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Blog animé par Yves Soulabail

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 08:51

L’IAE Lyon, école interne de l’Université Jean Moulin Lyon 3, occupe une place particulière dans son environnement concurrentiel. Son industrie est celle des structures de formation supérieure et de recherche en gestion et management, mais l’IAE Lyon est une structure publique agissant dans ce marché hyper concurrentiel.

L’enseignement supérieur en management est traversé par de nombreuses transformations :logiques de rapprochement et de fusion de nombreux acteurs consulaires et privés, transformation des modèles économiques, développement des programmes de Bachelors, arrivée de nouveaux acteurs privés, avec en parallèle une demande sociale de formation très forte et croissante. A cela s’ajoute la rareté des ressources académiques, qui génère des tensions de recrutement et de carrières.

Pour l’IAE Lyon, il est important d'associer l’excellence académique universitaire, les valeurs de l’université publique à une identité d’école interne, portée tant par un grand réseau de partenaires entreprises et institutionnels, nationaux et internationaux, une vie associative très riche, et un réseau d’anciens engagé et dynamique.

L’IAE Lyon bénéficie d’une taille et de niveaux d'activité et de qualité qui font de lui un acteur important du paysage local mais aussi national et international. Ses particularités sont  principalement liées à l’intégration de toute la chaîne de formation, du post‐bac au doctorat,  avec une diversité de canaux de formation : formation initiale, formation en alternance et formation continue.

Avec également une multiplicité de métiers, propre au modèle de développement des IAE : l’inscription dans l’Université, et de fait dans un espace de production de connaissances par la recherche et leur diffusion.

L’IAE Lyon a mission de former des managers, actuels et futurs, capables d’anticipation et d’adaptation dans une période de ruptures : leurs activités de gestion et de management se doivent d’être en dialogue avec les humanités, pour une compréhension posée des mondes et un bénéfice mutuel des différentes parties prenantes. Ce positionnement reflète à la fois l’identité et les atouts de l’IAE Lyon et constitue un facteur de différenciation majeur dans son univers concurrentiel direct.

Perspectives et projets pour l’IAE Lyon :

1. Assumer pleinement les rôles et missions d’acteur public de la recherche et de l’enseignement supérieur en management et gestion, en particulier en matière d’ascension sociale et de formation tout au long de la vie. En la matière, le plan Réussite en licence constitue une opportunité de valorisation des capacités de l’IAE Lyon à faire de ses formations post‐bac en gestion des formations d’excellence et de reconnaissance du mérite académique : tutorats, individuels et collectifs, contrat pédagogique individualisé, plan de mentoring par des managers constituent autant de challenges à relever. Il s’agit également de poursuivre le développement des filières en alternance au niveau Master pour répondre à la demande des entreprises et des étudiants. Enfin, les expertises académiques doivent être valorisées dans des projets différenciants de formation continue.

2. Poursuivre le positionnement de l’IAE Lyon comme un lieu de dialogue du management et de la gestion avec les humanités, pour une meilleure appréhension des mondes par nos étudiants. Le renforcement des coopérations internes avec les autres composantes de l’Université Jean Moulin est une étape clé de ce positionnement, pour une implication entière et constructive dans le projet de l’Université Jean Moulin ;

3. Poursuivre les actions de reconnaissance par des entités extérieures et le renforcement des lisibilités nationale et internationale, en particulier en matière d’accréditations ;

4. Poursuivre une politique d’accompagnement, de développement et de valorisation des compétences académiques, tant en matière de soutien aux activités de recherche que d’innovations pédagogiques et d’intégration des TICE ;

5. Accroître la valorisation des réseaux de partenaires socio‐économiques, nationaux et internationaux, par la multiplication des actions de maillage et de construction de passerelles entre mondes.

L’accompagnement du développement de Chaires d’entreprises constitue un objectif prioritaire dans le domaine, de même que la poursuite du développement des formations par alternance à tous les niveaux de formation, ou encore, à l’international, la conduite de projets innovants en réseau ;

 

6. Développer l’analyse et la diffusion des impacts de l’IAE Lyon sur ses environnements, pour une valorisation de ses actions au service du territoire.

