Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Blog animé par Yves Soulabail

nouveau site

NOUVEAU SITE 

haut.gif

6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 07:24

- La moitié des travailleurs européens considère que le stress lié au travail est un problème courant, et quatre personnes sur dix estiment que ce problème n'est pas correctement pris en charge par leur employeur.
-L'insécurité de l'emploi et les restructurations apparaissent comme les causes premières de stress lié au travail.
-Peu de gens ont connaissance des politiques et programmes d'aide aux travailleurs qui poursuivent leur carrière jusqu'à l'âge de la retraite et au-delà, bien qu'une majorité soutienne la mise en place de telles mesures.

Stress lié au travail

La 3e édition du sondage, mené par l'institut ipsos MORI pour le compte de l'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail (EU-OSHA), portait sur les séniors au travail ainsi que le stress lié au travail. Elle s'est déroulée dans 31 pays d'Europe à partir d'un échantillon représentatif de travailleurs. En France, le sondage s'est déroulé les 14 et 15 décembre 2012 auprès de 506 personnes par des entretiens téléphoniques.

Elle révèle que laprécarité dans l'emploi ainsi que la réorganisation du travail sont considérées comme les causes les plus fréquentes de stress lié au travail pour 80% des français (72% des européens interrogés). Par ailleurs, la moitié des travailleurs français (49 %) estiment que le stress est répandu sur le lieu de travail (51% des européens) et ce alors que quatre sur dix (42%) pensent qu'il n'est pas bien géré (41% des européens).

Pour ce qui est de la perception des séniors au travail, ils auraient, pour 54% des français, une adaptation moins facile aux changements en comparaison des autres travailleurs (60% des européens). Seuls 14% des français ont connaissance de programmes facilitant la poursuite du travail au-delà de l'âge de la retraite (12% des européens) mais plus de la majorité des répondants soutient leur mise en place (63% des français et 61% des européens).

Selon l'enquête, environ la moitié des travailleurs européens (51 %) estime que le stress lié au travail est courant sur leur lieu de travail, voire très courant, pour 16 % d'entre eux. Les femmes semblent plus enclines que les hommes à considérer ce phénomène comme étant commun (54% contre 49 %), tout comme le sont les travailleurs de 18 à 54 ans (53 %) par rapport à leurs homologues de 55 ans et plus (44%). La perception du stress lié au travail varie également en fonction du secteur, les professionnels de la santé et des soins étant les plus nombreux à considérer que ce problème est courant (61 %, dont 21 % le jugeant comme «très courant»).

Christa Sedlatschek, directrice de l'EU-OSHA, indique que « 41 % des travailleurs européens estiment que le travail lié au stress n'est pas correctement pris en charge sur leur lieu de travail, voire pas pris en charge du tout, selon 15 % d'entre eux». Nous accordons une grande importance à la gestion des risques psychosociaux tels que le stress sur le lieu de travail. L'année prochaine, notre campagne «Lieux de travail sains» sera axée sur le thème de la «gestion du stress». Ce que nous souhaitons faire comprendre aux entreprises européennes de toutes tailles et de tous secteurs, c'est que les risques psychosociaux peuvent être gérés de manière logique et systématique, comme le sont les problèmes de sécurité et de santé. »

Il y a un lien entre la proportion de travailleurs qui considèrent le stress lié au travail comme un problème courant sur leur lieu de travail et ceux qui estiment que ce phénomène n'est pas correctement pris en charge. 72% des travailleurs européens (sept sur dix) qui considèrent que le stress lié au travail est un problème rare sur leur lieu de travail considèrent également qu'il est bien géré, tandis que 58 % des travailleurs (six sur dix) qui estiment que ce problème est courant sur leur lieu de travail estiment également qu'il est mal géré.

La cause la plus courante de stress lié au travail en Europe semble être l'insécurité de l'emploi et les restructurations (72 %), suivie par les horaires ou la charge de travail (66 %). Toutefois, chez les jeunes travailleurs (18 à 34 ans), ces deux causes arrivent à égalité (69 % pour les deux). En outre, pour les professionnels de la santé et des soins, les horaires et la charge de travail semblent être la cause principale (77 %).

Dans les pays enregistrant une dette publique élevée, les travailleurs ont plus tendance à citer l'insécurité de l'emploi et les restructurations comme causes premières du stress lié au travail: 73 % des travailleurs des pays endettés à plus de 90% de leur PIB, contre 66 % des travailleurs dans les pays où la dette publique et inférieure ou égale à 60 % du PIB[1].

Six travailleurs sur dix (59 %) perçoivent les comportements inacceptables, tels que le harcèlement ou l'agressivité, comme une cause courante de stress lié au travail. Plus rares sont les travailleurs qui perçoivent le manque de soutien des collègues ou supérieurs hiérarchiques (57%), le manque de clarté des rôles et responsabilités (52 %) ou le manque de possibilité de gérer les rythmes de travail (46 %) comme causes courantes de stress lié au travail.

Vieillissement de la population active

La moitié des personnes interrogées en Europe (52 %) pense que le nombre de travailleurs âgés de 60 ans et plus sur leur lieu de travail augmentera d'ici 2020 (43 % pensent que c'est peu probable). Les travailleurs âgés de 55 ans et plus sont plus enclins à penser que le nombre de personnes âgées de 60ans et plus + sur leur lieu de travail augmentera d'ici 2020 (59%); phénomène qui se ressent moins chez les personnes de 35à 54ans (54 %) et les jeunes de 18 à 34ans (45 %).

Un travailleur sur huit (12 %) a connaissance des politiques et programmes d'aide aux travailleurs qui poursuivent leur carrière jusqu'à l'âge de la retraite et au-delà. La connaissance de ces politiques augmente avec la taille de l'entreprise, de 7 % dans les petites entreprises (1 à 10employés) à 19 % dans les plus grandes (plus de 250employés). Parmi les personnes qui n'ont pas connaissance de ces programmes et politiques, 61 % soutiennent leur introduction. Les personnes les plus enclines à soutenir ces politiques sont les femmes, les travailleurs à temps partiel, les professionnels de la santé et des soins, et les employés de grandes entreprises. Les travailleurs âgés de 55 ans et plus sont légèrement plus enclins que les travailleurs plus jeunes à soutenir de telles politiques (64 % contre 61 % des travailleurs âgés entre 35 et 54 ans et 60% des travailleurs âgés entre 18 et 34ans).

Réponses au sondage visant à savoir si les travailleurs âgés de 60 ans et plus sont plus enclins que les autres travailleurs à certains comportements :
- Seuls deux travailleurs sur dix (22 %) considèrent que les travailleurs plus âgés ont plus d'accidents du travail que les autres travailleurs (ce taux est plus ou moins le même dans la plupart des groupes de population, bien qu'il soit légèrement plus élevé chez les travailleurs manuels).
-Environ trois personnes sur dix (28 %) estiment que les travailleurs de 60ans et plus sont moins productifs au travail que les autres travailleurs.
- Quatre personnes sur dix (42 %) estiment que les travailleurs plus âgés sont plus sujets au stress lié au travail que les autres travailleurs, tandis qu'un nombre à peine plus élevé (48 %) pense l'inverse.
-Six travailleurs sur dix (60 %) pensent que les travailleurs âgés de 60ans et plus s'adaptent moins facilement aux changements que les autres employés. Cette perception est confirmée par la moitié (49 %) des travailleurs de 55 ans et plus (à noter tout de même que, d'une manière générale, un travailleur sur trois (33 %) considère que l'incapacité d'adaptation aux changements est plus marquée chez les autres travailleurs).

