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11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 22:01

28 - 30 mars 2012

ESSEC Business School

Avenue Bernard Hirsch B.P. 50105
95021 Cergy-Pontoise Cedex
France

Tel : +33 (0)1 34 43 30 00 end_of_the_skype_highlighting

La question du langage et de la communication dans le management international : un défi pour les hommes et les organisations

Appel à communication

Dans un éditorial récent de la revue académique, Management & avenir (Revue Management & Avenir, n° 31, Janvier 2010), Luc Boyer évoquait les deux dimensions du management. La dimension scientifique, celle des sciences de l’organisation, et la dimension humaine dans l’aspect gestion des Hommes, défini par Peter Drucker comme la « transformation en performance de l’effort humain ». Si l’entreprise et les institutions éducatives ont mis en valeur le premier aspect, il y a aujourd’hui une prise de conscience accrue du facteur humain au sein des organisations, à savoir la gestion des Hommes, de leurs talents, de leur épanouissement personnel et de leur efficacité professionnelle, à l’heure où la carrière joue plus que jamais un rôle prépondérant dans l’équilibre de l’individu.

Au sein même des écoles de management, où l’épanouissement personnel des étudiants est une composante importante du projet éducatif, la question de la revalorisation des Sciences humaines et sociales dans la formation au management surgit à la faveur des crises des modèles économiques et éthiques dominants. Replacer l’Homme au cœur du projet éducatif en intégrant l’apport scientifique des SHS constitue donc un défi pour les organismes de formation dont nous faisons partie.

Dans le mouvement caractérisé par les approches subjectivistes de la recherche en management, la langue, outil de représentation du monde et de communication, est au cœur des démarches qui placent l’Homme au centre des travaux de recherche. Tout un courant de recherche autour de l’individu et du rôle du langage dans l’organisation s’est développé, notamment en France (Chanlat, 1990; Girin, 1995; 2001; Usunier, 1987; 1990). La compréhension du facteur humain dans les organisations appelle la fertilisation croisée des disciplines des sciences humaines, telles que la linguistique, la psychologie cognitive et sociale, la sociologie des organisations, la psychanalyse, l’anthropologie et l’ethnologie pour tenter de comprendre (dans les deux sens d’intelligibilité et d’inclusion) l’Homme au sein de l’organisation.

Les travaux menés dans les milieux professionnels sur des problématiques où il est question de langage et de langue, montrent la complexité des mutations qui caractérisent les environnements professionnels souvent devenus multilingues et multiculturels et ils soulèvent bien d’autres questions telles que le management à distance, les technologies de l’information et de la communication, la ou les langue(s) d’entreprise, le management de la connaissance et son transfert entre le siège de l’entreprise et les filiales, la communication interculturelle dans l’entreprise mondialisée. Les programmes innovants dans la formation au management soulignent l’importance des approches multidisciplinaires.

Comme le relevaient déjà Mintzberg en 1973, ou encore Rebecca Marschan Piekkari et al. dans un article de 1997 au titre éloquent (Marschan, R., Welch, D., & Welch, L. (1997). Language: « The forgotten factor in multinational management ». European Management Journal, 15(5), 591-598.), ces activités langagières, qui sont au cœur des pratiques quotidiennes des managers, sont peu ou pas convoqués dans les sciences de gestion. Une étude, menée sur 1128 articles publiés entre 2002 et 2010 dans des revues classées dans la liste de référence de la section 37 du CNRS « Economie et gestion » (soit 71% de taux de couverture), montre que les questions inhérentes aux langues sont peu abordées et semble ainsi confirmer que depuis 1997 les académiques des Ecoles de Management françaises négligent cet aspect du management. Les langues seraient-elles ainsi toujours le “forgotten factor in multinational management” ?

Ce colloque s’adresse donc à toutes les disciplines du management ayant une sensibilité particulière pour les questions d’interaction langagière et culturelle au sein des entreprises multinationales /multiculturelles et a pour but de faire le point sur les avancées de la recherche en ce domaine, en appelant au dialogue interdisciplinaire et à l’échange entre chercheurs, praticiens de la formation et acteurs de l’entreprise. Les communications théoriques et/ou pratiques les plus variées, couvrant les questions suivantes seront particulièrement appréciées :

Quelle contribution de la linguistique appliquée à la recherche en management?