 

http://iae.univ‐lyon3.fr

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 06:22

Une vaste opération de contrôle a été organisée sur des chantiers du bâtiment et des travaux publics les 25 et 26 juin dans toute la France. Plus de 3000 agents appartenant aux administrations de contrôle compétentes en matière de lutte contre le travail illégal ont participé à cette opération. Celle-ci était placée sous l'autorité des procureurs de la République dans le cadre des comités opérationnels départementaux anti-fraude (CODAF) avec le soutien de la Délégation Nationale à la Lutte contre la Fraude. L’opération s’inscrit dans le cadre du Plan National de Lutte contre le Travail Illégal (PNLTI) 2013-2015.
Plus de 1800 entreprises ont été contrôlées sur 300 chantiers. Les conditions d'emploi de plus de 6000 salariés ont pu être vérifiées. Une attention particulière a été portée aux conditions de recours à la sous-traitance et à la prestation de service internationale.

Les premiers résultats dans le BTP…
Si 84 % des entreprises contrôlées étaient en règle, les premiers constats révèlent d'ores et déjà 247 infractions de travail dissimulé, 160 infractions de prêt illicite de main d'œuvre et de marchandage et 41 infractions d'emploi d'étrangers sans titre. Par ailleurs, 42 détournements de statuts (stagiaires, bénévoles, travailleurs indépendants et auto entrepreneurs) ont été constatés. A ce jour, 223 procès-verbaux et 54 arrêts sont déjà envisagés. 7 fermetures administratives sont demandées aux préfets et 14 entreprises vont se voir refuser ou devront rembourser des aides à l'emploi. Enfin, une centaine d’entreprises feront l'objet d'un redressement des cotisations sociales par les URSSAF.
La mise en cause de la responsabilité de donneurs d'ordres fait l'objet d'une expertise dans 162 situations en raison de suspicions de recours à des montages frauduleux (fausse sous-traitance par mise à disposition de personnel, par recours à des travailleurs indépendants, par recours à des auto entrepreneurs et détournement des règles du détachement).
La mobilisation exceptionnelle des services dans cette opération montre l'engagement des pouvoirs publics dans la lutte contre toutes les formes de travail illégal. Ces contrôles participent à l'objectif repris dans la feuille de route de la Grande conférence sociale de lutter contre les cas de détournements et de fraude qui conduisent à des situations inacceptables de distorsion de concurrence et de dumping social.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 05:55

Le premier conseil de gestion de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse qui s’est réuni le mercredi 26 juin 2013 a validé l’attribution d’une bourse de solidarité destinée à l’accueil d’un étudiant Syrien pour l’année universitaire 2013-2014.

Un appel à candidature sera lancé très prochainement
L’étudiant Syrien sélectionné bénéficiera d’une bourse d’un montant de 10 000€ versée par la Fondation. L’étudiant sélectionné pourra intégrer l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse dès la rentrée prochaine avec des droits d’inscription offerts par l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse.

Retrouvez plus d’informations sur www.univ-avignon.fr

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 13:10

Le premier conseil de gestion de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse s’est tenu ce jour. Emmanuel Ethis, Président de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse, a été élu Président de la Fondation pour un mandat de 4 ans. Les personnalités qualifiées, les donateurs ainsi que les membres du bureau ont été désignés pour une même durée.
La fondation vise à la fois à collecter des ressources nouvelles pour soutenir l’Université dans l’accomplissement de ses missions et à rapprocher l’Université du monde socio-économique à travers la promotion d’une culture d’ouverture et d’échange avec les entreprises et les acteurs sociaux et politiques autour de ses deux axes identitaires :
• Agro&Sciences
• Culture, Patrimoines et Sociétés numériques

Pierre Bergé, Président de la Fondation Pierre Bergé – Yves Saint Laurent, Président d’Honneur de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse et Marie-Josée Roig pour la Ville d’Avignon en sont les membres fondateurs. Grâce à leur soutien, la Fondation a pu constituer une dotation initiale de 1 M€. Les financements des projets débuteront à l’automne.

