de l’innovation et de sa dualité, à la fois au cœur de la recherche de compétitivité économique (avec ses implications sociales d’investissement dans le capital humain et de maîtrise de la cohésion sociale) et en même temps au cœur des nouvelles aspirations sociales (nouvelles formes de solidarité et de fonctionnements sociaux produisant leur propre logique économique, leurs implications managériales et financières et parfois leurs propres systèmes de financement).

Pouvant donner lieu à des analyses globales, sectorielles ou monographiques, ces entrées par les innovations sociales et économiques peuvent se décliner en plusieurs axes de travail.

Problèmes et questionnements

Les innovations économiques et sociales suscitent au moins cinq thèmes d’approfondissement liés les uns aux autres.

1) Nouvelles pratiques sociales, développement socioéconomique, soutenabilité.

L’innovation technologique et économique génère des changements sociaux et entraine ses propres exigences sociales : investissements dans la formation initiale et formation tout au long de la vie, lutte contre le décrochage scolaire. L’innovation sociale a sa propre dynamique et repose sur ses propres logiques : réponses aux nouveaux besoins sociaux, aux nouvelles réalités démographiques, aux évolutions des structures familiales, aux besoins de parité entre hommes et femmes, aux aspirations à une économie plus « soutenable », etc.
Les pays riches et les pays pauvres se reposent la question des modalités de leur développement social. L’innovation accompagne un travail sur les conditions sociales d’un développement respectant les besoins des générations futures. La recherche nouvelle d’un équilibre entre les « trois piliers » du développement durable, l’économie, l’environnement, le social inspire des changements significatifs des pratiques sociales.
Les innovations concernant les pratiques financières sont également très nombreuses pour faire face aux problématiques de la pauvreté ou du développement. Autour du thème finance et innovation sociale de nombreuses recherches apparaissent sur les monnaies sociales complémentaires, les pratiques de micro finance et la construction d’une finance inclusive. Les partenaires sociaux cherchent également à créer des capacités de financement propres à alimenter les besoins des entreprises du secteur social au sens large.
Cet axe est donc ouvert aux communications portant sur l’observation et l’analyse des nouvelles pratiques sociales accompagnant ou concrétisant l’innovation.

2) Nouveaux modèles économiques et sociaux, flexicurité, sécurisation des parcours professionnels.

La société de la connaissance en Europe appelle un nouveau compromis social favorable à l’innovation économique. La libéralisation des échanges commerciaux, l’externalisation et les progrès technologiques s’accompagnent en effet de nouveaux risques sur les marchés du travail et de besoins accrus de sécurité des personnes confrontées à la mobilité. Une plus grande flexibilité interne ou externe, une protection sociale plus adaptée à la mobilité : l’ensemble du champ social est questionné.
Les nouvelles formes d’emploi distendent souvent le lien avec la protection sociale. La qualité de l’emploi est souvent mise à mal dans les évolutions de l’industrie et des services et on assiste à une déstabilisation de la relation salariale. A cet égard, les questions de santé et de bien-être au travail ainsi que l’accès à la couverture maladie complémentaire apparaissent comme des enjeux importants de ces transformations. L’enjeu de la sécurisation est particulièrement important pour les jeunes qui sont triplement pénalisés par l'ampleur du chômage, par la précarisation croissante de l'emploi et par des perspectives de carrière qui impacte négativement leurs droits à la retraite.
La thématique de la sécurisation des parcours professionnels propose d’intégrer une approche tout au long de la vie allant de la formation initiale à l’accompagnement de la vie active (santé, politiques familiales, revenu minimum, travail) et à la transition vers l’inactivité (systèmes de retraite, question de la dépendance). Ces dispositifs qui concernent la protection sociale et l’indemnisation des transitions sur le marché du travail, les politiques d’emploi et de formation professionnelle, la réglementation du marché du travail se déploient dans des contextes nationaux divers. Selon ces contextes, de type libéral ou social-démocrate, ils accordent une place plus ou moins grande aux individus et au marché, à l’Etat social et aux régulations collectives.
Cet axe est donc ouvert aux communications analysant les pratiques de flexicurité, l’évolution des rationalités et des modèles économiques et sociaux. Il sollicite les approches institutionnelles, comparaisons internationales, analyses de modèles nationaux, de même que des apports de connaissances sur les nouvelles formes d’emploi et les transitions socio-professionnelles tout au long de la vie (formation initiale, vie active, inactivité, retraite…).
Des analyses ciblées sur la mise en oeuvre et l’impact de dispositifs de sécurisation sont également souhaitées, incluant formation initiale, accompagnement en cours de vie active (santé, politiques familiales, revenu minimum, travail) et vers l’inactivité (systèmes de retraite, question de la dépendance). Une attention particulière sera portée sur le rôle de l’orientation et de la formation professionnelle dans la sécurisation des parcours.

3) Nouvelles formes d’entreprise, nouvelles formes d’organisation.

Le développement de l’économie sociale et solidaire, l’implantation des associations, des sociétés coopératives et les développements des formes d’emploi qui leur sont liées témoignent d’une évolution significative des nouvelles formes « d’entreprendre ensemble ».
Le thème de la gouvernance d’entreprise a émergé dans l’agenda de la réflexion en sciences sociales en même temps que se diffusait la logique « actionnariale ». Les errements dans la gestion des entreprises, dont Enron a été le symbole, y ont largement contribué et la crise de 2008 a encore renforcé les interrogations sur la légitimité de la firme capitaliste classique.
Les innovations sont multiformes. On les observe dans l’apparition de nouveaux statuts juridiques hybrides comme les « flexible purpose corporations » en Californie ou les multiples variantes internationales des « entreprises sociales ». Les organisations de l’ESS sont au centre de ce mouvement de diversification des formes d’entreprise et en premier lieu les coopératives.
Ces innovations se retrouvent au coeur des firmes capitalistes avec l’introduction de la RSE (Responsabilité Sociétale des Entreprises) dans leurs valeurs essentielles ou les propositions d’une gouvernance ouverte à l’ensemble des parties prenantes, ou l’entrée des salariés dans les instances dirigeantes. Les évolutions qui concernent les organisations collectives de travailleurs indépendants, ce qu’on retrouve dans les coopératives d’activité ou les espaces partagés de travail (coworking), articulées à l’appel à un financement participatif (crowdfunding) sont apparentées à ces changements.
Les enjeux essentiels communs à ces transformations institutionnelles concernent la démocratisation du pouvoir détenu par les dirigeants d’entreprise représentant les intérêts des seuls propriétaires, mais aussi la définition des rémunérations et la répartition des surplus dégagés par les organisations productives.
Les travaux attendus sur ce thème sont d’une part l’analyse critique de ces nouvelles formes organisationnelles ou ces nouveaux modes de gouvernance, d’autre part l’analyse de l’impact de ces nouvelles formes d’entreprendre ensemble sur les pratiques en matière de salaire et de management, l’emploi, les relations inter-entreprises, le rapport à la clientèle, etc.