Liens
Résultats exhaustifs pour l'UE et les différents pays
Rapport global en anglais

1.L'Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail(EU-OSHA) contribue à faire de l'Europe un lieu de travail plus sûr, plus sain et plus productif. L'Agence mène des activités de recherche et de développement, diffuse des informations fiables, vérifiées et impartiales en matière de sécurité et de santé, et organise des campagnes paneuropéennes de sensibilisation. Créée par l'Union européenne en 1996 et établie à Bilbao, en Espagne, l'Agence réunit des représentants de la Commission européenne, des gouvernements des États membres, des organisations d'employeurs et de travailleurs, ainsi que des experts réputés de l'UE à27 et au-
delà.
Vous pouvez à présent consulter le blog de l'Agence ou vous abonner à la lettre d'information mensuelle OSHmail.

2.L'EU-OSHA a donné pour mission à Ipsos MORI de développer et mener une enquête sur la sécurité et la santé au travail auprès des travailleurs à temps plein, à temps partiel ou indépendants. IpsosMORI a réalisé des sondages dans 31pays européens (les 27 États membres actuels ainsi que l'Islande, le Liechtenstein, la Norvège et la Suisse) et mené un total de 16 622 interviews entre le 23 novembre2012 et le 5 février2013. Le nombre d'interviews allait de 200 au Liechtenstein à 770 en Suisse, avec une moyenne de 536 interviews par pays.

Les interviews se sont faites par téléphone dans 26 pays et en face-à-face en Bulgarie, en République tchèque, à Malte, en Roumanie et en Slovaquie. Des enquêtes omnibus ont été réalisées dans certains pays (Autriche, République tchèque, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Irlande, Italie, Pays-Bas, Norvège, Pologne, Romanie, Suède, Suisse et Royaume-Uni), des enquêtes ad hoc ayant été réalisée dans les autres.

Une pondération a été effectuée à la suite du travail sur le terrain afin de corriger les petites différences éventuelles entre la répartition effective des interviews et la cible pour un pays (âge, sexe et région). Lors de l'agrégation des résultats au niveau des 31 pays, les données ont à nouveau été pondérées en fonction de la taille de la population active de chaque pays, de façon à ce que les petits pays ne soient pas surreprésentés et que les grands pays sous-représentés.


[1] Les chiffres de dette publique comme pourcentage du PIB proviennent d'Eurostat, 2e trimestre 2012. Les pays dont la dette publique dépasse 90% du PIB sont la Grèce, l'Italie, la Belgique, l'Irlande, le Portugal, la France et l'Islande. Les pays dont la dette publique est inférieure ou égale à 60 % du PIB sont la Pologne, la Finlande, la Lettonie, le Danemark, la Slovaquie, la Suède, la République tchèque, la Lituanie, la Slovénie, la Roumanie, le Luxembourg, la Bulgarie, l'Estonie, la Suisse, le Liechtenstein et la Norvège.

Repost 0
Published by La redaction de LaRSG - dans Social
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 14:18

Pour une fois, ce sont les entrepreneurs qui notent leurs banques ! Qualité du climat relationnel, impact de la crise sur la confiance, niveau de satisfaction des chefs de petites entreprises, traitement des demandes de financement : l’enquête exclusive de la FCGA (en partenariat avec la Banque Populaire) lève le voile sur les relations entre les TPE et les banques.

Plus de deux tiers des entrepreneurs interrogés (68,4%) qualifient de « très satisfaisante » ou « satisfaisante » la relation qu’ils entretiennent avec leur partenaire financier. La proportion des dirigeants de TPE qui se réjouissent de la qualité de ce climat relationnel s’accroît même sensiblement par rapport à notre précédente enquête menée en 2010 (64,3%) sur le même thème.
A noter : la qualité de la relation bancaire est indépendante de la tendance de l’activité et sans rapport avec l’âge du chef d’entreprise. Un peu plus d’un entrepreneur sur 5 (21,2%) estime que la relation qu’il entretient avec son banquier est « moyenne ». Tandis qu’elle est « peu ou pas du tout satisfaisante » pour 10,4%, des chefs de petites entreprises questionnés. 

L’impact sensible de la crise
Près des ¾ des entrepreneurs interrogés (71%) affirment toujours que la mauvaise conjoncture n’a pas altéré la qualité de leur relation bancaire. En 2010, ils étaient plus nombreux (78%) à faire ce même constat. Soit une perte de 6 points au cours de ces 3 dernières années. La persistance de la crise économique et son impact redoutable sur les trésoreries des petites entreprises expliquent probablement ce résultat. Plus d’un entrepreneur sur 4 (26%) déclare d’ailleurs que la relation avec son banquier s’est dégradée dans ce contexte de récession.

Une hausse spectaculaire des garanties
Un peu moins de la moitié des dirigeants de TPE (47%) a sollicité son établissement bancaire au cours des 18 derniers mois. Un taux identique à celui de 2010. L’aggravation du climat des affaires n’a pas alimenté de « rush » vers les établissements bancaires. Mais l’augmentation spectaculaire des garanties exigées par les établissements et signalée par 76% des entrepreneurs (contre 21% seulement en 2010) a certainement agi comme un frein très dissuasif. 

Moins de financements accordés
En moyenne, 76% des demandes de concours bancaires formulées au cours des 18 derniers mois ont été satisfaites. Même si le taux de réponses positives chute par rapport à notre précédente enquête, les établissements bancaires répondent favorablement aux TPE dans la grande majorité des cas.
En tête, ce sont les prêts pour financer l’investissement qui recueillent le plus d’accords (82%, contre 87,1% en 2010). Un peu moins de 80% des demandes de découvert (contre 83,8% en 2010) sont acceptées. Tandis que moins des ¾ (73,8%) des démarches visant à maintenir les lignes de crédit sont satisfaites (contre 78,7% en 2010). Les prêts pour restructuration sont octroyés dans 61,1% des cas (contre 70,7% en 2010). 

Peu d’informations sur la nouvelle norme SEPA
12% seulement des dirigeants de petites entreprises déclarent avoir été informés des conséquences des nouvelles normes de virement et prélèvement bancaires SEPA (Single Euro Payments Area) sur leur activité. Le nouveau dispositif européen entrera pourtant en vigueur dans quelques mois (le 1er février 2014). Et la migration informatique des moyens de paiement et des outils de gestion que doivent réaliser les professionnels pour se conformer au système SEPA, implique des investissements parfois lourds.
Faute de préparation et d’anticipation, notamment en ce qui concerne la mise à niveau des équipements informatiques, de nombreuses entreprises pourraient subir des ruptures de trésorerie lors du basculement définitif du système en février 2014. 

AVIS D’EXPERT
Franck ONIGA, Directeur du Marché des Professionnels, Entreprises et Institutionnels - Banque Populaire
« On remarque, en effet, une réduction notable des demandes de financement. Pourquoi ? Parce que les chefs d'entreprise manquent de visibilité : ils sont confiants dans leurs capacités personnelles, mais beaucoup moins dans l'avenir de la France. Comme l'environnement n'est pas stable, les projets sont différés. Les crédits d'équipement sont fortement corrélés au dynamisme du PIB. Lorsque le PIB n'évolue pas, il n'y a pas de demande de financement».