Historique Fondation :
- 24 juin 2009 : le Conseil d'Administration de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse décide de la création de la fondation universitaire
- Janvier 2010 : lancement officiel de la Fondation avec un engagement de Pierre Bergé (500 000€)
- Novembre 2011 : engagement de la Ville d’Avignon (500 000€)
- 26 novembre 2012 : réunion des membres Fondateurs
- 28 février 2013 : vote à l’unanimité des statuts de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse en Conseil d’Administration de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse
- 26 juin 2013 : 1ère réunion du Conseil de Gestion, élection d’Emmanuel Ethis en tant que Président de la Fondation de l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse.

 www.univ-avignon.fr

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 13:06

Stephane-Boiteux-idrac.jpgSelon Stéphane Boiteux, Directeur du Groupe Idrac : « les business schools doivent montrer l’exemple après avoir été précurseurs dans le rapprochement avec le monde de l’entreprise, dans l’enseignement en anglais, nous devons arrêter cette discrimination sémantique : nous nous prétendons écoles internationale, alors accueillons des étudiants internationaux et pas ‘étrangers’ ».

Etudiants étrangers ou internationaux ?
« Que faire pour attirer les étudiants étrangers ? » C’est une énième phrase de ce type prononcée lors d’une réunion qui m’a fait réagir. Nous sommes aujourd’hui dans une économie mondialisée, dans un marché unique européen dont nous élirons les représentants l’an prochain, nous tenons certes à nos identités mais nous enrichissons de l’altérité en poussant les étudiants à opter pour un parcours international et nous utilisons encore ce terme « d’étranger ».
L’étranger, c’est celui qu’on ne connaît pas, c’est celui qui n’est pas des nôtres… Ce n’est pas l’image que je souhaite donner des étudiants qui ne sont pas français. Nous sommes dans un monde où les études sont de plus en plus internationalisées, quoiqu’on pense de son fonctionnement, L’Union Européenne est une réussite comme en témoigne Erasmus, le processus de Bologne et la mise en place du système de crédits qui permet à un étudiant d’effectuer des études où il le souhaite sans forcément que cela lui coûte plus cher que de rester dans son pays.
Ne parlons plus d’étudiants « étrangers », mais d’étudiants « internationaux ». Ces derniers viennent souvent dans le cadre d’échanges, créent une culture de l’international, une ambiance internationale à mille lieues du communautarisme et du repli identitaire, débordements dont souffre notre pays en crise. Nous exigeons souvent que nos propres étudiants partent dans d’autres pays, je ne suis pas certain que nous souhaitions qu’ils soient traités en « étrangers » mais au contraire qu’ils s’imprègnent de cette culture internationale, s’enrichissent de leurs expériences tout en n’oubliant pas d’où ils viennent.
Alors oui, les business schools doivent montrer l’exemple après avoir été précurseurs dans le rapprochement avec le monde de l’entreprise, dans l’enseignement en anglais, nous devons arrêter cette discrimination sémantique : nous nous prétendons écoles internationale, alors accueillons des étudiants internationaux et pas ‘étrangers’.

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 12:19

Ce que certains évoquent comme le classement FNEGE, qui est en fait le classement du Collège des Associations Scientifiques réunies par la FNEGE regroupant : AFC, ARAMOS, AIMS, AIRL, AFM, AFFI, AGRH, AEI, AIRMAP, AIM, SFM, ADERSE, RIODD, ATLAS-AFMI. Ce classement vient d’être mis à jour sur 2013.

Comme le précise le document : « Ce soutien unanime de l’ensemble d’une communauté scientifique lui donne une forte légitimité. Cette liste a vocation à servir de référence pour les chercheurs, les laboratoires et plus largement pour l’ensemble des institutions d’enseignement et de recherche en gestion. Bien que les articles scientifiques ne représentent pas le critère unique d’évaluation, les enjeux directs et indirects de cette classification des revues demeurent considérables, tant en termes quantitatifs (étant donné le nombre d’enseignants chercheurs et d’étudiants en sciences de gestion – un corps professoral très nombreux à l’Université et dans les Grandes Ecoles, près de 19 % des étudiants de l’enseignement supérieur) qu’en termes qualitatifs (incitation à la publication, carrières des enseignants chercheurs au sein des Grandes Ecoles et de l’Université, évaluation des laboratoires et équipes de recherche, rayonnement international, etc.). »