Quelle contribution de la recherche en communication interculturelle pour améliorer la communication interne au sein des entreprises multinationales ?

Que nous apprend l’ethnologie sur le dialogue entre les cultures nationales des maisons mères et des filiales des grands groupes?

Quels sont les derniers enseignements de la psychologie sociale et de la sociologie des organisations pour la compréhension des organisations multiculturelles?

Comment comprendre et réguler la part de l’affectivité et de l’émotionnel dans les interactions au sein d’un groupe multiculturel?

Quels sont les apports de l’analyse du discours pour comprendre la culture des organisations?

Quel est l’impact des NTIC sur la communication virtuelle des équipes multilingues et multiculturelles?

Quelle contribution de la traductologie et de l’interprétariat dans la compréhension des problèmes de communication en milieu interculturel?

Comment relever le défi linguistique et sémantique posé aux organisations qui consiste à diffuser des concepts n’existant pas dans une culture donnée? Par exemple, comment faire passer des éléments de l’identité d’entreprise tels que le développement durable et la RSE dans des filiales internationales aux cultures très éloignées?

Quelle orientation donner aux objectifs et aux contenus pédagogiques dans un enseignement rénové des langues et des cultures au sein des Ecoles de management?

De l’innovation en matière de formation aux contextes interculturels de l’entreprise mondialisée.

Quelle place pour les études de rhétorique, les théories de la narration dans la recherche et la formation au management?

Quel est le rôle du récit dans les organisations ? Dans quelle mesure le rôle du langage en tant que dimension ontologique de l’individu peut-il remettre en question l’approche socio-constructiviste.

Comment les grands groupes définissent-ils leur choix entre une communication unilingue ou multilingue?

Dans quelle mesure les grands groupes gèrent-ils le facteur langue dans l’entreprise?

Comment s’articule la communication formelle et informelle dans l’entreprise multinationale?

Comment la question des langues et du langage est-elle traitée dans la littérature managériale française et internationale? Quel est l’état de l’art depuis la fin des années 90?

Les propositions de communication sous forme d’abstract en français ou en anglais (maximum 500 mots), accompagné de mots-clé, devront parvenir à Philippe Lecomte (p.lecomte@esc-toulouse.fr) au format Word avant le 15 octobre 2011.

Les communications définitives en français ou en anglais peuvent être de deux formes :

Communication longue (6000-8000 mots)

Communication courte, étude de cas, revue de littérature (4000-6000 mots)

Les premières versions des communications devront être envoyées à Philippe Lecomte (p.lecomte@esc-toulouse.fr ) au format Word avant le 10 janvier 2012, les communications définitives pour le 15 février 2012 en vue de la publication des Actes de ce colloque.

Les meilleurs articles seront publiés dans un cahier spécial de la revue Management & Avenir.

Guide de mise en page

Mise en page des communications :
Format du traitement de texte Word pour PC
Titre : Times New Roman, 18, majuscules, gras
Nom de l’auteur: Times New Roman, 14, minuscules, gras
Nom de l’institution de rattachement: Times New Roman, 10, majuscule, gras
Corps de texte: Times New Roman, 12

Guide de mise en page pour publication dans Management & Avenir :

http://www.managementetavenir.net/management_avenir/recommandations_aux_auteurs/

Planning

Abstract (500 words) : 15 Octobre 2011

Acceptation notifiée aux auteurs: 15 Novembre 2011

Première version de l’article: 10 janvier 2012

Rapport du comité de lecture: 25 Janvier 2012

Communication définitive: 15 février 2012


Comité scientifique

Annick Bourguignon ESSEC Business School

David Boje NMSU New Mexico

Denis Lemaître ENSTA

Eric Cornuel EFMD

Hanne Norreklit Aarhus School of Business

Jacques Igalens Toulouse Business School

Jean-François Chanlat Université Paris Dauphine

Luc Boyer Université Paris Dauphine; Management & Avenir

Ludovic Bot ENSTA

Mette Zolner Kopenhagen Business School

Olivier Fourcadet ESSEC Business School

Pierre-Louis Dubois FNEGE

Stefanie Stadler Nanyang Technological University, Singapore

Susan Schneider Université de Genève

Thierry Sibieude ESSEC Business School

Yvon Pesqueux CNAM Paris

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Published by La redaction de LaRSG - dans Appels à comm.
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 23:15

La soutenance de thèse de Marius Chevallier sur les sources de performance des coopératives aura lieu le 16 novembre 2011 à 9 h.30 à Toulouse en salle des Thèses de l'Université Arsenal.

