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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 00:56

Au Département de Sociologie

Date limite des candidature : 31 août 2012

L’UQAM recherche des candidat-e(s) qualifié-e(s) afin de renouveler son corps professoral et assurer un développement de qualité dans tous les domaines d’activités.

La/le candidat-e, est spécialisé-e en théories sociologiques contemporaines dont l'émergence, dans les années quatre-vingt, a redéfini les schèmes d'intelligibilité propres à la discipline et renouvelé ses thématiques. Sa connaissance approfondie des auteurs, théories, concepts et débats devra se doubler d'une expertise sur une thématique caractéristique des nouvelles sociologies.

Sommaire de la fonction :

• Enseignement et encadrement aux trois cycles d'études

• Recherche dans le domaine des théories sociologiques contemporaines

• Services à la collectivité

Exigences :

• Doctorat en sociologie ou dans une discipline connexe

• Expertise reconnue sur les principaux courants de pensée, théories et concepts de la sociologie depuis les années quatre-vingt

• Dossier de recherche et de publications couvrant le domaine

• Expérience en enseignement dans les trois cycles

• Expérience dans le domaine des services à la collectivité

• Maîtrise du français parlé et écrit

Date d'entrée en fonction : 1er décembre 2012

Traitement : Selon la convention collective UQAM-SPUQ

L’Université du Québec à Montréal souscrit à un programme d’accès à l’égalité en emploi. De ce fait, elle invite les femmes, les autochtones, les membres des minorités visibles, des minorités ethniques et les personnes en situation de handicap qui répondent aux exigences du poste à soumettre leur candidature. Nous encourageons les personnes qui s’identifient à l’un ou l’autre de ces groupes à remplir le Questionnaire d’identification à la présente adresse et à le joindre à leur dossier de candidature :

www.rhu.uqam.ca/visiteurs/egalite. La priorité sera donnée aux Canadiennes, Canadiens et aux résidentes, résidents permanents.

Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir un curriculum vitae en français, détaillé, daté et signé, incluant trois publications et trois lettres de recommandation avant le 31 août 2012, 17 h à :

Monsieur Jean-Marc Fontan, directeur

Département de sociologie - Université du Québec à Montréal

C.P. 8888, Succursale Centre-Ville Montréal, Québec, H3C 3P8

Téléphone: +1 (514) 987-3000 poste 0240 • Télécopieur: +1 (514) 987-4638

Source Jean-Marc Fontan < fontan.jean-marc@uqam.ca >

*******************

*

* Karl M. van Meter                  BMS, Bulletin de Methodologie Sociologique

* karl.vanmeter@ens.fr              (Bulletin of Sociological Methodology)

* tel 33 (0)1 40 51 85 19            http://bms.sagepub.com/

*                                             distribution list bms-rc33@services.cnrs.fr

*                                            free distribution list aimsl@services.cnrs.fr

* BMS-AIMS                           RC33, Research Committee Logic &

* 45 rue Linné                         Methodology of the International

* 75005 Paris, France              Sociological Association (ISA)

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Published by La redaction de LaRSG - dans Postes à pourvoir
15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 08:00

« Ein Mann bezwingt die Not »* ou « Car j’ai eu faim… »**

par Philippe NASZALYI
Directeur de La RSG

http://www.whoswho.fr/doc/whoswho/photos/valide/456/65032-4fd865fed0747.jpgC’est par le titre allemand de la biographie du père du mutualisme que fut Frédéric-Guillaume Raiffeisen « Un homme triomphe de la misère », traduit par ces premiers mots de l’Évangile de saint Matthieu, dans l’édition française du récit de sa vie : « Car j’ai eu faim… » que l’on peut prendre conscience que les mêmes causes amènent les mêmes conséquences. Les chercheurs comme les praticiens, les plus innovants, devant cette crise systémique, proposent une fois encore, une alternative ou des alternatives à un système totalitaire qui se meurt devant nous, pour les mêmes raisons, que mourut, il y a plus de 20 ans le communisme : injustice et finalement inefficacité réelle.

En effet, le système économico-politique dominant, comme le communisme naguère, est un système « totalitaire ». Ses thuriféraires se situent à gauche comme à droite, de Pascal Lamy à Michel Camdessus en passant par Jacques Delors et l’Ecole de Vienne, pour ne pas citer les lilliputiens hexagonaux à la mode sur les plateaux de télévision ou chroniqueurs à ce grand magazine que fut, jadis, l’Express. Bien entendu, ce n’est pas par la similitude de l’organisation avec le bloc soviétique, que ce système quasi religieux de la Mondialisation est totalitaire. C’est notamment parce qu’il se croit un phénomène indépassable ou inéluctable et, selon l’excellent mot (une fois n’est pas coutume !) de Bernard-Henri Lévy, parce que « la vérité y est enchaînée » !

Le processus depuis la fin des années 1970, n’a qu’un but, celui de nier d’autres formes d’organisation que ce qui découle de l’esprit du « Compromis de Washington » de 19921. Largement inspirée d’Ayn Rand, cette conception libérale, voire « libertarianiste », se fonde sur un rationalisme du mérite individuel, bâti sur « l’égoïsme rationnel ». Cette idéologie conduit a faire de la possession du capital un droit absolu qui l’emporte même comme on le verra par la suite, sur la démocratie. Le gouvernement des entreprises, ne devenant que « le simple usage du droit de propriété » dans cette « idéologie actionnariale »2. On n’est pas loin du suffrage censitaire. Sieyès, son père dans la constitution de 1791, estimait que seuls les citoyens riches qui contribuent à la bonne marche de l'économie nationale, ont le droit de voter. Tout le libéralisme économique est né à cette époque et en a bien conservé les stigmates.