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27 juin 2013 4 27 /06 /juin /2013 12:08

Vincent PEILLON, ministre de l’Education nationale, Fleur PELLERIN, ministre déléguée aux PME, à l’innovation et à l’économie numérique et Louis GALLOIS, commissaire général à l'investissement, annoncent aujourd’hui le lancement d’un appel à projets dans le cadre du développement des usages, services et contenus numériques innovants dans le champ éducatif.

Cet appel à projets «Services et contenus numériques innovants pour les apprentissages fondamentaux à l‘Ecole» s’inscrit dans le cadre du soutien des investissements en faveur de l’innovation de procédé et d’organisation dans les services et contenus d’une part, et de la recherche et au développement (R&D) qui inspire les nouveaux usages du numérique d’autre part.

Dans une société où le numérique bouleverse les modes d’accès aux savoirs, les modes de travail et les rapports sociaux, l’Ecole doit être actrice des évolutions pour accompagner tous les élèves dans leurs apprentissages « avec le numérique », « par le numérique » et « au numérique ». Il ne s’agit pas seulement de mettre l’École à l’heure du numérique, mais plus encore de poursuivre les efforts déjà initiés et de se saisir du numérique pour refonder l’École.

Le développement généralisé du numérique est à même de faire évoluer et progresser l'efficacité de notre système éducatif dans la prise en charge des élèves, mais aussi dans son fonctionnement et son ouverture. Le numérique offre la possibilité d’adapter la formation aux parcours individuels, au niveau de connaissance et au rythme d’apprentissage de chacun, et cela en particulier dès l’école primaire et les premières années du collège. Cette formation enrichie permet ainsi la familiarisation des élèves avec le numérique, leur donnant une compétence clé pour s’insérer dans une société exploitant les technologies de l’information et de la communication de manière extensive.

Conformément aux priorités définies lors du lancement de la stratégie numérique par le ministre de l’éducation nationale en décembre 2012, cet appel à projets concerne tout particulièrement les apprentissages fondamentaux dans l’enseignement primaire et dans leur articulation avec le début du collège (lire écrire, compter, apprendre une langue étrangère à caractère universel, utiliser les technologies de l’information et de la communication).

Au-delà de la mobilisation des enseignants, des chercheurs et des collectivités territoriales, l’entrée de l’École dans l’ère du numérique doit aussi être propice à l’essor d’une filière numérique française compétitive dans la création de contenus numériques et d’e-services pédagogiques de haute qualité technologique. Cet appel à projets s’inscrit donc dans une démarche collective d’innovation technologique, économique, sociale et pédagogique. Il constitue enfin une étape de la mise en oeuvre de la feuille de route du numérique du Gouvernement, dont un des trois axes vise à faire du numérique une chance pour la jeunesse.

La gestion de cette action, pour laquelle une quinzaine de projets pourront être soutenus pour un montant total indicatif d’aide de dix millions d’euros. Elle est confiée au Fonds pour la société numérique (FSN) qui est géré par la Caisse des Dépôts, en son nom et pour le compte de l’État.

L’appel à projets sera clos le 30 septembre 2013 à 12h.
Pour télécharger l’appel à projets :


http://investissement-avenir.gouvernement.fr

http://cdcinvestissementsdavenir.achatpublic.com

http://www.education.gouv.fr/investissements-avenir-appel-projets-e-education

 

http://www.dgcis.fr/appels-projets

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 16:13

Voici, à titre d'information, le communiqué transmis à l'ASES (Association des Sociologues de l'Enseignement Supérieur) par les élus EELV.