 Le jury est composé pour l’occasion de : 
 - Alain Alcouffe, suffragant, professeur, Université Toulouse 1 
 - Gabriel Colletis, directeur, professeur Université Toulouse 1 
 - Danièle Demoustier, suffragante, maître de conférence, IEP Grenoble 
 - Denis Malabou, rapporteur, maître de conférence, Université de Limoges 

- Bernard Paulré, rapporteur, professeur émérite, Université de Paris 1

- Jacques Prades, co-directeur, maître de conférence, Université de Toulouse 2

L'entrée est libre, merci de prévenir sur marius.chev@gmail.com 
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Published by La redaction de LaRSG - dans Infos de la rédact°
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 21:37

Le marketing est plus que jamais une fonction centrale dans les entreprises, et il concerne aujourd'hui de nombreux secteurs de l'économie (santé, organisations non marchandes, industries culturelles ou de loisirs, B2B...), en plus des secteurs « historiques » (grande consommation, médias, automobile, services financiers…). Les femmes et les hommes de marketing sont confrontés à de nouveaux défis et de nouveaux enjeux, qu'il s'agisse de la révolution numérique, d'attentes sociétales inédites, de changements internationaux majeures.

Pierre Volle  et Agnès Boutin co-dirigeront cette nouvelle formation intitulée : Executive Master en Marketing.

Cette formation s'adresse aux professionnels en activité, désireux de consolider leurs compétences, de développer de nouveaux projets et de partager leurs expériences.

Une réunion d’information est organisée le 30 novembre à 19h, dans les locaux de l'établissement.

Coordonnées et inscriptions sur le site de la formation : Executive Master en Marketing

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Published by La redaction de LaRSG - dans Infos de la rédact°
9 novembre 2011 3 09 /11 /novembre /2011 00:49

Le prochain séminaire de l’IRG « Entreprises-Management-Société » qui aura lieu le lundi 28 novembre 2011, de 14 h 30 à 17 h 30 à l’IAE Gustave Eiffel, Salle 403 (4e étage), place de la porte des champs à Créteil (Métro : Créteil Université et TVM).

Il sera consacré aux thématiques de la RSE et du droit. Une première partie sera animée par Nicolas Cuzacq, Maître de conférences à l’Université Paris Est Créteil sur : "le cadre normatif de la RSE : entre soft law et hard law".

Une seconde partie portera sur deux questions d’actualité : “les (més)aventures de l’article 225 de la loi Grenelle 2 et de son projet de décret d’application » et « la Communication du 25 octobre de la Commission européenne relative à la RSE », animée par Nicolas Cuzacq et Michel Capron.

 

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Published by La redaction de LaRSG - dans Infos de la rédact°
8 novembre 2011 2 08 /11 /novembre /2011 20:51

http://www.canalacademie.com/IMG/cache-83x120/arton7850-83x120.jpg Le mutualisme, une alternative à la banque capitaliste ?

Jean-Louis Chambon reçoit Daniel Bachet et Philippe Naszalyi pour évoquer leur ouvrage L’autre finance
Les deux auteurs, Daniel Bachet, Professeur de sociologie et chercheur, Directeur du Département Entreprise (CESTA) et Philippe Naszalyi, Professeur Associé à l’Université d’Evry et Directeur de la Revue des Sciences de Gestion, concèdent que l’existence des banques est incontournable ; la question qu’ils posent est celle de savoir de quelle banque nos sociétés ont vraiment besoin. Les deux auteurs s’entretiennent avec Jean-Louis Chambon autour de l’idée qu’une "autre finance" est possible...

Une émission radio sur Canal Académie
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Published by La redaction de LaRSG - dans Infos de la rédact°
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 14:54

jeudi 17 et vendredi 18 novembre 2011

Le laboratoire Organisations Marchandes et Institutions (OMI-EA 2065) de l’Université de Reims Champagne-Ardenne, organise les 17 et 18 novembre 2011 dans le cadre d'un ensemble d'évènements organisés en commun avec le Criisea de l'université de Picardie Jules Verne, un colloque consacré à l’analyse de la performance des institutions. Le colloque portant sur les rapports entre Démocratie et Institutions du Criisea se tiendra au printemps 2012.