Méthodologie de l'Observatoire
Tous les mois, près de 70 centres de gestion agréés (CGA), répartis sur l'ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d'affaires, rendus anonymes, de leurs adhérents à la Fédération. Les indices d'activité sont calculés chaque trimestre, à partir des chiffres d'affaires d'un échantillon de 15 000 petites entreprises de l'artisanat, du commerce et des services. L'évolution des activités est pondérée par le nombre d'entreprises recensées par l'INSEE dans chaque secteur considéré. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à près de 2 000 petites entreprises représentatives, permettant d'établir le baromètre du moral des dirigeants et de leurs intentions d'investissement et de recrutement. 

La Fédération des centres de gestion agréés en bref…
400 000 petites entreprises (TPE) et 114 Centres de Gestion Agréés (CGA)
92 % des entreprises nationales ont moins de 10 salariés
50 % des TPE imposées au BIC sont adhérentes à un CGA
Grâce à l’adhésion à un CGA, le revenu imposable de l’entreprise n’est pas majoré de 25 % !

On regrette en revanche le changement de législation qui amenait auparavent à bénéficier d'un abattement de 20% lors que l'on adhérait volontairement à un centre de gestion...

http://www.fcga.fr rubrique : Observatoire de la Petite Entreprise

fcga logo 

Repost 0
Published by La redaction de LaRSG - dans Etudes et rapports
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 10:14

Pour Guillaume Cairou : « Les impôts à la fête, les entrepreneurs régalent... pourquoi faire simple et efficace est-il si compliqué ? Trop mal d'impôt a tué l'impôt, l'emploi et l'entreprise. Ayons le courage de se réformer sans attendre.

Faisons le savoir sans détour. Les 18 500 entrepreneurs que j'ai l'honneur de représenter sont exaspérés par les projets gouvernementaux successifs qui, malgré leur mobilisation, continuent de les prendre pour cible et de ne pas entendre leurs préoccupations pourtant légitimes. Nous ne faisons pas de politique. Certains d'entre nous ont voté pour François Hollande et pour sa majorité. Nous ne céderons jamais à la facilité du dogmatisme mais nous estimons qu'il est temps de faire savoir qu'alors que nous avions le sentiment d'être la cible du gouvernement, nous avons maintenant le sentiment d'être devenus les laissés-pour-compte de ses réformes.

Sans remettre en cause les politiques publiques actuelles ni stigmatiser la dépense publique nous affirmons que la France ne pourra pas surmonter les enjeux économiques majeurs qui pèsent sur elle avec une stratégie fiscale aussi errante.

Voilà donc comment selon notre expérience issue du terrain la France peut réussir à l'heure où la prophétie de Michel Audiard semble malheureusement se réaliser... ‘le jour est proche où nous n'aurons plus que l'impôt sur les os’ affirmait-il à cet égard.

Alors que la crise que nous traversons exige des efforts considérables et partagés, l'idée d'un impôt à taux unique (c'est-à-dire d'un taux identique pour tous les contribuables français), accompagnée d'un régime de TVA simplifié (un taux unique pour tous les secteurs) paraît plus que jamais incontournables. Cela permettrait d'éviter d'étouffer nos entreprises et de réduire tant les fraudes à la TVA que les cas de grands groupes qui déploient chaque jour davantage d'ingéniosité pour ne payer qu'un très faible taux d'impôt par rapport au chiffre d'affaires réalisé.

Or, en diminuant les impôts de toute nature, le travail dissimulé recule. En stabilisant l'impôt et en le simplifiant, c'est-à-dire en supprimer les milliers de niches fiscales, on encourage l'investissement et la fraude recule car chaque niche est l'occasion d'une fraude.

Entrepreneurs, il nous semble que des réformes fondamentales simples ne doivent plus se perdre dans des compromis qui n'aboutissent pas à de véritables réformes structurelles dont manque pourtant cruellement notre pays et que la situation appelle plus que jamais.

Entrepreneurs, nous avons le sentiment que la France a trop longtemps eu les yeux plus gros que le ventre. Elle ne peut plus se permettre de faire fuir les talents ou pire, de les étouffer quand ils ont choisi courageusement de rester en ne se demandant pas ce que leur pays peut faire pour eux mais en pressentant ce qu'ils pouvaient faire pour lui.

Nous entrepreneurs considérons que la France ne peut plus ne pas avoir le courage de débattre enfin de ses enjeux fiscaux car elle doit réussir à les surmonter. Cela appelle un préalable : la suppression des innombrables exonérations et autres niches fiscales qui, d'un point de vue seulement fiscal, font de la France l'un des pays les plus incohérents, injuste et inefficace.

Au fil de nos rencontres sur le terrain et de nos déplacements en région, nous entrepreneurs nous rendons compte à quel point nos dirigeants se leurrent encore trop sur la réalité de la situation entrepreneuriale française, européenne et plus largement mondiale. Sur le terrain de la compétition économique comme sur celui de la bataille entrepreneuriale, nous constatons nous que la concurrence fiscale est devenue une nouvelle arme de la compétitivité dont la France se prive de façon injustifiable. C'est avant tout pour cette raison que la bataille est quotidiennement plus difficile pour nos entreprises à mener.

Nous, entrepreneurs, avons trop souvent à faire face à une complexité administrative insupportable comme à une instabilité normative ingérable.

Un impôt à taux unique (discutons d'ailleurs librement mais ouvertement de son niveau) rapporterait largement autant à l'administration française que le système fiscal actuel sans induire la moindre pénalisation des ménages les plus pauvres dont nous avons bien conscience qu'il faut les protéger en ces temps difficiles. Bref, moins d'impôts mais mieux d'impôts peuvent apporter autant de recettes que trop mais mal d'impôts.

Tout prouve aujourd'hui que les bénéfices réputés sociaux de taux multiples n'existent pas. En revanche, les chiffres de la situation économique actuelle démontrent à eux seuls sans ambiguïté aucune que le système actuel pèse lourdement et de façon néfaste pour la croissance économique de notre pays.

Notre pays doit retrouver la croissance. Ce chemin ne se retrouvera qu'en obtenant un avantage comparatif dans la compétition économique mondiale. L'impôt à taux unique est un outil précieux pour atteindre cet objectif.

J'entends déjà les polémistes de la première heure crier au scandale et à l'injustice. Or, cette taxe ne créerait pas le moindre début de commencement d'inégalité devant l'impôt puisque en restant un instrument de redistribution de la richesse puisque les riches contribuent davantage que les pauvres à la sphère publique.

L'essentiel n'est de toute façon pas de savoir qui paie l'impôt mais de combien l'État dispose d'argent pour accomplir ses missions et aujourd'hui l'État manque cruellement de moyens à l'heure pourtant où ces moyens n'ont jamais été aussi nécessaires pour surmonter la crise et redresser l'économie nationale incontestablement mise à mal par les turbulences que des années de conservatisme ne la rendait pas à même de surmonter.

L'impôt doit être moins dissuasif parce que si trop d'impôt a tué l'efficacité de l'impôt dans notre pays, il a avant tout tué l'emploi. Vous nous y attendez, nous y sommes. A ce plus vieil adage que connaît la science économique. Pourtant, ni libéraux ni idéologues mais pragmatiques et réalistes, nous entrepreneurs, avons une conviction assumée : l'État doit être fort. Il sera d'autant plus fort qu'il aura retrouvé les moyens d'agir. Cela passe par une réforme fiscale d'ampleur. Comment ne rien faire alors que le système fiscal actuel est tel qu'il décourage l'activité et provoque une baisse de la base taxable donc une baisse en valeur absolue de l'impôt encaissé par l'État. Pourquoi s'obstiner à ignorer cette réalité ?