En est-on si loin, lorsque l’on constate l’absentéisme populaire aux élections au Parlement européen ou plus récemment, aux élections législatives françaises ?

En est-on si loin, lorsque l’on considère que cette idéologie entend définir le gouvernement des Etats, et la primauté de l’économique sur le politique ? « Cela a l’avantage de la simplicité et des dehors d’évidence.

Mais c’est faux ! », le dit encore Jean-Philippe Robé, comme le sont tous les sophismes ou les mythes fondateurs.

Ce choix n’est donc bien qu’adhésion à une théorie économique parmi d’autres et rien de plus, car il y en a d’autres.

Cela est notablement imposé, tant par les « régulateurs » internationaux que par les organismes européens. Parmi ceux-là, le comité de Bâle en particulier, dans la droite ligne du G20 de Pittsburgh, ignore les spécificités de ce qui n’est pas une société de capital.

refonder une alternative à ce système qui n’en peut plus, est désormais cohérent. Selon Alan Greenspan lui-même, « la crise actuelle est sans doute la plus grave depuis un siècle.

Cette gravité de la situation a conduit certains (dont nous sommes) à penser que nous pourrions bien assister à un changement radical de système économique3 ». C’est de ce bouillonnement des idées et de la confrontation avec les réalités de la misère que sont les premières expériences alternatives en finance. Les questions se posent toujours, particulièrement dans la conception contemporaine de la finance islamique, du microcrédit, de la refondation nécessaire, du moins en France, des banques coopératives et mutualistes ou des monnaies alternatives dont les « Banques du temps » sont notamment l’exemple. Une plongée dans l’Histoire est toujours instructive, car seuls les imbéciles ou les ignares pensent que le monde commence avec eux. Dès 1846, Proudhon, créateur de l’éphémère, mais si instructive Banque du Peuple prônait la nationalisation de la Banque de France qui devait être « déclarée d’utilité publique4 » . Ne devrait-on pas y réfléchir pour la BCE ?

Au même moment, en Prusse, Frédéric Guillaume Raiffeisen institue la notion d’association mutuelle et se rend compte très vite, que le crédit est la source de la plupart des appauvrissements et de la misère. « Tous les membres s’engagent égalitairement mais solidairement sur leur fortune à l’égard des obligations et garanties assumées par l’Association ». Le principe de la mutualisation des risques naît immédiatement, il précède une deuxième phase qui propose la rémunération sur les dépôts et « l’intérêt du capital… modéré et honnête » suivant les principes de Calvin.

Bel enseignement à retenir et plus que les principes de Bâle III, il assure une véritable sécurité. La solidarité entraîne automatiquement l’égalité de décision : « un homme : une voix », le principe démocratique est consubstantiel à la naissance des établissements mutualistes.

Or c’est justement cette démocratie qui génère seule la responsabilité que les tenants de la mondialisation financière ont bafoué et bafouent depuis plus de 30 ans, ne serait-ce que par l’organisation de l’Europe telle qu’elle est. Le « néoconstitutionalisme5 », idéologie internationale dont Jürgen Habermas est l’une des figures de proue, s’incarne dans la Commission ou la Cour de Justice européennes notamment. Ces organes, mais pas eux seulement, soumettent la volonté des peuples, exprimée par les lois à des principes qui lui seraient supérieurs, les règles constitutionnelles. Dans la lignée de Benjamin Constant ou de Guizot, cette conception s’inscrit bien dans le principe de la constitution libérale bourgeoise qui est d’ignorer le souverain, même devenu peuple, au nom de la liberté de chaque individu. Le Conseil constitutionnel français, depuis la réforme de sa saisine, imposée par Valéry Giscard d’Estaing, qui voulait faire de la France une « société libérale avancée » et fut le principal auteur de la « constitution européenne », obéit à cette logique et consacre que la loi (donc votée par les représentants du peuple) « n’exprime la volonté générale que dans le respect de la Constitution6 ». Le traité de Lisbonne n’est qu’une illustration de la mise en pratique grossière de cette conception qui nie au fond, la souveraineté populaire.

Pourquoi les « Libéraux » de tous côtés de l’échiquier politique, ont-ils si peur du peuple ? Parce qu’ils y ont intérêt semble répondre notre collègue, Aquilino Morelle, dans un remarquable papier. Il y confirme bien aussi l’« oubli » qu’ils font de la démocratie : « Financière, la mondialisation, au gré des accords successifs de libre-échange imposés aux peuples à leur insu par cette élite agissante de la gauche libérale, est devenue aussi la mise en concurrence des économies, des salaires, des fiscalités, des protections sociales, des peuples, des hommes, de leurs vies.7 »

Dans le Financial Times du 9 juillet 2012, on lit avec plaisir que le commissaire européen au marché intérieur, Michel Barnier, devrait proposer des modifications à la directive et au règlement sur les abus de marché dans les semaines à venir.