Le colloque invite les économistes, gestionnaires, mais également les chercheurs issus d’autres disciplines (sociologie, science politique, anthropologie, histoire, …) à croiser leurs regards dans des travaux présentant des avancées théoriques et des développements récents sur la définition des institutions et la mesure plurielle de leur performance. Il s'agira de mettre en jeu une réflexion sur la prise en considération des différentes dimensions de la performance des institutions, mais aussi de la (des) performance(s) qu'elles contribuent à générer dans les organisations.

Aujourd’hui tous les paradigmes qui règnent dans les sciences de l’économie et de la gestion procèdent à une analyse spécifique des institutions. Les institutions sont appréhendées dans leur sens le plus large selon la définition de Geoffrey Hodgson . Elles incluent des éléments formels (les organisations) et des éléments informels (les conventions ou les normes de comportement par exemple). Les plus répandus la développent à partir de l’idée selon laquelle le propre des institutions, et notamment des institutions économiques, est de contribuer à la « coordination » des décisions et activités individuelles dans un régime de décentralisation et d’autonomie des individus. L’image de la « main invisible » du marché concurrentiel est censée illustrer ce point de vue. La performance des institutions est dès lors étudiée comme leur efficacité coordinatrice : la théorie du marché comme celle de la firme traite de leur efficience dans l’allocation des ressources, et les économistes transmettent aux gestionnaires leurs règles d’efficience, ceux-ci étant chargés de définir les modalités pratiques de leur application dans les organisations. La maximisation du profit est alors consacrée. L’efficience des institutions non spécifiquement économiques (le Droit en premier lieu) devrait, si l'on suit de tels points de vue, de la même façon se calquer sur celle de l’efficience des institutions dans l’allocation des ressources rares.

Le point de vue qui sous-tend la proposition de colloque s’éloigne de cette approche en mettant au premier plan la double dimension des « interactions sociales » : à la dimension de coordination, les institutions ajoutent une dimension de gestion de la rivalité. Les institutions de marché ne se contentent pas d’organiser la coordination d’actions décentralisées d’individus autonomes mais doivent également réguler les relations d’individus et de groupes en situation de concurrence, de rivalité, voire de conflit. Cette seconde dimension est d’autant plus prégnante que leur hétérogénéité est institutionnalisée. Par là, du fait de la diversité des intérêts objectifs et des représentations subjectives, la performance des institutions ne peut plus être étudiée de façon moniste et objectiviste.

Sa définition même devient l’objet de débats et de stratégies d’acteurs. Son caractère pluriel s’affirme. Si la performance de l’entreprise découle plus ou moins directement, pour l’actionnaire, de sa rentabilité, les attentes du salarié porteront sur son aptitude à maintenir ou à créer des emplois quand le consommateur s’intéressera aux performances des produits vendus, tandis que des acteurs extérieurs cherchent à faire valoir d'autres dimensions de la performance (en termes environnementaux, en termes d'augmentation des capacités d'un territoire, …). La variété des acceptions courantes de la performance témoigne de cette pluralité : performance économique (compétitivité, croissance, emploi, …), financière (rentabilité), juridique (solvabilité), organisationnelle (efficience), sociale (responsabilité sociale et efficacité du mode de règlement des conflits, …).

Il est donc important de reconnaître à la fois :

- la dimension territoriale et culturelle de la performance. Celle-ci dépend étroitement des patrimoines institutionnels et productifs collectifs ou non, qu’un espace et une histoire ont institués. Elle précise également le rôle des organisations dans la valorisation de ces patrimoines ;

- sa dimension idéologique : elle se trouve soumise à de nouvelles définitions en raison de l’évolution des préoccupations des organisations. Il peut s’agir d’enjeux écologiques, juridiques, sociaux, éthiques…

Ce débat sur la pluralité de la performance en engage un autre sur la pluralité des institutions. La "tragédie des communs" et leur supposée inefficience a souvent été avancée pour promouvoir l'unicité de la solution de marché. La reconnaissance des travaux d'Elinor Olstrom par le comité Nobel invite à porter l'attention sur les formes de gestion en "biens communs" impliquant une pluralité de niveaux d'intervention institutionnelle. Il est remarquable de constater que de telles formes de gestion ont à la fois à trouver leur efficacité dans la prise en charge "d'écosystèmes anthropisés" hier considérés comme secondaires et de la création culturelle, qu'elle soit artistique, technologique ou scientifique (les Creative Commons).