Les sénateurs communiquent :

« Bonjour
Merci de diffuser ce communiqué le plus largement possible : 

"Les sénatrices et sénateurs écologistes ont proposé, dans le cadre du débat de la loi ESR dans un amendement d'alerte, un amendement pour la suppression de la procédure de qualification nécessaire en France pour que des docteurs puissent devenir candidats à des postes d'enseignants-chercheurs. C'est une spécificité française.
Dans un souci de coordination nous avons proposé la suppression du CNU comme instance de qualification (et non le CNU en général instance de gestions des carrières des EC). Cette suppression de la qualification correspondait à une proposition des assises reprise dans le rapport Berger (N° 126).
Après 24 h de débat en séance, en l'absence de très nombreux collègues, et par une conjonction assez improbable de votes, le CNU a été supprimé dans sa totalité !
Les bons observateurs auront vu l'incohérence des votes successifs... l'un soutenant la proposition, l'autre la faisant tomber.
Nous pouvons vous rassurer, cette mesure tombera en Commission mixte partiaire mercredi, cet amendement ayant été refusé en Commission au Sénat, et ayant été voté contre l'avis du gouvernement et contre l'avis de la rapporteure.
L'émotion provoquée ne s'est manifestée qu'après le vote.
Le débat riche sur la qualification mérite d'être poursuivi après le vote de la loi sur les avantages et inconvénients de cette particularité français et qui fait débat.

Corinne Bouchoux, Marie Blandin, André Gattolin
Sénateurs-trices EELV membres de la Commission Culture »

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 14:29

Nous reprenons ici la motion de la 22e section du CNU (Histoire et civilisations : histoire des mondes modernes, histoire du monde contemporain ; de l'art ; de la musique) à propos de la suppression de la qualification Enseignants-Cheégarcheurs par le CNU que nous avions évoqué de la part du SNESUP comme du SGEN-CFDT.