4) Nouvelles dynamiques institutionnelles, dialogue social et gouvernance.

Les objectifs de cohésion sociale dans une économie ouverte à l’innovation questionnent les politiques publiques et bousculent les formes institutionnelles dans le champ social. Produire du changement social, sécuriser les mobilités suppose de mobiliser les institutions et de gérer leurs transformations. La protection sociale est de plus en plus souvent considérée moins sous l'angle de son coût qui handicaperait la bonne marche de l’économie que dans la logique de l'investissement social à long terme. Ces changements de perspective impliquent aussi de coordonner des interventions à plusieurs niveaux territoriaux, dans plusieurs champs de la protection sociale, entre plusieurs catégories d’acteurs sociaux.
La production de règles et de normes nouvelles est largement sollicitée. Cela impacte bien sûr le dialogue social et en particulier son échelon territorial. Cela se concrétise également dans la redéfinition de formes d’action publique et collective avec la territorialisation des politiques publiques, le développement de relations multi-centrées et de formes partenariales de coordination entre les différents acteurs. Un meilleur appui sur la participation des citoyens ou des bénéficiaires est recherché en vue d’une bonne prise en compte de leur situation et de leurs besoins. Ce mouvement touche tant les politiques d’emploi, que les politiques d’éducation, les politiques de santé (cf. loi Hôpital, Patients, Santé, Territoires) ou encore les politiques de la ville ou de développement durable (Agendas 21).
Dans le même temps, le New Public Management produit des innovations tant au niveau des organisations publiques que des institutions. De nouveaux instruments de gestion de la performance sont introduits, des méthodes d’évaluation, d’allocation de ressources etc… Les relations centre-périphérie se renouvellent aussi avec le développement d’un gouvernement par contractualisation et la mise en place de « quasi-marchés », le développement des agences et l’injonction à la coopération.
Dans quelle mesure ces recompositions de l’action publique redéfinissent-elles de nouvelles normes et de nouveaux cadres d’action ? Qu’attendre d’une systématisation de la contractualisation et de la mise en réseau entre acteurs intervenant sur un territoire ? Peut-on définir des pratiques pertinentes dans ce domaine ?
La question de la gouvernance au sens de coordination entre acteurs est posée, mais aussi celle du contrôle des processus de changement social. Il s'agit d'étudier la question du fonctionnement des économies en lien avec les objectifs collectifs et sociaux vers lesquels la société souhaiterait orienter les actions des acteurs, les dispositifs publics d'incitation, d’évaluation et de contrôle.
De nombreuses recherches portent directement ou implicitement sur ces questionnements depuis 2008, sur le thème de contrôle social ou de la réglementation des activités économiques pour une société plus juste et équitable. On peut parler à ce sujet d’auto régulation en s’appuyant sur la société civile (en tenant le pouvoir public centralisateur le plus possible à l'écart) alors d’autres approches argumentent pour une plus grande intervention des instances publiques ou collectives hors marché. La question de la dynamique institutionnelle et des formes de gouvernance sociale se trouve au coeur de la problématique.
Cet axe est donc ouvert aux communications portant sur les formes de gouvernance, de dialogue social notamment à l’échelle des territoires et aux nouvelles dynamiques institutionnelles liées à une intensification de l’innovation.

5) Nouvelles méthodologies, concepts et mesures.

L’innovation est également épistémologique. Depuis le début des années 2000, on assiste à une remise en cause des indicateurs monétaires de mesure de la richesse, comme le Produit Intérieur Brut, incitant à compter "ce qui compte" et non ce que l’on sait compter. Dans le même temps, la réflexion sur les formes de la pauvreté et de la précarité conduit à dépasser une approche trop cantonnée aux manifestations monétaires, pour mieux prendre en compte l’ensemble des opportunités et des capacités de réalisation réelles offertes aux personnes dans leur existence matérielle.
L’attention se porte sur la richesse non monétaire. Elle dépend en grande partie des ressources qu’un individu peut mobiliser, pour son propre compte ou pour le compte d’autrui, du fait de son insertion dans divers réseaux sociaux formels (appartenance à différents collectifs plus ou moins institutionnalisés) ou non formels (systèmes de sociabilité). Il s’agit donc d’évaluer le capital social, hérité ou acquis, dans lequel un individu peut puiser des ressources matérielles et immatérielles (informations, soutiens, écoute, etc.) et plus largement d'interroger la notion de bien-être.
Ces postures méthodologiques nouvelles, adoptées aux différents échelons de l’observation sociale (du local à l’international en passant par le national) questionnent les démarches et les concepts à partir desquels les réalités socio-économiques sont mises en chiffre : qu’est-ce qu’on observe et mesure ? A quelle échelle ? Comment analyser la fabrication des normes encadrant la mise en chiffres des réalités observées ainsi que leur éventuelle circulation spatio-temporelle ? Comment saisir les rapports de pouvoir en jeu ?
Emerge alors une série d’interrogations liées à la finalité de la construction d’indicateurs : s’agit-il de se conformer au réel ou de configurer des possibles ? Produire de la connaissance sur ce qui compte pour les citoyens et en informer les décideurs politiques ou négocier de manière autoritaire l’insertion d’une économie (locale, régionale ou nationale) dans un ordre institué ? In fine, il s’agit de s’interroger sur la capacité des nouveaux indicateurs socio-économiques à alimenter une gouvernance réflexive prenant en compte les dimensions essentielles structurant le vivre ensemble (des valeurs individuelles à l’imaginaire collectif partagé).
Cet axe est donc ouvert aux communications qui portent sur les innovations méthodologiques dans les travaux d’observation sociale liés aux constructions d’indicateurs alternatifs.