Au même moment, on entend Andreas Dombret, un membre du directoire de la Bundesbank, déclarer qu’il n’a « jamais cru à l'autoréglementation pour un bien public ! »8 . Verrait-on un retour à la sagesse ?

Assister ou aider à l’émergence ?

Dans la pure tradition aristotélicienne et thomiste, nous pensons que sans retour à la conception fondamentale que l’argent demeure stérile et ne peut être « frugifère ! », il n’est pas de solution à ce système. Le point de rencontre indéniable de cette « utopie nécessaire », selon le mot de Benoît XVI, réside dans cette conviction profonde que l’homme doit s’affranchir de l’avoir, pour exercer son destin, et que cela s’exprime en un seul mot : « démocratie ». Il faut innover pour « Trouver une forme d’association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé, et par laquelle chacun en s’unissant à tous, n’obéisse pourtant qu’à lui-même, et reste aussi libre qu’auparavant » est l’ambitieux programme, l’utopique programme que le Contrat social assigne .

Les 3 dossiers de ce numéro double de l’été 2012 obéissent à cette logique complexe qui, venue du refus de la croyance en une voix économique unique, offre un aperçu des expériences et des pratiques dans le monde entier.

• « L’entrepreneuriat social » a été confié à la responsabilité d’une équipe conduite depuis l’ESG de Paris ;

• La question « Financer autrement ? » a été posée par Fedj Jawadi, aux auteurs d’une journée internationale de Recherche à l’Université d’Evry-Val-d’Esssonne dont il coordonne la publication des travaux en finance ;

• Les « concepts et pratiques alternatives » enfin, s’interrogent non seulement sur la finance, comme le précédent dossier, mais allient aussi la réflexion en marketing des associations et s’achèvent sur l’influence de la religion qui traverse soit directement soit implicitement presque chacune des contributions, renvoyées à une morale en pensée ou en action.

Comme toujours, La RSG est internationale et ouverte sur les différences culturelles. Souhaitons, pour conclure, qu’à l’instar du Groupe des XX, dont Oscar Mauss fut le secrétaire et inspirateur de ces artistes d’avant-garde, les 20 articles de ce numéro démontrent que la Recherche, est ici, création permanente !

 


* Franz Braumann : « Ein Mann bezwingt die Not » (un homme triomphe de la misère) : Lebensroman Friedrich Wilhelm Raiffeisens, (la vie de F.-G. Raiffeisen), 3e édition, Ed. Neuwied am Rhein : Verlag der Raiffeisendruckerei, 1961, 254 pages.
** Titre de la traduction française par Charles Lehmann de l’ouvrage de Franz. Brauman sur F.-G. Raiffeisen, reprenant l’Évangile selon Mt 25 – 35, Ed. COPRUR, Strasbourg 1966, 234 pages.

1. Texte signé le 20 novembre 1992 entre les États-Unis et la CEE, dans le cadre des accords du GATT et souvent appelé « traid not aid ».
2. Jean-Philippe Robé, « À qui appartiennent les entreprises ? », Le débat, mai-août 2009, n° 155, page 33.
3. Cité par Moulaye Abdelkader Ould Moulaye Ismail et Joël Jallais, « L’éthique du client face à l’offre bancaire islamique en France », », La Revue des Sciences de Gestion, Direction et Gestion n° 249-250, mai-août 2011, page 65.
4. Pierre-Joseph Proudhon, Proposition relative à un emprunt national et à la réunion de la Banque de France au Domaine public, 22 août 1846, art. II.
5. Pierre Brunet “ Remarques critiques sur le constitutionalisme contemporain” in Droit et Economie. Interférences et interactions, Mélanges en l’honneur de Michel Bazex, Lexis-Nexis, 2009, p. 51-64.
6. Décision n° 85-197 DC du 23 août 1985.
7. Aquilino Morelle, “La démondisalisation inquiète les partisans d'un libéralisme aux abois”, Le Monde.fr 07.09.2011.
8. Euractiv.com, 9 juillet 2012.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 20:43

Crise ? Vous avez dit : « Crise » ?

par Philippe NASZALYI
Directeur de la rédaction et de la publication

http://www.whoswho.fr/doc/whoswho/photos/valide/456/65032-4fd865fed0747.jpgCrise et environnement institutionnel, crise et anticipations organisationnelles et crise et comportements des consommateurs, sont autant de scansion de ce mot « crise », mot qui, depuis plus de quatre ans, pour les moins perspicaces et depuis plus de trente ans, pour ceux qui scrutent avec attention les mouvements profonds, est le mot approprié à ce stade de développement du système économique contemporain.

Mais « de quelles crises parlons-nous ? » s’interroge fort à propos l’économiste Michel Roux1, en rappelant que « crise » signifie « tamis » ou « crible » en grec ancien et que c’est donc un instrument de mesure ou de sélection.

Crise des valeurs, crise de société, crise des institutions, crise de la famille, crise financière ou économique… Tout est désormais mis en avant pour éviter de se poser la seule bonne question qui vaille, celle de l’Homme, car il y a bien longtemps pourtant que nous savons que « le sabbat est fait pour l'homme et non pas l'homme pour le sabbat »2.