« C’est avec la plus grande consternation que les membres de la 22e section du CNU apprennent qu’un Sénat quasi déserté, débattant le 21 juin dernier du projet de loi sur l’enseignement supérieur et la recherche, a voté l’amendement n°6, présenté par M. André Gattolin et les membres du Groupe écologiste. Celui-ci proclame : « Le premier alinéa de l’article L. 952-6 du code de l’éducation est supprimé », alinéa qui précisait : « sauf dispositions contraires des statuts particuliers, la qualification des enseignants-chercheurs est reconnue par une instance nationale ». Sans aucune concertation préalable avec la communauté universitaire, le Sénat entérine donc la disparition des procédures de qualification nationales aux fonctions d’enseignant-chercheur, reprenant la proposition 126 du rapport Berger.
Ces procédures permettent que les dossiers de tous les candidats soient examinés de la même façon, par la même instance nationale, quelle que soit l’université où ils ont effectué leurs études, quel que soit l’établissement dans lequel ils exercent. Elles garantissent l’égalité territoriale, plus que jamais nécessaire dans un contexte où l’autonomie des universités fait courir le risque de disparité entre les pratiques universitaires locales. Elles font obstacle au clientélisme qui s’instaure toutes les fois que des décisions recouvrant de forts enjeux personnels sont uniquement confiées aux instances locales, hors de tout contrôle. Elles évitent les dérives d’éventuels jurys de complaisance. Elles permettent de préserver des conditions d’équité dans l’examen des dossiers des candidats ayant fait leurs études dans des universités étrangères, leur offrant ainsi une possible intégration à la communauté universitaire nationale.
Contrairement à ce que prétend Mme Marie-Christine Blandin (excipant, pour justifier la suppression, d’un « dispositif qui pénalise tous les doctorants de France », et oubliant par là-même le manque de considération que les décideurs politiques et la Cour des Comptes accordent, sous le sceau du malthusianisme, à des jeunes docteurs, prétendus trop nombreux), un refus de qualification n’est jamais une mesure vexatoire : assorti de rapports et de conseils, il permet au contraire aux candidats à la qualification de hausser le niveau scientifique de leur dossier afin de mieux se préparer aux recrutements futurs.
La décision du Sénat est fondée sur la dénonciation d’une procédure nationale « chronophage, coûteuse et [qui] détourne les enseignants-chercheurs de leurs missions premières, la recherche et la formation ». Les membres de la 22e section du CNU apprécient cette reconnaissance du temps passé à des tâches collectives et de ses conséquences. Ils s’étonnent en revanche qu’elles paraissent dispendieuses eu égard aux faibles défraiements qu’ils perçoivent, bien inférieurs à ceux attribués aux membres d’instances nommées dont la légitimité ne cesse d’être contestée, au contraire de celle du CNU, instance nationale élue que souhaite préserver l’immense majorité des enseignants-chercheurs. Ils se souviennent aussi que leur statut, apparemment en partie ignoré de la représentation nationale, leur fait un devoir d’enseigner, de rechercher et d’administrer, cette dernière mission étant, hélas, la plus chronophage, tant au plan local qu’au plan national, eu égard aux dérives bureaucratiques partout constatées et à la suspicion érigée en art de gestion. L’abandon de la procédure nationale au profit d’un dispositif laissé aux bons soins des universités, selon des considérations variables et éventuellement au détriment des critères scientifiques jusqu’alors prééminents, risque au demeurant d’avoir des conséquences bien plus pénalisantes : on peut ainsi imaginer qu’un dossier jusqu’alors refusé à la qualification pourra être indéfiniment présenté localement …
Nous nous permettons humblement de faire également remarquer aux élus de la République que demeure en l’état l’article L 652-6-1, précisant que « lorsqu’un emploi d’enseignant-chercheur est créé ou déclaré vacant, les candidatures des personnes dont la qualification est reconnue par l’instance nationale prévue à l’article L. 952-6 sont soumises à l’examen d’un comité de sélection ». Les sénateurs empressés viennent donc d’établir une solide contradiction dans les textes qui nous régissent. Par ailleurs, souhaitant viser la procédure de qualification aux fonctions de maître de conférences, ils ont aussi ipso facto - mais comme par inadvertance - décidé de la suppression de la qualification aux fonctions de professeur des universités.
Mme Geneviève Fioraso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, a elle-même reconnu au cours du débat : « On peine à obtenir le consensus de la communauté scientifique. Le temps n’est pas venu d’installer ce dispositif. Laissons le temps au temps. L’objectif de la loi est avant tout d’apaiser, de rassembler, de remobiliser ». Il y a d’autres manières de rassembler et de mobiliser que de le faire contre un amendement scélérat, tourné contre une instance élue, et parce qu’élue légitime – il est bon de le rappeler fortement à l’heure où partout, dans le monde universitaire et au-delà, les nominations tuent les velléités de transparence et de débat démocratique.
La 22e section réclame donc fermement le retrait de l’amendement n°6 à la loi sur l’Enseignement supérieur et la Recherche - dont, par ailleurs, plusieurs des orientations l’inquiètent - et le retour au statu quo ante.
Paris, le 23 juin 2013 »

Une pétition proposée par la CP CNU est par ailleurs en ligne.
http://www.petitions24.net/cpcnu

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 14:11

Selon un communiqué, daté du 24 juin 2013, que nous reprenons intégralement : « C'est avec surprise que le Sgen-CFDT a appris que le Sénat avait supprimé, le 21 juin, lors de la discussion sur le projet de loi sur l'ESR, les procédures nationales de qualification des enseignants-chercheurs par le CNU.

Bien que préconisée par le rapport des assises, cette suppression n'a jamais figuré dans le projet de loi, ni été évoquée lors des différentes auditions avec les parlementaires, et en particulier avec les deux rapporteur-e-s de la loi, Dominique Gillot et Vincent Feltesse.

Le Sgen-CFDT reste attaché à la procédure nationale de qualification parce qu'il est favorable à l'autonomie des établissements, et que cette autonomie n'a de sens que si les recrutements s'effectuent par des procédures transparentes et collégiales. Or le CNU est, à ce jour, la seule instance démocratique en mesure de garantir ce juste équilibre entre l'autonomie des établissements et un cadre national de recrutement, indispensable pour les enseignants-chercheurs qui sont, et restent, des fonctionnaires d'État.

Le Sgen-CFDT appelle donc les parlementaires à maintenir la qualification. En l'état actuel, sa suppression ne peut que créer un obstacle à l'acceptation d'un projet de loi que le Sgen-CFDT juge toujours indispensable pour rompre avec les logiques néfastes de la loi LRU. »

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