Nos dirigeants ne peuvent plus refuser de s'adapter à cette réalité. Ne pas réformer le système fiscal actuel c'est continuer de voir les contribuables et les entreprises déménager ailleurs, et donc l'assiette fiscale fondre comme neige au soleil, comme l'indique la baisse constante du nombre de contribuables solvables en France. Dès lors, il faut mieux d'impôt pour rapatrier les contribuables et augmenter le produit général des impôts. C'est dès lors bien d'une réforme gagnante-gagnante dont nous vous parlons.

Enfin, posons nous la seule question qui vaille. Mis à part à rémunérer des consultants fiscaux, à quoi est encore utile notre système fiscal ? Plus personne ne peut sérieusement affirmer en maîtriser ni le sens ni l'objectif et encore moins les subtilités. Comment dès lors attendre une minute de plus pour le réformer ? Plus un Français ne sait ce qu'ils paient ni à qui ils le paient. Plus une entreprise n'arrive à prévoir ce qu'elle va devoir. Veut-on que nos entreprises, qui sont les seules à créer de l'emploi, se concentrent sur leur optimisation fiscale plutôt qu'à la création d'un large élan vers l'innovation technologique, la création d'entreprises et à l'amélioration globale du niveau de vie de notre société ?

Alors, oui, aucune solution n'est idéale et nous avons la modestie et la sincérité de reconnaître que nous ne possédons ni la vérité révélée ni la réforme parfaite mais nous constatons que la politique fiscale française arrive à un tournant de son histoire, nous ne voulons plus que notre quotidien entrepreneurial se résume au constat du coût de l'irresponsabilité politique pour ne pas dire d'une certaine lâcheté face à la réforme même consensuelle et incontestablement rendue indispensable.

Rendons à notre beau pays qui nous a tant donné et à qui nous devons tant, la lumière fiscale qu'il mérite. »

http://m.c.lnkd.licdn.com/mpr/pub/image-pnCqt8L9iScKvgG3fCQIFd9fyJNkXh6nRdQQS8SLyoneOOh2pnCQSNC9ye8_O4i0ea3S/guillaume-cairou.jpgGuillaume Cairou est :
Président du Club des Entrepreneurs
Président de la Fédération Européenne du Portage Salarial,
PDG du Groupe Didaxis, leader du portage salarial en France,
Mentor à la CCIP au sein de l'Institut du Mentorat Entrepreneurial de Paris (IME)
Membre de CroissancePlus,
Auteur du livre « Créer son entreprise » aux éditions Jacob-Duvernet. http://www.clubdesentrepreneurs.org

Repost 0
Published by La redaction de LaRSG - dans Coup de gueule
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 08:47

Les temps forts de l'événement

www.journees-achat-responsable.fr

 

Espace Double Mixte Villeurbanne

L'association Equi'Sol et Rhônalpénergie-Environnement coorganisent les Journées de l'Achat Responsable les 5 et 6 novembre 2013 à l'Espace Double Mixte (Lyon-Villeurbanne) afin de favoriser le déploiement de démarches de développement durable et d'achats responsables des professionnels.

Deux journées dédiées aux professionnels

Afin d'être au plus près des préoccupations des professionnels liées aux achats responsables, chaque journée sera spécialisée :

- Mardi 5 novembre : Achats publics et bonnes pratiques en matière d'éco-responsabilité

- Mercredi 6 novembre : Achats privés et bonnes pratiques en matière d'éco-responsabilité


Ne ratez pas les temps forts des Journées de l'Achat Responsable

  • Des plénières et des ateliers permettront de revenir sur des questions d'actualité ayant trait à l'éco-responsabilité et à la commande publique et privée durable afin d'accompagner les professionnels en leur apportant des réponses concrètes.
  • En parallèle, un espace d'exposition permettra aux visiteurs de venir à la rencontre de fournisseurs de produits et services à forte plus-value sociale et environnementale et de collectivités désireuses de partager leurs démarches innovantes et pratiques vertueuses. Tous les secteurs d'activités seront représentés notamment : le textile ; l'alimentaire ; la communication ; le conseil aux entreprises ; l'entretien ; l'insertion par l'activité économique...etc
  • Enfin, des rendez-vous d'affaires seront proposés aux visiteurs et exposants pour simplifier la rencontre entre offre et demande. Un outil de planification des rendez-vous sera disponible en ligne dès le mois de septembre.

Les remises de prix

Les Journées de l'Achat Responsable seront l'occasion d'annoncer les résultats du concours 2013 du Réseau Régional sur l'Eco-responsabilité et le Développement Durable (RREDD), concours qui vise à distinguer et à récompenser les projets et les réalisations les plus intéressants en matière d'éco-responsabilité ou de développement durable.

http://www.journees-achat-responsable.fr/tl_files/jar2013/theme/illustrations/titre.png

Repost 0
Published by La redaction de LaRSG - dans Conférences
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 05:47

La place du droit de préférence promis le 2 mars 2012 par Monsieur le Président de la République, alors candidat, devant une grande majorité des responsables de l’ESS - Économie sociale et solidaire -, le Ministre de l’Economie sociale et solidaire, après consultation du CESE - Conseil Économique sociale et environnemental - et du CSESS - Conseil Supérieur de l’Economie Sociale et Solidaire -, proposera le 24 juillet en conseil des ministres un nouveau droit pour les salarié : un petit droit d’information préalable pour les entreprises de moins de 50 salariés et le droit pour les salariés de saisir la justice en cas de non respect de la loi par les cédant d’entreprise. Tout citoyen ne peut-il pas déjà saisir les tribunaux si la loi n’est pas respectée ?

INVITATION de Ap2E - Agir pour une Économie Équitable
JEUDI 18 juillet 2013
de 09h00 à 13h00
Assemblée Nationale
126 rue de l'université
75007 Paris

ap2e.jpeg

Repost 0
Published by La redaction de LaRSG - dans Social
4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 13:43

Comme la période des congés est souvent propices aux réflexions, nous profitons du début de l'été pour la mise en lumière d'un article publié sur le blog de Jean-Noël Darde. Il va sans dire que nous avons évidemment obtenu son autorisation pour l'occasion puisqu'il s'agit d'un sujet sensible : le plagiat.
Après un échange téléphonique que notre rédaction aura eu avec Jean-Noël Darde, il tient à préciser que ce qui interpelle le plus dans ces sujets n'est pas le manque de considération que l'on peut avoir envers les plagiaires, mais le manque de prise en compte effective que des pairs peuvent - de fait - avoir de ces sujets. Il remarquera d'ailleurs que depuis son article peu de cas aura été fait des éléments dénoncés.

L’Université Lyon 3, le plagiat, et les ratés de la Francophonie

Posté par Jean-Noël Darde

Plagiat universitaire, évaluation et excellence

Dans un article récent (Le Monde, 25 mai 2013), Valérie Pécresse reprochait au gouvernement d’avoir peur de « l’évaluation » dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Qui oserait s’opposer au principe de l’évaluation ? Valérie Pécresse serait cependant plus convaincante si, quand elle était ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, elle avait elle-même créé les moyens d’une évaluation crédible.