Si le Comité scientifique de l’AES attend avec intérêt les contributions relevant avant tout du thème central du colloque, comme chaque année, les Journées de l’AES sont aussi ouvertes à des contributions relevant des divers champs habituels de l’économie sociale tels que la santé, l’éducation, la protection sociale, le logement, l’économie du secteur non-marchand, la pauvreté et l’exclusion, l’économie de la culture. Des projets de communications non spécifiques au thème central peuvent donc également être soumis à l’évaluation du Comité scientifique de l’AES.

Modalités pour répondre à l’appel à communications

Les projets de communications doivent être présentés selon le plan-type suivant (2 à 3 pages maximum).
Sur la première page seront indiqués le titre de la communication, le ou les nom(s) d’auteur(s), les adresses postale et électronique de l’auteur (des auteurs) [en cas de co-auteurs, souligner le nom du correspondant], l’organisme d’appartenance de l’auteur (des auteurs).

La proposition de communication abordera les points suivants :
- exposé bref de la problématique et de son enjeu ;
- pour les communications entrant dans le thème principal du colloque, mentionnez le numéro du thème et l’articulation avec la problématique proposée ;
- l’originalité de la communication en la situant dans la littérature existante ;
- la nature de la communication : théorique, empirique ;
- la démarche méthodologique : sources et outils ;
- l’état d’avancement du travail ;
- une bibliographie sélective (5 à 10 références). 

Ces projets seront soumis exclusivement par voie électronique avant le 2 novembre 2013 sur le site du Creg à l’adresse suivante (où vous trouverez également toutes les informations utiles ainsi qu’un lien pour contacter directement les organisateurs) : aes2014@upmf-grenoble.fr ; http://creg.upmf-grenoble.fr

Calendrier
Date limite de réception des projets de communication : 2 novembre 2013
Réponse du Comité scientifique aux auteurs : 20 décembre 2013.
Date limite de réception des textes définitifs pour publication dans les Actes : 18 avril 2014.

Publication des actes

Les différentes contributions retenues, qu’elles portent ou non sur le thème central, pourront être publiées dans les Actes des Journées, à paraître aux Presses universitaires de Louvain. Le Comité scientifique sélectionnera en mai 2014 les meilleures communications. Sont éligibles à cette publication les communications parvenues au plus tard le 30 avril 2014 et respectant les normes de présentation (normes qui seront communiquées à l’issue de la procédure de sélection des projets). Les textes des communications non retenues pour publication dans les actes et les textes de communications parvenant au-delà de la date limite du 18 avril 2014 seront cependant téléchargeables à partir du site du Creg.
La valorisation des publications pourra enfin se prolonger dans des numéros spéciaux de revues à comité de lecture. Le comité d’organisation des journées est en contact avec les revues Formation Emploi et la série AB Socio-économie du travail de la revue Economies et sociétés en vue de promouvoir la publication d’articles ou de réaliser des dossiers dans ces revues une fois les actes des journées publiés. Le comité local d’organisation s’engage à engager les actions nécessaires pour qu’une partie des textes soumis soient valorisés de cette façon.

Comité d’organisation
CREG UPMF 1241 rue des résidences - B.P. 47 - 38400 Saint Martin d'Hères 0033 476 825435 http://creg.upmf-grenoble.fr
Laurence Baraldi ; Bernard Baudry ; Isabelle Borras ; Nathalie Bosse ; Christine Durieux ; Chantal Euzéby ; Valérie Fargeon ; Hervé Charmettant ; Catherine Figuière ; Bruno Lamotte ; Anne Le Roy ; Cécile Massit ; Jean François Ponsot ; Emmanuelle Puissant ; Yvan Renou ; Faruk Ulgen.

Conseil scientifique

Philippe Batifoulier (Université Paris-X Nanterre)

Cécile Bourreau-Dubois (Université de Lorraine)

Hervé Defalvard (Université Paris-Est et Chaire d’économie sociale et solidaire de

l’UPEMLV), Président de l’AÉS

Jean-Paul Domin (Université de Reims), Trésorier de l’AÉS

Claire El Moudden (Université de Caen)

Chantal Euzéby (Université Grenoble-II Pierre Mendès-France)

Maryse Gadreau (Université de Bourgogne)

Bruno Jeandidier (CNRS et Université de Lorraine)

Marie-Ève Joël (Université Paris-IX Dauphine)

Stéphanie Laguérodie (Université Paris-I)

Bruno Lamotte (Université Grenoble-II Pierre Mendès-France), Secrétaire général de l’AÉS

Guillemette de Larquier (Université Paris-X Nanterre)

François Legendre (Université Paris-Est Créteil)

Marthe Nyssens (Université catholique de Louvain)

Michel Maric (Université de Reims)

Jean-Luc Outin (CNRS et Université Paris-I)

Francesca Petrella (Aix-Marseille Université)

Jean-Michel Plassard (Université Toulouse-I Sciences sociales)

Delphine Remillon (Inéd)

 

Nadine Richez-Battesti (Aix-Marseille Université)
 

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Published by La redaction de LaRSG - dans Appels à comm.
19 septembre 2013 4 19 /09 /septembre /2013 05:00

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Marketing et Cultures

par Philippe NASZALYI
Directeur de LaRSG

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P
oursuivant le thème de l’année 2013, mais n’est-il pas au fond celui qui depuis bientôt 50 ans est celui de notre revue : diversité des formes, des pratiques, des langages, des cultures, ce numéro du cœur de l’été est consacré au « marketing » et aux cultures.

Fervents partisans de la francophonie, nous avons sacrifié au vocabulaire dominant, plutôt que celui que nous conseille la Commission de terminologie du Ministère français des finances ou siégeaient a l’origine, excusez du peu, Jean Fourastié et François Perroux !
Petit acte d’indépendance de la science de gestion, face à deux penseurs de l’économie et au Ministère éponyme.
Nous aurions pu préférer à l’usuel « marketing », la saveur du « marchéage » ou le plus officiel « mercatique ». Tous ces mots renvoient au « marché qui nous vient des Italiens et par eux du « mercatus » latin. Ce « mercato » qui, en rétablissant la foire aux esclaves et aux gladiateurs, ternit chaque année, sans que les « grandes âmes » s’en émeuvent, le football. Ce « prix de l’homme » qui, pour élevé voire très élevé qu’il est pour un footballeur, n’en est pas moins la suprême barbarie, au même titre que l’était, le « wergeld ».
Alors mêler ce marché-là au mot « cultures » et aux richesses que sa diversité contient, nous gênait au point que le « marketing », banal et vide, au fond de sa substance uniquement mercantile, nous a paru plus adapté à ce que nous avons voulu présenter dans ce deuxième numéro double de l’année.