Dans cette perspective, nous indiquons ici quelques types d'ateliers d'ores et déjà envisagés sans être pour autant exclusifs d'autres propositions qui seront fonction des contributions que nous recevrons :

Des ateliers visant à considérer la performance de la firme au delà de celle-ci tels que :

a. La responsabilité sociale de l'entreprise une forme efficace de mesure plurielle de la performance?

b. Institutions et performances de territoires

c. Institutions et performances sectorielles

d. La place des biens communs et l'intégration du développement soutenable dans la mesure de la performance

Des ateliers sur des institutions conduisant à des managements spécifiques, telles que :

a. Spécificités des Institutions des biens culturels, des biens de goût et des biens créatifs

b. Gouvernance polymorphe des organisations de l'économie sociale et solidaire

c. Spécificités des institutions et des performances des systèmes de santé et de protection sociale

 Des ateliers sur la pluralité des institutions structurant la société telles que la coutume, l'Etat, les syndicats, la morale le Droit, la science, l'éducation...

Nous sommes intéressés, pour ces entrées (ou d'autres possibles), à ce que les réflexions prennent en compte certaines des directions indiquées ci dessous, sans que celles-ci ne soient exclusives d'autres propositions :

Définition de la performance

L’analyse de la performance est devenue depuis le déclin de la pensée scolastique une notion-clé pour toute la pensée économique, qu'elle s'intéresse à la construction d'outils macroéconomique ou au travail de rationalisation de la gestion effectué par les marchands et les banquiers. Si le renforcement de la performance est une constante dans l'Histoire de la pensée économique, le périmètre de la notion a changé. Aux théories et politiques économiques à dominante quantitative, ont succédé des articulations de la mesure du PIB à des variables « additionnelles » de nature plus qualitative (lutte contre la pauvreté, réduction des inégalités, qualité de vie, …) qui renvoient à la question de la justice sociale ou plus largement à la morale.

Les communications présentées pourront notamment porter, dans une perspective d’histoire de la pensée économique, ou de la pensée en gestion, sur les transformations de la nature de la performance. Elles pourront également porter, en utilisant les apports récents de la distinction entre institution et organisation, sur la prise en considération des lieux de la performance : tant dans les organismes publics que dans les organisations privées, ou celles des structures de l’économie sociale. Enfin elles pourront porter sur son inscription dans la longue période.

Mesure de la performance

Les récents débats sur les enjeux de la mesure de la performance invitent à travailler dans deux directions : (1) la première est celle du rapport entre les effets immédiats et les "effets médiats" de la performance, qui peut s'avérer "contreproductive selon l'horizon de temps retenu ; (2) la seconde est celle des éléments de mesure et d'évaluation non marchands ou non monétaires : comment par exemple travailler sur les valeurs humaines des institutions et organisations comme leviers de performance, ou évaluer l'utilité sociale de l'accompagnement des futurs entrepreneurs par des coopératives d’activité et d’emploi ? Peut-il exister un indicateur opérationnel de la plus-value sociale ?

À coté des méthodes dominantes de calcul de rentabilité des capitaux investis et de création de valeur pour l’actionnaire (economic value added et market value added), d’autres méthodes favorisent la performance économique tout en intégrant le management et les ressources humaines (Activity Based Costing, Activity Based Management) ; des critères de performances sociales tendent à se développer progressivement, mais n'est-il pas important de s’interroger sur leur pertinence et leur portée réelle ?

Les notions de performances individuelle, organisationnelle et institutionnelle et leur articulation

La montée en puissance de l'évaluation individuelle tout comme la conception des individus comme "entrepreneurs de soi" conduisent au renforcement des pressions et des injonctions à une mesure de la performance individuelle. La gestion des ressources humaines tente de proposer un cadre générique de réflexion sur la performance des individus au travail à partir de la dynamique de trois notions (compétence, motivation et organisation du travail) qui relèvent de fait du collectif. De la même façon situer les performances des organisations nécessite une spécification plus large pour orienter l'action collective (qu’elles relèvent d'un secteur marchand ou du secteur non marchand ou qu'elles relèvent d'une logique de profit ou de "non profit organisation").