Il en est de même des systèmes économiques. C’est au fruit que l’on reconnaît l’arbre et que « tout arbre qui ne donne pas un bon fruit, on le coupe et on le jette au feu »3. Il y a plus de vingt ans, les Européens de l’Est, ont jeté au feu, un système dont il est certain qu’il ne menait pas à la prospérité et bafouait la Liberté. Il semble que l’avatar qui lui a succédé mérite de subir le même sort. « Il n'y a pas deux politiques possibles » disaient et disent toujours, ces « imposteurs de l’économie » que vient de dénoncer avec verve, mais sans doute insuffisamment, Laurent Mauduit4. Cette théorie d’enfants de chœur, plutôt thuriféraires stipendiés s’inscrit notamment dans la lignée de l’inénarrable prêt à penser souvent plagiaire, d’Alain Minc et de ses semblables. Ce même « prêt à penser » totalitaire qui vouait déjà aux gémonies, ceux qui dès 1992, avaient saisi que dans le traité de Maastricht, il y avait à la fois, l’excellente idée d’une monnaie européenne, dans la lignée du rapport Barre, et en même temps, les germes mortifères du monétarisme, hérité de l’Entre-Deux-Guerres, cher à la chancelière allemande, et onéreux, l’autre acception de « cher », pour les peuples européens. Ce n’est pas Bismarck qui ressurgit, (il faut être bien inculte pour la confondre avec ce grand chancelier), mais un composé assez approchant de la sottise impériale de Guillaume II et de la dangereuse impéritie de von Papen. En résumé, ce qui amène désastre et ruine pour l’Europe de 1914, de 1933 ou…

Ces sectateurs de la pensée unique ne comprennent pas, souvent, ou ne veulent pas comprendre, parfois, que cette « rigueur », étendue à l’Europe, est un pur sophisme économique qui ne vise qu’à favoriser le rentier, le financier plutôt que l’entrepreneur et le travailleur. Pour faire accroire à leurs fadaises, ils utilisent le procédé classique de la culpabilisation et de la morale.

« Vivre au dessus de ses moyens » est leur expression.

Cette vulgarité de termes pour désigner la conduite d’une politique, tente de masquer cette œuvre de mystification qui se donne des airs de bon sens populaire, pour mieux abuser le commun. En effet, comparer gestion du ménage et conduite d’un État n’a de sens que dans cette vulgate libérale qu’ils veulent imposer. Cela aboutit à dénier ce qui de tout temps doit être, l’assujettissement des intérêts privés à l’intérêt général qui, en démocratie, est incarné par l’État. Faire du citoyen, avant tout un consommateur, permet de nier le rôle du souverain exprimé par le suffrage. La représentation élue se trouve ainsi mesurée à l’aune du panel représentatif du sondeur ou du « mercateur » pour être ainsi délégitimée. Les quotas sont pour la démocratie, la négation même de son essence populaire. Les meilleures intentions peuvent être invoquées – et la parité en est une-, elles ne trompent que ceux qui sont prêts à tous les compromis, à toutes les compromissions pour obtenir l’agrément des puissants qui entendent profiter sans contrôle pour liquider l’État et ses obligations. Il est étonnant depuis ces années de voir combien est hétérogène d’apparence, la cohorte de ceux qui sous diverses étiquettes politiques, servent la soupe de moins en moins équitablement partagée. L’attitude des « puissants » de cette zone euro face à l’idée, jugée démente, d’un premier ministre grec de soumettre à référendum, un plan européen, en dit long sur le divorce entre ce système et les peuples. Il est d’ailleurs symptomatique de constater que le meilleur élève est la Chine dont on reconnaîtra bien volontiers qu’elle a, avec la démocratie, une relation lointaine !