On rappellera seulement que, comme nous l’avons établi sur ce blog, la machine à évaluation « répondant à des standards internationaux » que Valérie Pécresse avait mis en place pour labelliser les fameux « laboratoires d’excellence » n’était pas parfaite. Un des rares doubles LABEX attribués l’avait été à un laboratoire dirigé par des enseignants-chercheurs plagiaires où a été soutenu ces dix dernières années un nombre significatif de thèses plagiaires.

On rappellera encore que parmi les neuf membres de la Commission déontologie de l’Université Paris 8 qui ont confirmé la validation d’une thèse plagiaire à près de 100% (cf. L’Université Paris 8, sa direction, sa Commission déontologie et sa thèse-pur-plagiat écrite « sous le signe de l’excellence »), on comptait plusieurs experts de l’Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (AERES).

Le cas présenté ci-dessous interroge aussi le sérieux d’une « évaluation », celle d’une thèse soutenue à Lyon 3, en 2011. Il s’agit d’une thèse rédigée sous la direction deChristian Philip, ancien Directeur des enseignements supérieurs au Ministère de l’éducation nationale, ancien Directeur du cabinet de François Fillon, alors que ce dernier était ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (cf. les éloges de François Fillon, ici), ancien député UMP, aujourd’hui recteur de l’Académie de Montpellier.

Valérie Pécresse avait confié en 2008 à Christian Philip la rédaction d’un rapport sur le rapprochement Universités-Grandes Écoles. Il y prônait notamment la codiplomation au niveau du doctorat afin de ne pas « écarter nos meilleurs étudiants du doctorat » :

Pour le doctorat, nous prônons également la codiplomation comme le prévoit l’arrêté du 7 août 2006 sur les études doctorales.
Il faut aussi regretter le faible nombre des étudiants des grandes Ecoles qui vont poursuivre leur formation en doctorat. Même si les statistiques révèlent que la comparaison internationale est difficile à établir, il y a là un incontestable défi à relever pour faire de l’innovation un levier de notre développement. Le déficit de nos entreprises à valoir sur l’expérience du doctorat rend l’objectif prioritaire. Écarter nos meilleurs étudiants du doctorat est paradoxal. Amener plus d’étudiants jusqu’au doctorat doit constituer un objectif commun.

Christian Philip a aussi été nommé en juin 2007 représentant du Président Nicolas Sarkozy pour la Francophonie.

* * *

Les voies de la Francophonie sont impénétrables.

Ce cas nous a été soumis par des collègues enseignants-chercheurs algériens las de devoir se taire devant des cas consternants de plagiats universitaires. Ces collègues algériens sont d’autant plus choqués quand ils voient certains se prévaloir de thèses grossièrement plagiaires soutenues et validées en France pour obtenir des postes dans les universités algériennes.

Ziad Lattouf, avocat algérien, « expert international », a soutenu le 7 janvier 2011 à l’Université Lyon 3 une thèse de droit international et relations internationales : La mise en œuvre de l’accord d’association Algérie Union européenne dans les perspectives du respect des droits de l’homme (version intégrale, ici en ligne ou là : fichier pdf de la thèse).

Cette thèse est si évidemment plagiaire que l’on est conduit à se demander pourquoi et comment, chargés de l’évaluer, ni le directeur de thèse, ni les deux rapporteurs, ni les autres membres du jury de soutenance, tous éminents juristes, ne se sont rendus compte de rien.

 

Cette thèse étant ce qu’elle est, il reste difficilement imaginable que le professeurChristian Philip ait vraiment dirigé et évalué ses « recherches », comme l’affirme Ziad Lattouf, avec emphase et une certaine flagornerie, dans ses remerciements.

On notera (voir ci-contre) que ces remerciements sont plagiés !

.

.

Non seulement les plagiats commencent dès les remerciements, ouvrent l’introduction et arrivent le plus souvent en séquences de plusieurs pages d’affilée, mais ils sont particulièrement grossiers et facilement repérables.

On trouve dans cette thèse jusqu’à 42 pleines pages du même document, le Rapport annuel 2007 rédigé par la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme (CNCPPDH).

La quarantaine de pages copier-coller depuis ce rapport (pages 7 à 14, 16 à 26, 30 à 35, 37 à 40, 49 à 63 et 123 à 125 du document original) sont surlignées en couleur violette sur cette version pdf.

.

La distraction des autres membres du jury de soutenance est tout aussi étonnante. Les deux rapporteurs sont des juristes, experts internationaux. La distraction du premier rapporteur, Mohammed Bedjaoui – « professeurexpert international », notamment ancien ministre Algérien de la justice (1964-1970), ancien Président de la Cour internationale de justice de la Haye (1994-1997), ancien membre du Conseil constitutionnel de la République algérienne démocratique et populaire (2002-2005) et ancien Ministre des affaires étrangères (2005-2007) –  est particulièrement incompréhensible.

La distraction du second rapporteur, Emmanuel Decaux, Professeur de classe exceptionnelle à l’Université Paris 2, Directeur d’école doctorale (École doctorale de droit international, droit européen, relations internationales et droit comparé) et expert de la défunte AERES, est tout aussi incompréhensible que celle du premier rapporteur.

Le Président du jury de soutenance était le professeur Michaël Karpenschif, Directeur duCentre d’Études Européennes (CEE) de Lyon 3, la structure d’accueil de Ziad Lattouf. Christian Philip  a été le directeur du CEE et en reste un membre actif.

Le professeur Stéphane Doumbé-Billé, Directeur du Centre de Droit International (CDI) de Lyon 3 était le cinquième membre du jury. CEE et CDI sont coiffés par l’EDIEC (Équipe de Droit International, Européen et Comparé) dont dépendent aussi le Centre de Recherche sur le Droit International Privé (CREDIP),  et l’Institut de Droit comparé Édouard Lambert (IDCEL).

Stéphane Doumbé-Billé avait dirigé une célèbre thèse plagiaire évoquée plusieurs fois sur ce blog et dans la presse (cf. 400 pages de plagiats, 20,33 euros ! voir la partieANRT : édition et diffusion commerciale d’une thèse jugée plagiaire par le CNU et le Conseil d’État). Malgré la décision de la 2e section du CNU (Droit public) confirmée par le Conseil d’État, l’Université Lyon 3 s’est toujours refusée à annuler cette thèse au prétexte que « la volonté intentionnelle de la fraude ou du plagiat ou de contrefaçon n’a pas été démontrée et le bénéfice du doute doit être appliqué » (cf. l’article d’I. Rey-Lefebvre, Le Monde du 02.05.2012).

Le cas de Farrida Kaddous Hamadi, dont le nom figure sur la couverture de la thèse de Ziad Lattouf comme membre du jury, est particulier. Elle fait l’objet de remerciements un peu énigmatiques, « Je tiens également à remercier Farida Hamadi Kaddous de faire l’effort pour participer à ce jury mais en vain ». Farida Hamadi Khaddous, maître de conférences à l’Université d’Oran, n’a en effet pas siégé à la soutenance. Peut-être avait-elle vraiment lu la thèse et a-t-elle préféré s’abstenir. Elle n’était de toute façon pas en mesure de s’affronter aux autres membres du jury.