Daniel Pink, auteur à succès américain, résume notre humanité à la vente : « to sell is human », une sorte de « to be or not to be[1] ». Question existentielle dont le deuxième volet du titre nous donne la clé, du moins celle que nous avons choisie de tourner, « The Surprising Truth About Moving Others ».

Faire bouger les autres, les convaincre, c’est aussi ce que le « marketing » englobe désormais en dépassant la « mercatique » et le mercantilisme. Il y a un « marketing politique » qui ne se réduit pas à la « communication », n’en déplaise à ces protagonistes, journalistes stipendiés, communicants qui se croient infaillibles.
Les exemples abondent de ces hommes ou femmes politiques, qui, avec les mêmes communicants ont gagné ou perdu. Comme le soulignait l’ancien président tchèque Vaclav Havel[2] « Je connais des politiciens qui ont appris à se voir uniquement comme les voient les cameras de télévision. La télévision les a vidés de leur personnalité et les a transformés en sorte de fantôme télévisuel de ce qu’ils étaient vraiment ».
Sans le fond, le discours et la communication n’aboutissent à rien de durable.
 

Jean Tulard, de l’Institut, le meilleur spécialiste mondial de Napoléon, qui fut notre Professeur, fait de Bonaparte l’un des premiers, sinon le premier, dans la lignée de la Révolution, pratiquant le « marketing politique ». Le peintre et régicide David, avec le « Sacre » ou Gros représentant le « pont d’Arcole », sont sans conteste, des acteurs de la « geste » consulaire puis impériale !

Plus loin encore de nous, que dire de « la Guerre des Gaules » ?
Est-ce le rapport au Sénat d’un proconsul romain ou l’une des plus habiles œuvres de « propagande » politique pour permettre à César de revenir diriger Rome ? Citons juste cet exemple éclairant : si les Belges, de tous les Gaulois sont les plus courageux (Horum omnium fortissimi sunt Belgae), c’est bien parce que dans le livre II, César, anticipant leur attaque en secourant les « Rèmes », va les vaincre. Parce qu’il a obtenu ces victoires contre les plus vaillants, il n’en est donc que plus glorieux ! La soumission des autres Gaulois à Rome et la paix en découleront… On lit César, avec admiration pour son style, mais on ne peut manquer de voir le « politique » derrière le général. Il termine ainsi le livre II qui narre ses victoires sur les Belges et les autres : « En raison de ces événements, on décréta, à la suite du rapport de César, quinze jours de supplication, ce qui n’était encore arrivé à personne » (Ob easque res ex litteris Caesaris dierum XV supplicatio decreta est, quod ante id tempus accidit nulli). La République put désormais en appeler à Cesar (même si les Gaulois le firent un peu attendre et mentir).
Deux mille ans après, le Président d’une autre république en appela « au plus illustre des Français ». Comme César, l’auteur des « Mémoires de Guerre », se place en spectateur et acteur de l’action politique qui devient par eux, Histoire. « C’est pourquoi, si le retour du Général de Gaulle à la tête des affaires de la France ne saurait ressembler à l’intronisation des ministères du régime expirant[3]… » comme les ennemis dans la Marseillaise :

(Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire)

Rien n’est laissé au hasard des mots !
« Marketing politique » ? Assurément oui. Ce n’est ni bas, ni vulgaire car il y a derrière cette mise en scène, en mots, en idées et en images, un fond politique et une volonté d’action qui n’est certainement pas celle « d’occuper des places », mais bien d’exercer le pouvoir parce que l’on en est digne plus qu’un autre !

Sans fond, il n’y a que communication. La plupart des « successeurs » ne savent que faire cela. L’un des exemples est sans conteste l’échec en France comme aux Pays-Bas, des référendums de 2005. La communication des partisans du « oui » ne put l’emporter sur le « marketing » de ceux qui avaient quelque chose à dire. Le discours binaire des premiers, sans argument, mais moralisateur a démontré la réalité et l’inanité « des interactions entre le pouvoir intello-médiatique et le monde politique, ultime configuration de la Terreur, dont les effets sont amplifiés par la dynamique de la culpabilisation collective pratiquée par les médiocrates-intellectuels, journalistes et communicants[4] ».
C’est ce mauvais « marketing », de ceux qui « se perçoivent eux-mêmes comme des clercs, les successeurs de l’homme d’Eglise, en tant que celui-ci est un moraliste au sens théologique : un homme qui dit le vrai, décrétant le moral et l’immoral, l’action bonne et l’action mauvaise, la pensée droite et la pensée torve ». Ils sont devenus « l’intellectueur qui seul peut sacrer César[5] » ou du moins le croient !)
Voué, le plus souvent à l’échec, ce « marketing politique » n’incarne pas cette volonté de « moving others » « faire bouger autrui ou bouger autrui[6] », décrite par Daniel Pink, qui implique, elle, un message cohérent et construit : « le fond » et le respect de ceux qu’il faut convaincre.

On est ainsi bien loin du marché et de la vente basique.
L’entrée dans le choix des dirigeants par élection, à Athènes ou à Rome jadis, ou dans les démocraties modernes, requiert la conquête de l’opinion publique, facteurs-clés de l’action politique. Si la « mercatique », dans sa traduction terme à terme est définie comme « l’ensemble des actions ayant pour objectif de prévoir ou de constater, et le cas échéant, de stimuler, susciter ou renouveler les besoins du consommateur, en telle catégorie de produits et de services, et de réaliser l’adaptation continue de l’appareil productif et de l’appareil commercial d’une entreprise aux besoins ainsi déterminés[7] », alors notre utilisation du terme « marketing » s’ouvre bien à d’autres champs.
Les puristes pourraient pourtant s’étonner de l’utilisation d’un terme que ni César, ni Bonaparte, ni de Gaulle n’ont, ou connu ou utilisé. Ils auraient grand tort de penser ainsi. Notre vocabulaire évolue sans que l’on puisse parler d’anachronisme.
Le propre de la langue est de s’enrichir de termes nouveaux : plus de 20 000 mots en plus, si l’on en croit Michel Serres, entre l’actuelle et la précédente version du Dictionnaire de l’Académie. Ces mots désignent d’abord des techniques et des objets inconnus jusque-la, mais aussi des concepts qui pour être nouveaux dans leur appellation, n’en sont pas moins d’autres façons de nommer ce qui est, a été ou sera.
 