Ni le chômage en Espagne, ni la dépression en Grèce pour ne citer que ces malheureux pays soumis au plan « Laval » de l’Europe, ne parviennent à remettre en cause les certitudes de ceux qui croient encore que quelques cataplasmes et une bonne cure de rétrécissement de l’État et des aides sociales amèneront, sinon la croissance du moins le sacro-saint équilibre qui en toute bonne théorie libérale apporte la plénitude. Comme Herbert Hoover, de qui l’Histoire n’a pratiquement retenu que son insondable « laissez-faire » qui s’exprime par un optimisme idéologique en 1932, « La prospérité est au coin de la rue ! », les échecs des politiques classiques dans les années 1930, lors de la grande crise précédente, ne les ont que partiellement instruits. L’État certes, est intervenu, mais c’était pour sauver le système bancaire. C’est une règle que George Bush (père) a appliqué en 1990 à la suite de la faillite des caisses d’épargne américaines qui témoignaient déjà, de la faiblesse du système financier laissé à ses propres règles. C’était il y 22 ans ! Le journaliste Jacques Decornoy tirait, en juillet 1990 dans Le Monde diplomatique, ce constat qui n’a pas vieilli : « Tout, estimait-on pourtant, avait été dit sur la funeste décennie passée : la fuite en avant dans les dépenses d’armement, les fantastiques endettements intérieur et extérieur, la cupidité forcenée des prédateurs conduisant à la corruption généralisée de Wall Street et à la chute symbolique de la firme Drexel Burnham, l’incapacité du pouvoir à réduire le déficit budgétaire »5 . Lehman Brothers, en septembre 2008 et cette cupidité des subprimes, les 2 milliards de dollars, voire plus, de perte de J.-P. Morgan, cette année, « l'une des banques les mieux dirigées qui soient » si l’on en croit le Président Obama qui poursuit en qualifiant : « James Dimon, son dirigeant » d’être « l'un des banquiers les plus intelligents que nous ayons »6, ont pris la relève. Faut-il rattacher à cette « corruption généralisée », la démission du directeur-général de Yahoo7 à la suite de la découverte de « fraudes » dans son curriculum vitae ! Péché véniel si l’on en croit Naomi Oreskes et Erik M. Conway dont l’ouvrage vient d’être traduit en français8 par ce physicien émérite qu’est le Professeur Jacques Treiner. Les deux chercheurs américains y décrivent l’action des « lobbyistes » industriels qui, à coup de milliards de dollars, favorisent une stratégie destinée à éviter toute réglementation de santé publique ou environnementale qui nuirait à leurs intérêts en semant le doute sur les études scientifiques. Car le relativisme que Platon reprochait à Protagoras, le premier « sophiste » et le premier à avoir vendu son enseignement, triomphe avec le système communautariste ou individualiste qui découle de cette présentation toujours clivante d’une société et de sa population. Cette « dictature du relativisme qui ne reconnaît rien comme définitif et qui donne comme mesure ultime uniquement son propre ego et ses désirs »9. Tout est égal à tout, car l’État en système libéral est avili, « Si l'impôt, payé sous la contrainte, est impossible à distinguer du vol, il s'ensuit que l'État, qui subsiste par l'impôt, est une vaste organisation criminelle, bien plus considérable et efficace que n'importe quelle mafia « privée » ne le fut jamais. », est le credo libéral exprimé par l’économiste américain de l’École de Vienne, Murray Rothbard. Il faut dire que les hommes qui incarnent ces états, les gouvernants sont devenus souvent davantage des oligarques ou des ploutocrates tenant de lobbies, eux aussi que des hommes d’État. Le gouvernement américain sous George W. Bush (fils) et son Vice-président Dick Chenney, en est une illustration.

C’est portant loin d’en être le seul exemple, même dans de vieilles démocraties, tant sont imbriqués façonneurs d’opinions que sont journalistes, propriétaires de médias et intérêts économiques et financiers. Le conflit d’intérêts qui s’illustre notamment dans l’affaire Woerth-Bettencourt en France, semble une préoccupation éthique10, mais concerne de nombreuses affaires dont celle du Médiator, en cours d’instruction et ne trouve pas de solution légale, tant sont fortes les résistances de ces mondes étroitement imbriqués !

A qui faire confiance en effet, quand les experts médicaux émargent aux fonds des laboratoires qui produisent les substances évaluées et mises sur le marché par ces mêmes sommités scientifiques ou lorsque quelques députés ou anciens ministres font des allers-retours dans des cabinets d’avocats plus proches de cellules d’influence politico-économique que de défense de la veuve et de l’orphelin ?

Tout cela est le fruit d’un système, d’une idéologie qui l’habite et dont la moindre habileté a été même de tenter de se présenter comme indépassable, « par la fin de l’histoire » ! Or, comme Max Weber, il nous semble que les connaissances d’aujourd’hui sont toujours destinées à être dépassées, surtout en sciences humaines, puisque la société se transforme constamment. Il n’y a donc aucun modèle économique qui ne doive être discuté pour être amélioré voire remplacé. Se plonger dans la pensée de Sismondi, aujourd’hui à tort bien oublié ou étudier Karl Polanyi sont autant d’apports à une réflexion contemporaine qui ne peut opposer en permanence Keynes, résumé souvent au déficit des politiques publiques et les « Chicago Boys » dont l’action auprès d’Augusto Pinochet est bien symbolique de ce « néo-libéralisme » des conservateurs américains qui s’étend encore sur le monde, malgré les crises qu’il a engendrées.

« Au XIXe et au XXe siècles, on se tuait au boulot ou on mourait de sa dureté, au XXIe siècle naissant, c’est une nouvelle organisation scientifique du travail qui tue » écrit en introduction à un fort revigorant numéro11, François Chobeaux qui s’interroge pour savoir « si l’homme pensant est encore de saison ? ».

Crise ? Vous avez dit : « Crise » ? Une question, un constat, mais aussi à la manière d’« hommes pensants », des pistes et des solutions que gestionnaires au sens le plus large du terme, « ceux qui s’occupent des autres et de leurs entreprises », apportent par les treize articles, ordonnés en trois dossiers thématiques de ce numéro de printemps qui ouvre une nouvelle perspective de réflexion et d’action car « il est temps de remettre la production avant la spéculation, l'investissement d'avenir avant la satisfaction du présent, l'emploi durable avant le profit immédiat »12.