Bien plus que les plagiats et l’auteur plagiaire, ce sont donc bien les conditions de l’évaluation de cette thèse et la décision des membres du jury de soutenance d’accorder la mention honorable au doctorant qui posent ici le principal problème. S’il est de manière générale certainement excessif de reprocher aux membres d’un jury de s’être laissés abuser par des formes subtiles de plagiats, on est ici dans un tout autre cas, celui de plagiats à l’échelle industrielle, grossiers et évidents.

La nécessité d’une instance indépendante à l’abri des pressions et conflits d’intérêts

Alerté de cette situation par une source universitaire algérienne en mars 2013, le Président de l’Université Lyon 3, Jacques Comby, aurait ouvert une enquête (mais la thèse plagiaire est toujours disponible sur le site de l’Université Lyon 3). Aucune instance locale d’une université – que ce soit une commission d’enquête, une commission disciplinaire, une commission de déontologie ou d’éthique… – ne paraît en réalité en mesure d’aborder ce type de cas en toute indépendance; le cas de mon université, Paris 8, en témoigne. Le précédent, déjà à l’Université Lyon 3, d’un refus d’annuler une thèse au curieux prétexte que l’intention de plagier ne fût pas prouvée ne pousse pas à l’optimisme.

Dans le cas de Ziad Lattouf, l’importance et la nature de ces plagiats étant ce qu’elles sont, les membres du jury ont-ils tous fait preuve d’une totale incompétence pour évaluer cette thèse ? L’hypothèse est peu plausible. D’autres facteurs ont certainement été pris en compte. De quelle nature ? On comprend mieux que poser les bonnes questions, aller jusqu’au bout de l’enquête et arriver aux bonnes conclusions exigent l’absence de conflits d’intérêts et une totale indépendance.

À ce jour, Geneviève Fioraso n’a pas plus réagi que Valérie Pécresse face aux situations de plagiats universitaires qui lui ont été soumises – même les plus scandaleuses, par exemple le cas d’un membre plagiaire du CNU et celui de la tolérance au plagiat de la CP-CNU (cf. La Commission permanente du Conseil national des universités (CP-CNU),le « vide juridique » et la tolérance au plagiat).

La loi Fioraso sur l’Enseignement supérieur et la Recherche pourrait pourtant être l’occasion de créer de nouvelles conditions de saisine d’instances, libres de conflits d’intérêts, susceptibles de traiter en toute indépendance les affaires de plagiat universitaire – que ce soit le plagiat des doctorants mais surtout, plus grave et de plus en plus fréquent, le plagiat des enseignants-chercheurs (des doctorants plagiaires, qualifiés et nommés sur des postes d’enseignants-chercheurs, deviennent par la force des choses des universitaires disposés à plagier…). Pour l’instant, la seule parlementaire à s’être montrée sensible à ce problème est Marie-Christine Blandin, Présidente de la Commission de la culture, de l’éducation et de la communication du Sénat.

Notons que le projet de loi ESR-Fioraso se propose de valoriser le doctorat et le titre de docteur (cf.  Le doctorat bientôt au Sénat) et notamment de le prendre en considération pour l’accès à la haute fonction publique. Mais il serait dommage de valoriser un doctorat dévalorisé par l’absence de réaction face à la délivrance du titre à des plagiaires compulsifs.

Le projet de loi relatif aux droits et obligations des fonctionnaires, défendu par Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique – sa présentation en Conseil des ministres est programmée en juillet  – prévoit la création d’un dispositif d’alerte éthique et préciserait des mesures de protection en faveur des lanceurs d’alertes. Indépendamment de mesures spécifiques au Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, cela pourrait favoriser plus de transparence autour des cas les plus scandaleux en matière de plagiat universitaire.

 

* * * 

Les victimes des plagiats de Ziad Lattouf ne sont pas seulement ses plagiés. La première victime serait d’abord le candidat non-plagiaire à un poste universitaire en Algérie qui serait classé derrière l’auteur de la thèse plagiaire validée par l’Université Lyon 3.

Ce ne sont pas quelques paragraphes, ou même quelques pages, qui ont été plagiés, c’est l’essentiel de la thèse. Pour 140 des 250 pages de la thèse proprement dite [322 pages dont il faut soustraire la table des matières, la copieuse bibliographie (pp. 270 à 283) et les annexes (pp. 284 à 320)], les plagiats ont été déjà documentés par des collègues algériens, avec leurs sources identifiées et surlignées. Une fois ce travail achevé, ce seront probablement encore plus de pages plagiaires qui seront documentées.

Avec l’avant-propos de cette thèse, page 8, les membres du jury disposaient d’un texte attribuable, sans trop de risque de se tromper, à Ziad Lattouf. Son niveau de langue comparé au reste de la thèse ne pouvait pas ne pas les alerter :

La segmentation de la place des droits de l’homme sous l’influence de Barcelone dans la promotion de ces droits d’où leur importance se dégage de l’accord d’association Algérie-Union européenne. Elle s’appuie à la fois sur un projet Euro-Méditerranéens lancé à Barcelone et sur un projet bilatéral. De nombreuses interactions existent donc les deux parties de la thèse.

La méthode consiste pour l’essentiel la promotion et le respect des droits de l’homme et leur mise en oeuvre, à partir des textes communautaires ou euroméditerranéennes ou international (Déclaration de Barcelone, accord d’association Algérie-Union Européenne, conventions internationales…), à se poser la question de savoir ce que cet acte signifie : i) au plan international. ii) Pour l’Union européenne. iii) Pour l’Algérie.

Toutes les parties qui tranchent avec ce niveau de langue, l’essentiel de la thèse, se désignent comme plagiats probables. Il reste cependant à trouver les textes originaux sources de ces plagiats. Des recherches simples sur Google ont permis de retrouver les premiers, l’utilisation d’un logiciel anti-plagiat a apporté des compléments significatifs sans pour autant tout repérer.

De quoi est faite une thèse plagiaire de droit à Lyon 3

La thèse de Ziad Lattouf est disponible sur le site dédié de l’Université Lyon 3 ou ici en format pdft. Les  exemples de plagiats présentés ci-dessous illustrent la méthode simplette de rédaction de cette thèse.

Quelques paragraphes de plagiats se glissent au début des remerciements et de l’introduction. Puis suivent, en guise de chapitre 1 de la « Partie introductive : les rapports Algérie-Union européenne » sept pages de thèse (pp. 27 à 35) issues d’uncopier-coller depuis le site de Jacques Leclerc, linguiste, Professeur émérite de l’Université Laval, au Canada (texte source surligné en jaunesur ce fichier pdf, pp. 9 à 14).

Le pli est pris. Le reste de la thèse sera à l’avenant.

.

.

Ziad Lattouf a une conception simple du Droit comparé, validée par les membres de son jury de soutenance : il copie-colle, s’approprie et met les uns à la suite des autres de longs documents produits par la Communauté européenne, le gouvernement algérien et des institutions de ce pays et les instances de la Francophonie. Il ne les compare jamais, pas plus qu’il ne les commente.

On retrouve le texte de ce « document d’information du greffier de la Cour européenne des Droits de l’Homme » (septembre 2003, ici, dans sa version pdf, surlignée en couleur orange) en  copier-coller des pages 150 à  155 de la thèse de Ziad Lattouf.

Comme on le constatera en se rapportant à sa thèse, le seul apport de Z. Lattouf en terme « d’habillage » de son copier-coller est  ici un « ensuite ».