La propagande, surtout depuis son utilisation par Staline et l’un de ses plus fameux théoriciens, Goebbels, a pris une acception péjorative malgré l’usage qu’en fit le démocrate Roosevelt[8]. Nonobstant l’effort de certains communicants, le marketing politique n’en est pas encore là.
Il n’est pas neutre que la « propaganda Fide », congrégation de la « propagation de la Foi » ait vu son appellation changée par Jean-Paul II en 1982 pour le terme moins connoté de « congrégation pour l’évangélisation des peuples ». Les JMJ qui se tiennent cet été au Brésil, laissent une large porte au développement et à la manifestation du « marketing religieux ».
L’archevêque de Rio de Janeiro, Mgr Orani Tempesti, un cistercien pourtant, qui accueille le pape François, mais qui a été nommé par Benoît XVI et qui devait le recevoir, préside depuis 2010 aux destinées de l’« Instituto Brasileiro de Marketing Catolico » (IBMC)[9]. Cet organisme procure ses services aux 120 diocèses de la plus grande nation catholique du monde et a « pour objet de promouvoir, diffuser et encourager l’utilisation des techniques modernes de marketing et de communication dans les institutions catholiques » (de objetivo de promover, difundir e incentivar a utilizacao das modernas tecnicas de Marketing e Comunicacao entre as instituicoes catolicas).
« O marketing aplicado a Igreja catolica » (Le marketing appliqué à l’Eglise catholique), est l’un des ouvrages majeurs de son principal référent, Kater Filho, qui proclame : « O marketing nao e uma arma diabolica do capitalismo. Nos dias de hoje, e uma ferramenta indispensavel para a reaproximacao com os fieis[10] » que nous traduirions ainsi : « Le marketing n’est pas une arme diabolique du capitalisme. Il est aujourd’hui, un outil indispensable pour toucher (se réapproprier ?) de nouveau, les fidèles ».
Le rôle de ce marketing religieux est de fournir des techniques à ces leaders d’opinion que sont ces « prêtres médiatiques », issus des mouvements charismatiques, aux paroles, aux chants ou aux gestes adaptés au contexte de « reconquête » ou de « re-évangélisation » de populations qui ne réagissent plus aux stimuli du passé. Si les « Rumeurs » sont « le plus vieux média du monde », selon l’ouvrage célèbre de Jean-Noel Kapferer[11], il y a fort à parier que le marketing des idées se pratique en fait, depuis bien des lustres, sans que le terme, de facture contemporaine, n’ait été utilisé.
 

Dépasser les barrières psychologiques qui freinent la décision d’achat est l’objet du premier article de ce numéro tandis que le deuxième entend étudier « des concepts purement cognitifs (croyances, associations) » sur le même sujet de la perception du prix. Emballage ou « complexité du facing du packaging sur les processus d’allocation d’attention », lancinante question : « Existe-t-il vraiment un profil spécifique pour la femme ordinaire ? », « Représentations mentales de la consommation et des pratiques alimentaires », « le lancement des produits nouveaux », comment fidéliser « la femme orientale devenue une véritable consommatrice effrénée de produits cosmétiques », résument la problématique internationale des 7 articles du premier des trois dossiers de notre numéro d’été.

• I. « Le consommateur », est pris ici au sens de sa relation économique, mais avec des outils, des analyses ou des réactions qui peuvent comme on l’a vu plus haut ouvrir à d’autres champs. On comprend mieux aux côtés d’Etienne Thil pourquoi le consommateur est parfois rebelle. « Rebelle aux modes fabriquées, rebelle à la logique des grands stratèges du monde du marketing, de la communication, impulsant finalement ses propres diktats aux enseignes. Il n’avait pourtant pas son pareil pour jouer les dompteurs[12] ! »

• II. « L’utilisation du rapprochement entre mères et filles dans le plan d’action contribue à transposer dans la marque l’attachement que les individus de la dyade éprouvent l’un pour l’autre », dans le domaine des cosmétiques est l’objet de l’analyse de Joël Gouteron. Victor Tsapi, pour sa deuxième contribution dans ce numéro (cette fois-ci avec Darius Djomba), se préoccupe de la « nouveauté des produits » et plus précisément ici « sur le comportement d’adoption du consommateur individuel », toujours au Cameroun, et dans le domaine des cosmétiques, fort prises par les auteurs de ce numéro. Les deux articles qui suivent, portent sur le vêtement : conflits parents/adolescent et influence de la tradition au Sénégal. Ces quatre contributions expliquent que ce deuxième dossier envisage le consommateur pour « ses parures ».

• III. Le cheminement de notre réflexion aboutit enfin à la forme la plus extérieure à ce consommateur : ses lieux d’achat(s).

Pris au sens le plus générique, grâce aux analyses outre-atlantiques autant qu’outre-méditerranéennes ou hexagonales, ils sont abordés par huit articles qui constituent le troisième dossier. Oui, « vendre, (…) est plus indispensable, plus important et, à son aimable manière, plus beau qu’on ne le pense » est le credo de Daniel Pink, à la fin de la préface de la traduction française de l’ouvrage que nous citions plus haut et qui vient de paraître.
Et puisque, nous avons commencé avec celui qui fut la plume d’Al Gore, terminons aussi en lui empruntant cette conclusion : « La capacité de faire bouger les autres pour échanger ce qu’ils ont contre ce que nous avons est essentielle à notre survie et à notre bonheur. Elle a aide notre espèce à évoluer, à élever son niveau de vie, à améliorer sa vie quotidienne. Elle fait partie de notre être… »

Certains de mes amis chefs d’entreprise, trouvent parfois un peu compliqués mes éditoriaux, j’espère qu’avec Daniel Pink, je pourrai dire « je vous ai convaincu de poursuivre votre lecture », car si « la vente est foncièrement humaine[13] » le marketing est riche de toutes les diversités culturelles qu’il aborde…

Qui mieux que Terence ici, peut conclure avec nous par ce vers qui figure en exergue du bien nommé, Institut de Formation à la Médiation et à la Négociation de Paris[14] et qui illustre à l’envie notre propos : « Homo sum ; humani nihil a me alienum puto » : « Je suis un homme et rien de ce qui est humain, je crois, ne m’est étranger[15] ».