 


1. Michel Roux : « Sortie de crise ou crise de sortie ? Impacts de ce contexte sur les modèles d’affaires de la sphère financière », VSE n° 189, décembre 2011, pp. 62-74.
2. Marc 2,27.
3. Matthieu 7, 19.
4. Laurent Mauduit : « Les imposteurs de l’économie », Jean-Claude Gawsewitch, 294 pp. Paris, mars 2012.
5. Jacques Decornoy, « L’exemplaire faillite des caisses d’épargne américaines », Le Monde diplomatique, juillet 1990.
6. « Pour Obama, l'affaire JP Morgan illustre la nécessité de réformer Wall Street », Le Monde.fr, 15 mai 2012,
7. http://larsg.over-blog.com/article-suite-a-la-demission-du-directeur-general-de-yahoo-scott-thompson-105184095.html
8. Naomi Oreskes et Erik M. Conway : « Les Marchands de doute Ou comment une poignée de scientifiques ont masqué la vérité sur des enjeux de société tels que le tabagisme et le réchauffement climatique », éditions Le Pommier, 524 pages, Paris, mars 2012.
9. Homélie du cardinal Josef Radzinger, Missa pro eligendo Romano Pontifice, Rome, 18 avril 2005.
10. Martin Hirsch, Pour en finir avec les conflits d’intérêts, Stock, 162 pages, Paris septembre 2010.
11. V.S.T. revue du champ social et de la santé mentale : « L’homme pensant est-il encore de saison ? », n°, 104, 4e trimestre 2009.
12. François Hollande, Discours d’investiture, Palais de l’Élysée, 15 mai 2012.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 19:04

Crise ? Vous avez dit : « Crise » ?
par Philippe Naszályi

I CrIse et envIronnement InstItutIonnel

La rentabilité des entreprises sous protection judiciaire
par Xavier Brédart et Alain Finet

Les réformes européennes du cadre législatif des agences de notation à la suite de la crise des subprimespar Faïza Bouguerra Gentile

Régimes douaniers économiques et compétitivité des petites et moyennes industries des départements français

d’Amérique
par Katie Lanneau

La culture et le recours aux IAS/IFRS
par Salma Damak Ayadi et Rahma Ben Salem

L’asymétrie informationnelle autour des annonces de bénéfices : le cas du marché français
par Waël Louhichi

II CrIse et antICIpatIons organIsatIonnelles

Contribution à l’étude du slack* organisationnel : le cas des dépenses d’investissements dans une grande

entreprise industrielle
par Gilles David

Une entreprise mature décide d’accompagner une jeune entreprise potentiellement concurrente : Quelles motivations et conditions d’émergence ?
par Katherine Gundolf, Annabelle Jaouen et Audrey Missonier

L’impact de l’intervention des administrateurs externes et de la taille du conseil sur la performance des entreprises : Application au contexte tunisien
par Dorsaf Ben Taleb Sfar et Catherine Léger-Jarniou

Nouvelles de la communauté des amis de La RSG

III CrIse et Comportements des Consommateurs

La « gouvernementalité » des consommateurs sous l’éclairage foucaldien
par Béatrice Canel-Depitre

Le marketing de la couleur : Etude comparative entre l’affiche en couleur et l’affiche en noir et blanc
par Myriam Elloumi - Ayedi et Mohamed Kammoun

Diagnostic culturel : Regain d’intérêt pour des composantes trop souvent occultées. Cas d’une PME tunisienne de Télécommunications
par Lamia Hechiche Salah

Perception de la promotion des ventes par le consommateur à travers le cas de la brochure promotionnelle
par Mariem Daoud Moalla et Mohamed Kammoun

Spécificités des techniques promotionnelles des entreprises africaines et analyse de leurs effets transitoires

à court et à long termes sur les ventes
par Mamoudou Halidou

Chronique bibliographique
par Jean-Louis Chambon

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 21:34

29-30-31 août 2012

Campus HEC, 1, rue de la Libération, Jouy-en-Josas (78)

"Intégrer". Ainsi s'intitule l'Université d'été 2012 du Medef. Intégrer, c'est comprendre et assimiler les nouveaux paramètres économiques, sociaux, humains, technologiques, géopolitiques. Intégrer, c'est accueillir : faire place à la différence, apprécier les diversités. Intégrer, c'est rejoindre : être admis dans l'équipe, vivre et réussir ensemble. Intégrer, c'est réunir, regrouper, fédérer.

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 13:26

Samedi 28 Juillet : Les «Avant Scènes».

• Dans la cour de l’école publique. A partir de 18h00.

Soirée festive avec scène ouverte à des musiciens ou groupes invités. Entrée gratuite. Petite restauration & boissons sur place.

Dimanche 29 Juillet : 3° festival de musiques en Presqu’ïle.

• A l’Abbaye de St-Jacut - salle de l’Arbre : scène classique

Récitals à 14h30 - 16h00 - 17h30

Véronique DAVÉRIO, violon, Camille PRIVAT, accordéon,

Jennifer MEINIER, piano.

Trois concertistes de renommée internationale réunies pour un hommage à Piazzolla et des oeuvres de Bartok, Dvorak, Sémionov, Bloch.

En l’Église de St-jacut : scène musiques du monde

Récitals à 15h30 - 17h00 - 18h30

Ronan BAUDRY, saxophone, Guillaume HODEAU, bandonéon.

Duo «boîte noire et bâton d’argent». Des musiques de New-York à Buenos-Aires, de Broadway aux cabarets argentins: de Gerschwin à Gardel, de Piazzolla à Galliano,...