Dans d’autres plagiats, ses interventions sur le texte plagié sont plus fréquentes :D’abord, ou Tout d’abordEnsuite et D’ailleurs… Ziad Lattouf, qui n’utilise pas les guillemets, a, de temps à autre, l’art de signaler les sources de ses plagiats dans des notes de bas de pages d’apparence très innocente…

Au besoin, quand le document qu’il plagie concerne la Tunisie plutôt que l’Algérie, Ziad Lattouf ne craint pas d’intervenir sur son copier-coller et de substituer le nom de l’Algérie à celui de la Tunisie, ou encore « autorités algériennes » à « autorités tunisiennes« . Dans l’illustration ci-contre, on trouve à gauche la source du plagiat, un extrait de la page 105 du document Guide sur les Droits de l’Homme dans le Processus de Barcelone / Réseau euro-méditerranéen des droits de l’Homme par Khémais Chammari  et Caroline Stainier, 221 pages, et à droite, un extrait de la page 94 de la thèse de Ziad Lattouf.

Cet emprunt, certes le plus significatif, est loin d’être le seul. Des copier-coller d’autres séries de pages de ce même texte de K. Chammari et C. Stainier (copier-coller des pages 22 à 26, 83 à 85 et 100 à 106) se retrouvent dans la thèse de Z. Lattouf.

 

L’article (ci-contre surligné en jaune, et ici dans sa version pdf) de Pierre Kamtoh, juge à la Cour de justice de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) est « copier » de la page 5 à la page 16 de ce document et « coller »sur la thèse, de sa page 190 à la page 200.

 

.

.

.

.

.

.

 

.

 

.

À l’exception de quelques paragraphes, tout le texte d’un « mémorandum sur les réformes en Algérie » de 2004 (version pdf surlignée, ici)diffusé par l’ambassade algérienne à Ottawa, est copier-coller pour fournir les pages  226 à 234 de la thèse de Z. Lattouf.

.

.

 

 

Les pages 234 à 245 de la thèse de Z. Lattouf sont pour l’essentiel constituées descopier-coller de l’article intégral « La politique européenne de voisinage » opérés depuis le site de la Documentation française.

 

.

.

Le 7e exemple de plagiat copieux, vraiment très copieux, concerne la reprise quasi intégrale dans la thèse de Ziad Lattouf de la déclaration finale (du 4 novembre 2008) d’une Conférence Ministérielle sur leProcessus de Barcelone(version pdf, plagiats surlignée en vert, ici).

Ce copier-coller s’étend sans interruption de la page 248 à la page 266 de la thèse et précède la Conclusion générale. Ce document n’a donc en aucun cas, pas plus que les autres sources de plagiats déjà présentées, un statut d’annexe de la thèse.

D’ailleurs, il existe bien une partie spécifique « Annexes » qui occupe, après une longue et curieuse bibliographie, les pages 284 à 320 de la thèse.

* * *

L’Université de Lyon, dont Lyon 3 est un des membres fondateurs, regroupe une vingtaine d’établissements d’enseignement supérieur. Elle affiche sur son site Internet un texte de Sensibilisation à la lutte contre le plagiat. De la déclaration d’intention – peut-être d’abord une opération de communication – à la pratique, la route est longue.

*

Repost 0
Published by La redaction de LaRSG - dans Innovation et recherche
4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 13:28

ATH, association technique de cabinets d’audit et d’expertise comptable, publie la cinquième édition de son ouvrage consacré à la rémunération de 400 dirigeants d’importantes sociétés cotées, hors CAC 40, banques et assurances, dans le cadre de son Observatoire de l’information financière.

Pour le 5e anniversaire de cet ouvrage, ATH fait le point sur les principales évolutions des rémunérations des dirigeants sur la période 2008 à 2012. Par ailleurs, cette édition prend en compte l’actualité avec une estimation des conséquences pour ces entreprises de la fiscalisation à 75% des hautes rémunérations ainsi qu’un point sur le plafonnement des rémunérations des dirigeants par rapport à celles de leurs salariés.

LES EVOLUTIONS SUR 5 ANS

Les rémunérations totales[1]
La rémunération totale médiane des dirigeants se situe à 351 Keuros en 2012 pour 300 Keuros en 2008, soit une augmentation de 17% sur 5 ans. Toutefois, cette évolution est  très hétérogène selon la capitalisation boursière[2] des sociétés auxquelles appartiennent les dirigeants.
En effet, les dirigeants du compartiment A ont subi en 2009 une forte baisse de leurs rémunérations, en conséquence directe de la crise, et n’ont jamais retrouvé le niveau de rémunération de 2008.
A contrario, l’évolution de la rémunération des dirigeants des compartiments B et C a été beaucoup moins sensible à la crise et leurs rémunérations de 2012 sont supérieures à celles de 2008.
Les rémunérations totales médianes ont suivi les évolutions suivantes sur la période 2008-2012 :
- un recul de 20% pour le compartiment A passant de 722 K€ à 578 K€,
- une augmentation de 20% pour le compartiment B passant de 292 K€ à 351 K€,
- une hausse de 11% pour le compartiment C passant de 197 K€ à 218 K€.
Sur cette même période, la rémunération moyenne des dirigeants du CAC 40 a connu une croissance de 21%.

ATH-remuneration-2.jpg

La rémunération variable

La part de la rémunération fixe est restée stable à environ 60% du total et la part variable à 30% du total, sauf en 2009 où du fait de la crise, la part de la rémunération variable a fléchi par rapport à la rémunération totale.
Les évolutions sur 5 ans de la rémunération variable sont également très disparates selon les compartiments :
- une forte baisse pour le compartiment A passant de 408 K€ à 296 K€,
- une évolution pour les dirigeants des compartiments B et C sur des montants beaucoup plus faibles : de 99 K€ à 120 K€ pour le compartiment B et de 46 K€ à 62 K€ pour le compartiment CSelon l’analyse faite par ATH, 7 dirigeants présentent des critères quantitatifs précis et mesurables conformément aux exigences de l’AMF. 38 dirigeants évoquent une clause de confidentialité pour ne pas donner d’éléments précis.
Par ailleurs, on peut noter que seules 3 dirigeants mentionnent le respect de dispositifs liés à la Responsabilité Sociétale des Entreprises - RSE comme critère qualitatif. 

Les actions et options
Le nombre de bénéficiaires à qui des actions ou des options d’actions ont été attribuées est resté relativement stable et se situe à environ un tiers des dirigeants.
Les deux tiers de ces dirigeants appartiennent à des sociétés du compartiment A et les montants attribués se sont situés entre 800 et 900 K€ avec cependant une baisse notoire à 524 K€ en 2009. Les montants sont aux alentours de 200 K€ pour le compartiment B et de 100 K€ pour le compartiment C. 

ATH-remuneration.jpg

La fiscalisation des hautes rémunérations
Si la fiscalisation à 75% des hauts revenus (supérieurs à 1 million d’euros) était confirmée, elle toucherait 46 dirigeants sur 388 du panel ATH soit moins de 12%.
L’impact financier pour les 41 sociétés auxquelles appartiennent ces dirigeants s’établirait à 23 M€. 