 

Illustration hors éditorial

provocator.jpg
Représentation du provocator, arènes de Nimes.
"On vainc sans gloire quand on vainc sans péril" Sénèque

 


1. Daniel H. Pink, « To Sell is Human: The Surprising Truth About Moving Others », http://www.danpink.com/books/to-sell-is-human.
2. Cite par J. Fallows, Breaking the News: How the Media Undermine American Democracy, New-York, 1996, Pantheon Books, 337 pages., p. 52.
3. Charles de Gaulle, Mémoires d’Espoir », tome 1 : « Le Renouveau, 1958-1962 », page 32, Plon, Paris 1969.
4. Eric Delbecque, L’Europe puissance ou rêve français ; chronique de la guerre des mondes, Paris, Editions des Syrtes, 286 pages, pp. 101-102 (2006).
5. Eric Delbecque, L’Europe puissance ou rêve français; chronique de la guerre des mondes, Paris, Editions des Syrtes, 286 pages, p. 102 (2006).
6. Traduction de Michel Le Seac’h, de l’ouvrage de Daniel Pink, page 3, « Vous êtes vendeur, le saviez-vous ?, L’étonnante vérité sur notre capacité d’influence », Pearson, 280 pages, Paris 2013.
7. Journal Officiel de la République française, 2 avril 1987.
8. Marc Ferro, « Trois conceptions de la propagande : Staline, Goebbels, Roosevelt », Académie des sciences morales et politiques, séance du 12 mai 2003.
9. http://www.ibmc.com.br.
10. http://www.katerfilho.com.br/artigos.asp.
11. Jean-Noel Kapferer, « Rumeurs, le plus vieux média du monde », Seuil, 320 p., Paris 1987.
12. Yves Soulabail, « Carrefour ; Un combat pour la liberté », Le Loup Hurlant Editions, p. 12, 2010.
13. Les citations françaises sont extraites de l’ouvrage de Daniel Pink « Vous êtes vendeur, le saviez-vous ?, L’étonnante vérité sur notre capacité d’influence », Pearson, 280 pages, Paris 2013.
14. http://www.icp.fr/fr/Organismes/IFOMENE/Institut-de-Formation-a-la-Mediation-et-a-la-Negociation-IFOMENE.
15. L’Heautontimoroumenos, v. 77.

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14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 18:13

Mercredi 18 septembre 2013 de 17h à 18h30

Daniel VELINOV

(Advanced Networking at Napier University, Edinburgh)

Intégration des marchés financiers et signification de l'écart entre des cours du change à échéances différentes : l'enseignement de la documentation du banquier anversois La Bistrate (1654-1674)

Campus Jourdan - bâtiment principal - salle 8
48, bd Jourdan 75014 Paris

http://www.parisschoolofeconomics.eu/fr/vie-scientifique/seminaires/histoire-economique

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 15:51

Pour les fonctions de maître de Conférences ou de professeur des universités

L'application GALAXIE/qualification est ouverte depuis le mardi 10 septembre 2013. La date limite des inscriptions est fixée au 24 octobre 2013, 16 heures (heure de Paris). Vous pouvez accéder à l'application GALAXIE/qualification en cliquant sur le lien "Accès qualification/recrutement" situé en haut à droite de l'écran.
N'oubliez pas de consulter le tableau des pièces complémentaires exigées par les différentes sections du CNU en ligne dans la rubrique Qualification pour la constitution du dossier de candidature à transmettre aux rapporteurs, date limite d'envoi fixée au jeudi 19 décembre 2013 (minuit heure de paris), le caché postal faisant foi.

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13 septembre 2013 5 13 /09 /septembre /2013 11:32

Au terme d’un an de travail conduit au sein du Conseil national de l’industrie (CNI), le Gouvernement a engagé une réflexion stratégique destinée à déterminer les priorités de politique industrielle de la France. Elles sont le résultat d’une analyse très approfondie des marchés mondiaux en croissance et d’un examen précis de la place de la France dans la mondialisation pour chacun de ces marchés.


Les priorités retenues l’ont été au regard de trois critères :
- se situer sur un marché de croissance ou présentant des perspectives de croissance forte dans l’économie mondiale ;
- se fonder essentiellement sur des technologies que la France maîtrise, sur leur diffusion dans l’économie et leur développement ainsi que sur l’industrialisation d’une offre industrielle nouvelle ;
- occuper une position forte sur ce marché avec des entreprises leaders, ou disposer d’un écosystème académique, technologique, économique et industriel permettant d’y occuper une place forte.
 

34 plans de reconquête industrielle

· Energies renouvelables

· La voiture pour tous consommant moins de 2 litres aux 100 km

· Bornes électriques de recharge

· Autonomie et puissance des batteries

· Véhicules à pilotage automatique

· Avion électrique et nouvelle génération d'aéronefs

· Dirigeables - charges lourdes

· Logiciels et systèmes embarqués

· Satellites à propulsion électrique

· TGV du futur

· Navires écologiques

· Textiles techniques et intelligents

· Industries du bois

· Recyclage et matériaux verts

· Révovation thermique des bâtiments

· Réseaux électriques intelligents

· Qualité de l'eau et gestion de la rareté

· Chimie verte et biocarburants
· Biotechnologies médicales
· Hôpital numérique
· Dispositifs médicaux et nouveaux équipements de santé
· Produits innovants pour une alimentation sûre, saine et durable
· Big data
· Cloud computing
· E-éducation
· Souveraineté télécoms
· Nanoélectronique
· Objets connectés
· Réalité augmentée
· Services sans contact
· Supercalculateurs
· Robotique
· Cybersécurité
· Usine du futur


 
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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 13:17

Deloitte publie son étude annuelle sur les tendances en Ressources Humaines dans le monde. Un panel de plus de 1 300 entreprises dans 59 pays a permis d’identifier les 13 grandes tendances RH auxquelles seront confrontés les responsables des ressources humaines dans les mois et les années à venir. L’allongement des carrières, une nouvelle organisation du travail, un marché des talents toujours plus ouvert, l’émergence d’un nouveau modèle de leadership et l’évolution du rôle de DRH se révèlent 5 enjeux fondamentaux dans un environnement qui se transforme.