Dans la cour de l’école publique : scène jazz

Récitals à 15h00 - 16h30 - 18h00

Mathieu TAROT, trompette, Jean-Baptiste TAROT, saxophone,

Blaise CHEVALLIER, contrebasse, Simon STANGER, batterie.

Tarot Quartet. Des standards du répertoire, inspirations du « Pianoless quartet » de Jerry Mulligan et du « jazz cool » des années 50 du trompettiste Chett Baker.

• A la Salle Polyvalente : concerts du soir

Concerts à 20h30 et 22h00

Kristina KUUSISTO, bandonéon, Roger EON, guitare, Daniel QUEMENER,

contrebasse, Christophe LENTZ, violon, Alexandre GUHERY, piano.

Quintet Tango Nevez. Une passion partagée : le tango. Celui d’Astor Piazzolla, qui a su marier cette musique traditionnelle aux inspirations classiques et au jazz.

Prix des places (bracelets de couleur)

3 concerts de l’après midi : 10 € (jaune)

3 concerts + concert du soir :15 € (bleu) - Soir seul :10 € (orange)

Enfants & jeunes de moins de 18 ans : gratuit.

Informations & vente des bracelets : Stand d’accueil Festival.

Place Landouar et face à la poste, à partir du vendredi 27 juillet.

Informations & Réservations : 06 69 95 02 87 - couchersdesol@orange.fr

http://www.meetoyen.info/logos/1/10196.jpg

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 04:03

Le Centre Virtuel de la Connaissance sur l’Europe (CVCE), www.cvce.eu, est un centre de recherche et de documentation interdisciplinaire sur le processus de la construction européenne, ayant pour mission la création, la diffusion et le partage de la connaissance dans un environnement numérique innovant.

Le CVCE recherche un(e) : Chercheur en études européennes (f/h) sous contrat à durée déterminée d’un an dans le cadre de son projet «Histoire orale de la construction européenne».

Vos missions:

Rattaché(e) au département European Integration Studies, votre mission principale consiste à participer aux travaux de rédaction d’un rapport méthodologique portant sur les sources orales destinées notamment à la recherche spécialisée en études européennes et créées par le CVCE dans le cadre de son projet d’Histoire orale de la construction européenne. Vous prenez part à un travail d’équipe dans une démarche interdisciplinaire et contribuez au développement du réseau de coopération national et international autour de ce projet.

Vos compétences: Diplôme universitaire de doctorat en histoire contemporaine, en sciences politiques ou en droit. Expérience dans l’élaboration ou dans l’étude de projets d’Histoire orale. Spécialisation et expérience en études européennes. Intérêt marqué pour l’utilisation d’outils basés sur les technologies ICT et Web. Parfaite maîtrise des langues française et anglaise, la connaissance d’autres langues étant un atout. Bonne connaissance des outils de bureautique et informatique usuels (Microsoft Office…).

Vos qualités professionnelles et personnelles: Esprit d’équipe, organisation, pro activité. Sens de la qualité, précision, capacité d'analyse et de synthèse. Respect des délais, méthode, rigueur, pragmatisme et efficacité.

Date d’embauche: Immédiat.

Merci d'adresser votre candidature (CV + lettre de motivation) et sous la référence 08/01_01, de préférence par e-mail à: hr@cvce.eu ou par

courrier à :

CVCE - Ressources humaines (08/01_01)

Château de Sanem L-4992 Sanem

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 10:50

Dans le cadre général d’une relance attendue d’une grande politique nationale d’innovation, les associations et groupements professionnels qui soutiennent le présent document soulignent l’importance et l’urgencede concrétiser une démarche immédiatement opérationnelle en prenant des mesures qui soient à la fois fondamentales et symboliques. Ils mettent en avant trois mesures d’urgence qui permettraient d’engager une politique d’envergure en faveur de l’innovation, fondée sur le développement d’entreprises innovantes :

1 – Concentrer les aides à l’innovation sur les entreprises les plus prometteuses en adoptant un statut d’EIC (Entreprise d’Innovation et de Croissance) :

L’idée centrale est de concentrer les aides à l’innovation sur des entreprises réellement innovantes, c’est-à-dire créant de nouvelles formes de richesses et des emplois durables. Pour y arriver nous proposons de créer un statut regroupant dans une même entité le statut de JEI et de Gazelles.

Ce statut d’EIC, outre l’amélioration de l’efficacité du système français d’innovation, permettra de clarifier l’environnement de l’innovateur et d’apporter une aide durable à l’entreprise pendant la longue période de lancement de l’innovation. Elle concerne 20 à 30.000 entreprises.

2 – Créer un nouveau partenariat de financement et de partage de risque entre l’Etat et les investisseurs privés pour donner un nouvel élan au financement des EIC :

Il est indispensable pour orienter efficacement l’épargne privée,  fondamentale pour le soutien à la création d’emploi et au développement des EIC, de préserver d’abord et d’améliorer ensuite le dispositif actuel ISF-PME, à niveau au moins équivalent en taux et plafond ainsi que le dispositif FCPI, mais en le concentrant sur les EIC pour éviter les éventuelles dérives.