Le rapport rémunération des dirigeants/rémunération des salariés
Les pouvoirs publics ont fixé à 450 K€ la rémunération brute maximale des dirigeants des entreprises publiques, soit un plafonnement à 20 fois de la moyenne des plus bas salaires des principales entreprises publiques.
L’étude ATH démontre que 85% des dirigeants du panel remplissent la condition d’une rémunération totale inférieure à 20 fois celles de la moyenne de leurs salariés et que 63% d’entre eux ont une rémunération totale inférieure à 450 K€. 

www.ath.asso.fr
www.observatoireath.com

ATH-observatoire-remuneration-dirigeants-2013.jpg

Méthodologie de l’étude :
Le panel est constitué de 154 sociétés et 388 dirigeants. Ces sociétés sont réparties de manière équilibrée dans les trois compartiments Eurolist hors CAC 40 et banques/assurances :
- 53 sociétés dans le compartiment A,
- 52 sociétés dans le compartiment B,
- 49 sociétés dans le compartiment C. 

[1] Rémunérations totales = fixes, variables, exceptionnelles, avantages en nature et jetons de présence
[2] Le compartiment d’une société se définit en fonction de sa capitalisation boursière :
- Compartiment A : capitalisation boursière supérieure à un milliard d’euros,
- Compartiment B : capitalisation boursière comprise entre 150 millions et un milliard d’euros,
- Compartiment C : capitalisation boursière inférieure à 150 millions d’euros

Repost 0
Published by La redaction de LaRSG - dans Social
4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 12:45

Selon un message du SNESUP : « Depuis la dissolution de l'Institut National de Recherche Pédagogique en 2010 et sa transformation en Institut Français de l'Education, composante de l'Ecole Normale Supérieure de Lyon, les revues de recherche en éducation qu'il abrite (Éducation et sociétés, Histoire de l’éducation, Recherches en Didactique des Sciences et des Technologies, Recherche et Formation, Repères, Revue française de pédagogie) relèvent du service des publications de l'ENS. Or celle-ci se désengage de leur gestion en disant ne plus pouvoir assumer seule le coût de leur fonctionnement. Cela se traduit par des restrictions des financements des réunions de leurs comités, des réductions des traductions des articles, une diminution du temps de secrétariat de rédaction consacré à ces revues, la dénonciation des conventions avec les universités d'appartenance de plusieurs des rédacteurs en chef incluant des aménagements de service qui leur permettent de mener à bien leur mission.
L'ENS souhaiterait désormais que des laboratoires prennent en charge ces coûts, faisant comme si ces revues en émanaient, et n'assumant pas sa mission nationale et internationale, via l'IFE, de diffusion et de structuration de la recherche en éducation. Ces revues, qui sont toutes classées comme revues de référence par l'AERES et le CNU, et dont certaines figurent dans le classement de l’European Science Foundation, jouent un rôle important dans la diffusion des résultats de recherche en éducation, dans la vie scientifique des équipes de recherche, dans la formation des professionnels de l'éducation, des acteurs et des décideurs ayant des responsabilités dans le domaine éducatif. Leur affaiblissement, voire leur disparition, serait incompréhensible à un moment où le ministère affirme par ailleurs l'importance des recherches dans le domaine, tout particulièrement pour éclairer les politiques d'éducation prioritaire et contribuer de façon plus importante à la formation des enseignants. Déjà menacées, comme l'ensemble des revues en sciences humaines et sociales, par une directive européenne qui tente de leur appliquer un régime économique conçu pour d'autres disciplines et d'autres traditions de recherche, elles survivraient difficilement aux mesures annoncées.
Le SNESUP soutient la motion que la 70e section du CNU a adoptée à l'unanimité demandant que 'les revues faisant référence, chacune avec sa spécificité scientifique, continuent d'être soutenues par l'IFE et l'ENS, au rayonnement national et international desquels elles contribuent dans le champ des recherches en éducation.'
Le SNESUP appelle la communauté universitaire à se mobiliser pour s'opposer à un affaiblissement de ce maillon essentiel de la recherche que sont les publications et pour exiger du ministère qu'il prenne ses responsabilités en la matière. »

SNESUP

Repost 0
Published by La redaction de LaRSG - dans Enseignement
3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 14:15

La MSH Paris Nord publie son appel à projets annuel sur ses axes de recherche :

- Industries de la culture & arts
- Santé & société
- Mondialisation, régulation, innovations
- Penser la ville contemporaine

• Téléchargez le document (pdf 637 Ko)

• Téléchargez le dossier de réponse pour un nouveau projet :
fiche de réponse pour un nouveau projet (word 142 Ko)

• Téléchargez le dossier de réponse pour la reconduction d'un projet :
fiche de réponse pour la prolongation de projet (word 135 Ko)

• Les dossiers réponses sont disponibles sur le site web de la MSH Paris Nord:
http://www.mshparisnord.fr/fr/recherches/appels-a-projets-msh-paris-nord.html

Pour toute information supplémentaire : Camilla Rocca, responsable du suivi scientifique des programmes, camilla.rocca@mshparisnord.fr

• La date limite de dépôt des projets est fixée au vendredi 4 octobre 2013.

Repost 0
Published by La redaction de LaRSG - dans Infos de la rédact°
2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 09:09

Selon un message diffusé par le SNESUP : « Visiblement seul interlocuteur accrédité par le gouvernement, le ministre de l'éducation nationale s'est positionné lors d'une interview de l'AEF sur la formation des enseignants et les futures Écoles supérieures du professorat et de l'éducation.

Des ESPE bâclées
Le ministre de l'éducation nationale annonce en lieu et place de la ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche que certains projets d'ESPE jugés non aboutis, seront retoqués, accrédités pendant seulement un an, alors que la loi prévoit le maintien des IUFM dans ce cas de figure. Le mode de gouvernance des ESPE favorise le rôle et l'autorité des recteurs et inspecteurs, pilotés dans les académies en toute hâte pour une annonce d'ouverture au 1er septembre. L'opacité constatée augure mal de la suite en termes de collégialité qui, avec la recherche elle aussi absente, sont au coeur des fondements des formations universitaires.

Étudiants grands perdants
Ils sont les grands absents des propos du ministre, en particulier sur les conditions de la rentrée. Entre une première année de master surchargée par un concours qui les empêchera de se concentrer sur l'apprentissage de leur futur métier et une deuxième année de master où ils se formeront par eux-mêmes à mi-temps, en servant de remplaçants pour le ministère de l'éducation nationale, le cursus pour devenir enseignant ressemblera à un parcours d'obstacles.

Personnels bafoués
Le ministre de l'éducation nationale persiste, dans cette interview, à affirmer que les enseignants et enseignants-chercheurs de l'enseignement supérieur et de la recherche ne sont pas des professionnels de l'éducation, et ignore le principe-même des équipes pluri-catégorielles qui ont pourtant fait leurs preuves.


Enfin, les critiques du ministre envers les universités et leurs capacités historiques à former les enseignants, oublient que celles-ci ont dû travailler dans un temps très insuffisant pour une telle réforme de la formation des enseignants, sans aucun texte réglementaire stable et concerté, fluctuant au fil des semaines, et accumulant les retards par rapport à l'agenda initial.
Devant un tel gâchis d'une réforme pourtant attendue par la communauté éducative, le SNESUP réitère sa demande de remise à plat de la réforme et de moratoire d'un an. »

SNESUP

Repost 0
Published by La redaction de LaRSG - dans Social

Linkedin-la-revue-des-sciences-de-gestion-copie-1.png

Canalac.jpg

unipresse.jpg

linkfinance Tout emploi en banque finance assurance

300x250_ecofolio_cinq_vies.gif