Dans les 12-18 mois à venir, les DRH interrogés placent les enjeux suivants comme les plus critiques pour l’entreprise :

- Le développement des leaders et les plans de succession pour 55% des personnes interrogées;

- L'engagement des salariés et le climat social pour 39%;

- La bonne connexion de la gestion des RH et des Talents avec les priorités business de l'entreprise.


« Dans un contexte économique toujours morose, les entreprises font face à des challenges grandissants : générer des marges dans des marchés sans croissance, trouver de nouveaux relais de développement, innover. Au cœur de cette transformation se trouve la gestion des ressources humaines, plus d’un dirigeant sur trois estime que la gestion des ressources humaines et des talents dans leur entreprise doit être améliorée.» déclare Philippe Burger, Associé Capital Humain chez Deloitte.

Allongement des carrières : quelles nouvelles voies ?

Avec l’allongement de l’âge de départ à la retraite et le vieillissement dans les économies développées, la problématique des DRH change : hier, ils construisaient des plans pour limiter les effets de départs massifs à la retraite des baby-boomers ; aujourd’hui ils doivent gérer des populations qui souhaitent – ou sont contraintes – de poursuivre leur activité. Les DRH se retrouvent alors bien souvent face à des situations paradoxales : certaines populations sont inaptes à poursuivre une activité bien avant d’avoir des droits ouverts à la retraite. Considérer un collaborateur comme senior à partir de 45 ans est aujourd’hui utopiste, il est donc essentiel de redéfinir les carrières en prenant en compte ces nouvelles durées de vie professionnelle, d’impliquer davantage le collaborateur dans la construction de son parcours professionnel, de ré-inventer la formation comme élément clé de motivation tout au long de la vie pour aider chacun à évoluer, et de travailler avec tous sur la notion de partage et de transmission des savoir-faire entre générations.


Talents : un marché toujours plus ouvert

Les employeurs attendent des employés toujours plus d’agilité, de flexibilité et d’efficacité afin d’être disponibles et réactifs dans un environnement de court terme ; de leur côté, de nombreux talents évoluent plus librement d’un rôle à un autre, par-delà des limites géographiques et organisationnelles. C’est ce qu’on appelle l’économie ouverte des talents, qui ébranle les présuppositions des entreprises sur la façon d’intégrer les talents à la chaine de valeur ajoutée. Le vivier de talents disponibles n’est donc plus cantonné aux compétences internes, les sociétés dépassent les frontières de l’entreprise pour solliciter des ressources extérieures et créer de nouveaux réseaux (par exemple avec des communautés d’experts). Afin de piloter efficacement cette nouvelle donne RH, il est impératif de redéfinir la planification et l’acquisition des talents, de former des leaders, de repenser les modèles de développement et de rétribution, et de concevoir des réseaux attractifs.


Organisation du travail: l’urgence à reformer

La guerre des talents, la digitalisation les réseaux sociaux et le coût de l’immobilier ont une résultante : la flexibilité du travail, notamment à travers le télétravail, devient vitale pour des organisations de plus en plus internationales et matricielles. Si la flexibilité reste très différemment perçue par les collaborateurs (option séduisante pour les uns, contrainte subie pour d’autres), elle peut se révéler très bénéfique pour les entreprises qui pourront en faire un levier d’amélioration de la productivité. Une maîtrise réussie de la flexibilité passe par une implémentation d’un point de vue stratégique, sous une forme personnalisée qui repense en profondeur les modalités de travail et de coopération. Les employés devront quant à eux apprendre à gérer la pression que peut susciter le fait d’être joignable à tout moment, et les managers s’adapter à une gestion d’équipes « virtuelles ».


L’émergence d’un nouveau modèle de leadership

De nombreuses sociétés dont la France poursuivent depuis des années un modèle unique de “leader parfait” qui répond à toutes les situations. Or, les entreprises d’aujourd’hui font face à des challenges de natures très différentes. Ainsi 84% des dirigeants interrogés estiment que l’émergence d’un nouveau modèle de leadership est important dans un environnement mouvant où les modèles traditionnels ne sont plus adaptés. La faculté d’adaptation, la capacité à concevoir des organisations matricielles et fluides, et l’aisance à promouvoir l’innovation perpétuelle seront primordiales dans le socle commun des compétences des leaders de demain.


DRH : un nouveau positionnement

Saisir les nouvelles opportunités de croissance durable et gérer des risques accrus amènent les DRH à être davantage sollicités par les directions qui les impliquent toujours plus dans la stratégie d’entreprise et les incluent plus en amont des processus. Bien au-delà des problématiques de plan de succession ou de rémunération des dirigeants, les sujets tels que le rôle et l’impact des talents sur la performance de l’entreprise et sur la gestion du risque arrivent en tête des agendas des directions générales. En devenant le levier principal de la réalisation de leurs stratégies de développement, les DRH prennent une nouvelle place et deviennent un élément clé dans la mise en œuvre des orientations stratégiques, ainsi qu’un interlocuteur majeur au sein des Conseils d’Administration. (Baromètre Deloitte de la gouvernance RH 2012)

« Ces nouvelles donnes externes et internes à l’entreprise impliquent de nouvelles exigences pour les professionnels des ressources humaines dont la fonction prend toute sa dimension stratégique. Les défis auxquels les DRH font face gagnent en complexité et en impact stratégique. Ils doivent repenser leur organisation pour être plus efficaces sur leurs missions régaliennes (administration du personnel par exemple) et dégager plus de temps et de moyens à la gestion des talents et l’organisation du travail.» estime David Yana, Associé Capital Humain chez Deloitte.

 

Retrouvez la synthèse des 5 enjeux majeurs ici.

 

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12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 10:32

Colloque historique international, Banque de France, Paris, 13 et 14 novembre 2014
Coordination scientifique : O. Feiertag et M. Margairaz

La Première Guerre mondiale constitue une césure importante dans l’histoire des banques centrales comme dans l’histoire globale des économies et des sociétés.

Elle transforme radicalement la place et le rôle des banques nationales d’émission, comme on les appelait encore à la veille de 1914, au sein des États et des systèmes monétaires et financiers. Elle marque une étape importante dans le processus historique d’émergence des banques centrales proprement dites.