Mais il faut aller plus loin et élargir le financement privé des EIC pour développer la création des nouvelles entreprises et soutenir leur effort d’innovation dans toute sa durée. C'est pourquoi nous proposons de compléter le dispositif actuel (ISF-PME et FCPI) par un nouveau mécanisme de partenariat de partage de risque entre les investisseurs privés et l’Etat sans accroissement du coût budgétaire. Ce dernier repose sur la création d’une avance fiscale remboursable (report d'imposition) d’un montant de 50% des sommes investies en capital ou quasi-capital, dans les Entreprises d’Innovation et de Croissance, jusqu’à la cession des titres et au plus tard après 12 ans. Lors de cette cession, le remboursement de l’avance remboursable se fera en priorité à l’Etat dès qu’une plus-value calculée en valeur actualisée sera constatée. La plus-value éventuelle au-delà de ce remboursement sera soumise uniquement à la CSG- CRDS.

Il faut souligner que ce nouveau dispositif n’est pas une niche fiscale puisque l’avance accordée est remboursable.

3 – Optimiser le système français de financement de l’innovation dans le cadre de la création annoncée de la Banque Publique d’Investissement :

Il s’agit à la fois d’orienter prioritairement l’activité de ce nouvel organisme vers les EIC et de lui donner des règles qui permettent d’en garantir un fonctionnement économique efficace, y compris la nécessité de soutenir l'activité des PME par un Fonds de garantie dédié aux crédits de fonctionnement des EIC. 

Cela passe aussi par la régionalisation de sa structure via la mise en place de relations étroites avec les milieux économiques et professionnels locaux

La priorité de l’intervention de l’établissement public devrait être de renforcer l’investissement privé dans les EIC, en créant ou augmentant le capital des fonds de co-investissements, ou en investissant en fonds de fonds dans les fonds existants.

Enfin, les signataires soulignent le rôle fondamental du dispositif du CIR et insiste sur la nécessité de développer sa dimension participative par un renforcement des partenariats entre grands groupes, ETI et PME.

www.comite-richelieu.org

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 10:10

SUP'Internet,école supérieure des métiers de l'Internet, membre de IONIS Education Group, accueille à partir du 9 juillet 2012, Benoît Lachamp en tant que directeur de l'école.

Benoît Lachamp, 33 ans est diplômé de l'ISEG, de l'ISG, de l'ICADE de Madrid, il a suivi le DESS « Usage des technologies de l'information et de la communication dans l'enseignement et la formation » de l'Université de Strasbourg.

Débutant sa carrière comme journaliste spécialisé dans les NTIC en 2000, Benoît Lachamp rejoint en 2002 IONIS Education Group au sein de 3IE, le laboratoire de développement et de transfert de technologies vers les entreprises de l'EPITA (école d'ingénieurs en informatique). Il participe ensuite à la création et à la naissance de l'ETNA (école de la nouvelle alternance en informatique) avant d'être nommé en 2008 comme chargé de mission auprès de l'équipe de direction de IONIS Education Group.

En 2008, il quitte le Groupe IONIS, pour être nommé responsable développement national de l'EPSI. Après une année en tant que consultant en stratégie et développement auprès de différents acteurs de l'enseignement supérieur, il participe au lancement de l'EEMI. Depuis 2011, il était délégué à l'innovation académique et marketing du Groupe IGS et directeur du bachelor Open de l'IGS.

Benoît Lachamp a enseigné le management, la gestion et la création d'entreprises dans plusieurs établissements. Il est également DDEN (Délégué départemental de l'Education nationale) pour les Hauts de Seine et intervient en tant qu'expert sur des problématiques d'e-éducation auprès de
Cap Digital.

L'équipe de direction de l'école est composée de Fabrice Bardèche, directeur général, Benoît Lachamp, directeur, Yannick Lejeune, directeur de la stratégie et des programmes et d'Isabelle Clary, directrice des admissions et des relations internationales.

Située Porte d'Italie, SUP'Internet accueillera à la rentrée prochaine sa deuxième promotion, portant le nombre d'étudiants à près de 200, sur les 1re et 2e années de ses 3 bachelors : Bachelor Développement et Technologies du Web, Bachelor Création et Design Web, Bachelor Business et Marketing Internet.

http://blogs.supinternet.fr/media/BENOIT-LACHAMP%20-%20SUPINTERNET.jpg

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13 juillet 2012 5 13 /07 /juillet /2012 04:13

Coup de gueule de Guillaume CAIROU, PDG Du Groupe DIDAXIS et Président du Club des Entrepreneurs faisant suite à l’annonce de PSA supprimant 8 000 emplois en France

« Oséo doit réactiver sans délai les mesures de soutien de la trésorerie des PME »

Cette annonce est un bouleversement pour le monde des entrepreneurs Français. L’annonce de PSA fait peser un risque considérable sur l’ensemble de l’écosystème entrepreneuriale qui l’entoure. Il y a un risque d’effondrement de l’activité impactant 25.000 emplois au moins dans l’ensemble des PME déjà fragilisées par l'instabilité fiscale.

Quand tout va bien ces PME innovantes ont besoin de l'aide des grands groupes comme PSA qu’elles entourent pour gagner des clients en France et à l'export. Quand la situation est aussi grave qu’aujourd’hui, c’est à l’Etat de réagir, vite et fort.

Oséo doit mettre en place le plus rapidement possible les mesures de soutien de la trésorerie des entreprises qui avaient été adoptées lors du plan de relance de 2008.

Bercy ne doit plus tarder à se décider.
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