La guerre totale concerne en effet les banques centrales, dans les pays belligérants comme dans une mesure qui reste à préciser dans les pays neutres, à travers trois phénomènes historiques majeurs :
- les conditions du financement de la guerre que ce soit au moyen des avances directes de l’institut d’émission au Trésor, à travers sa participation au placement des émissions publiques ou encore de son rôle accru dans le financement direct ou indirect de l’économie.
- Les modalités de l’émission fiduciaire et plus généralement de la création monétaire, sous le triple effet de l’augmentation rapide de la masse monétaire, de la multiplication des petites coupures et de l’accroissement de la monnaie scripturale (virement et chèques).
- La nationalisation des règlements internationaux : contrôle et « politique » des changes, négociation des crédits internationaux, naissance de la coopération monétaire internationale.

L’examen des conditions historiques de cette mutation est au centre du colloque : comment les différentes banques d’émission, dans les pays belligérants comme dans les pays restés neutres, ont été profondément transformées par la Première Guerre mondiale, accélérant leur mutation en banques véritablement centrales ? Et à l’inverse, on se demandera aussi dans quelle mesure les banques centrales ont été partie prenante du jeu d’acteurs de la guerre et ont pu peser, dans un sens ou dans un autre, sur l’évolution du conflit. La période prise en considération concerne la guerre proprement dite entre 1914 et 1918, mais prendra également en compte, en amont, les évolutions qui ont précédé et souvent préparé l’entrée des banques centrales en guerre, et en aval, les conséquences immédiates de la guerre pour les banques centrales, au moins jusqu’à la conférence de Bruxelles de 1920.

Ainsi comprise, cette question se décompose en quatre directions principales de recherche :
- 1. Dans quelle mesure la guerre a-t-elle modifié la place et les missions des banques d’émission au sein des structures des États, singulièrement vis-à-vis des Trésoreries nationales ?
- 2. Comment a évolué le rôle des banques centrales au sein des systèmes monétaires et financiers, notamment par rapport aux banques commerciales ? Quelles conséquences a eu cette évolution sur l’organisation et la gouvernance des banques centrales elles-mêmes ?
- 3. Comment la guerre a contribué à faire évoluer l’internationalisation des activités des banques centrales, notamment à travers le développement de formes nouvelles de coopération monétaire et financières internationales ?
- 4. Dans quelle proportion la guerre a contribué à renouveler la doctrine et les normes du central banking et, au-delà, la théorie monétaire et financière ?

Les propositions de contribution s’efforceront de prendre en compte certains aspects de ce questionnement, sur la base de la bibliographie existante et de sources historiques originales, en particulier d’archives primaires et/ou publiées. 

Modalités pratiques de l’appel à contributions :

Langues de travail : Français et Anglais

Les projets de communications (titre de la contribution, présentation d’une quinzaines de lignes, comportant la mention des sources envisagées, court CV) doivent être envoyés avant le 30 septembre 2013 à : 1069-historique-ut@banque-france.fr

Le résultat de l’évaluation scientifique des propositions de contribution par le conseil scientifique de la Mission historique de la Banque de France sera connu le 30 octobre 2013

Les contributeurs retenus s’engagent à fournir avant le 15 septembre 2014 le texte de leur intervention d’un volume d’environ 40 000 signes espaces compris, en français ou en anglais.

 

La Mission historique de la Banque de France prendra en charge le financement des déplacements à Paris pour le colloque et l’hébergement des contributeurs pendant la durée du colloque.

http://www.latribune.fr/getCrop.php?ID=7362005&ext=jpg&W=770&H=380&ptr=0

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:34

Jean-Christophe Fromantin, l’un des rares entrepreneurs siégeant à l’Assemblée nationale, réunissait ce 10 septembre 2013 pour la troisième fois le groupe "PLF Entrepreneurs".
Ce groupe de travail est constitué d’entrepreneurs, d’investisseurs, d’avocats fiscalistes et réunit quelques-uns des réseaux de promotion de l’entreprise comme la CGPME, CroissancePlus et ASMEP-ETI.
L’objectif est de suivre le débat budgétaire à l’occasion du Projet de Loi de Finances (PLF) pour 2014, en étant attentifs aux mesures susceptibles de dégrader la situation des entreprises. Le groupe sera amené à demander des clarifications et à proposer des amendements.
Ce groupe a notamment pour rôle d'analyser les éléments déjà communiqués par le gouvernement sur la "pause fiscale", la réduction des niches fiscales (suppression de la déductibilité de la cotisation au contrat de santé pour les salariés couverts par des contrats collectifs), la création d’un PEA PME, la refonte de la fiscalité sur les plus-values mobilières, la mise en place de la taxe à 75% et la réforme pressentie de l’impôt sur les sociétés (création d’un nouveau prélèvement sur l’excédent brut d’exploitation).
"Cette démarche s’inscrit dans la perspective de lutter contre le recul de la position française en matière de compétitivité, comme le soulignait récemment le classement du Forum de Davos." déclare Jean-Christophe Fromantin, à l’origine de cette initiative.
Les contributions des différents membres, les conclusions des rencontres ainsi que les propositions d’amendement seront mises en ligne sur la plateforme dédiée à la démarche, à l’adresse www.plfentrepreneurs.com

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11 septembre 2013 3 11 /09 /septembre /2013 09:29

Dans un contexte qui reste marqué par une situation du marché de l’emploi dégradée et des ressources publiques limitées, se pose la question de l’allocation efficace des dépenses de l’Etat entre les différentes politiques de l’emploi mises en œuvre en France.

Dans son position paper intitulé “Obsolescence des compétences, formation continue et chômage : quelles relations pour quelles politiques ?”, Arnaud Chéron, Directeur du pôle de recherche en économie, s’intéresse au phénomène de déclassement des compétences (obsolescence du capital humain) auquel sont confrontés des travailleurs connaissant de longs épisodes de chômage, et qui expose les entreprises à des coûts de formation importants.

Il met  notamment en évidence l’intérêt de concentrer des aides, sous formes de subventions à l’embauche pour les entreprises, quitte à réduire certaines dépenses publiques de formation. Cette allocation des ressources, dont l’objectif est de privilégier le raccourcissement des durées de chômage, semble constituer le meilleur moyen de favoriser la productivité des travailleurs (et donc leur employabilité) et ainsi éviter qu’ils ne voient leur capital humain se déprécier.

Pour télécharger le position paper : "Obsolescence des compétences, formation continue et chômage : quelles relations pour quelles politiques ?"

EDHEC

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