La dimension institutionnelle de la performance prend donc dans le cadre de ce colloque tout son sens. La mesure de la performance des institutions est-elle universelle ? Peut-on mesurer de la même façon la performance d’institutions différentes ? Les critères utilisés par Robert Putnam sur la performance institutionnelle (responsiveness et effectiveness) sont-ils transférables à l’analyse économique ? On pourra également s’interroger sur la performance des arrangements institutionnels. Il serait enfin utile, dans une perspective de longue période, de montrer les évolutions institutionnelles et leur influence sur la performance économique.

Modalités pour répondre à l’appel à communications

Les projets de communications doivent être présentés selon le plan-type suivant (2 à 3 pages maximum). Sur la première page seront indiqués le titre de la communication, le ou les nom(s) d’auteur(s), les adresses postale et électronique de l’auteur (des auteurs) [en cas de coauteurs, souligner le nom du correspondant], l’organisme d’appartenance de l’auteur (ou des auteurs). Ils s’accompagneront d’une brève présentation u ou des auteurs.

La proposition de communication abordera les points suivants :

exposé bref de la problématique et de son enjeu ;
-                 l’originalité de la communication en la situant dans la littérature existante ;
-                 la nature de la communication : théorique, empirique ;
-                 la démarche méthodologique : sources et outils ;
-                 l’état d’avancement du travail ;
-                 une bibliographie sélective des auteurs mobilisés (5 à 10 références).

Les propositions de communication doivent être exclusivement envoyées par voie électronique à l’adresse suivante : institutions-performance-2011@univ-reims.fr

Lieu

Université de Reims Champagne-Ardenne

UFR de sciences économiques, sociales et de gestion

Campus Croix-Rouge

57bis, rue Pierre-Taittinger

51096 Reims cedex

Comité exécutif

Christian BARRÈRE, Jean-Paul DOMIN, Hervé GUILLEMIN, Cyril HEDOIN Laëtitia LETHIELLEUX, Martino NIEDDU

Conseil d'orientation local
Éric Bosserelle (Eco. Univ-Reims), Bernard Christophe (Gestion, UPJV), Monique Combes (Gestion Univ-Reims), Marie Delaplace (Eco univ-Reims), Sylvie Bazin (Gestion, Univ. Reims), Éric Fimbel (Gestion RMS), Émile-Michel Hernandez (Gestion Univ-Reims), Agnès Labrousse (Eco. UPJV), Stéphane Longuet (Eco., Univ Picardie Jules Verne), David Moroz (ESC Troyes), Mehdi Nekhili (Gestion Univ-Reims), François Rousseau (Chaire Economie Sociale, RMS), Franck-Dominique Vivien (Eco Univ-Reims).

Comité scientifique
Philippe Batifoulier (Université Paris Ouest Nanterre La Défense), PA Brondizio (Professeur-Université de l'Indiana, USA), Yuri Biondi (CNRS, CNAM), Lucien Bourgeois (ancien président de la SFER), Robert Boyer (CEPREMAP), Michel Capron (Professeur émérite en sciences de gestion, Université Paris 8 - Saint Denis), Christian Du Tertre (Professeur à l'Université Paris Diderot), Pierre-Yves Gomez (Professeur de stratégie à l'Ecole de Management de Lyon), Geoffrey Hodgson (Business School, University of Hertfordshire, UK), Philippe Hugon, (Professeur émérite d'Economie, Université Paris 10 Nanterre), Jacques Igalens (Professeur de Gestion, Université de Toulouse 1), Didier Leclère (Professeur de gestion au CNAM), François Jean Legendre (Professeur d'économie- Université Paris-Est-Créteil Val-de-Marne), Isvan Kuti (Université de Debrecen, Hongrie), Gaetano Martino (Université de Perugia), Stefano Magagnoli (Foodlab, Université de Parma), Paul Valentin Ngobo (Professeur- IAE d’Orléans), Catherine Parissier (Professeur, Université de Sherbrooke), Roland Perez(Professeur émérite- Université de Montpellier 1), Jacques Richard (Expert Comptable, Professeur à l'Université de Paris-Dauphine), Nadine Richez-Batestti (Université de la Méditerranée), Bertrand Zuindeau (Université de Lille).
Geoffrey Hodgson ouvrira le colloque par une des leçons inaugurales accompagnée d’une intervention vidéo d'Elinor Ostrom. Les publications en actes d'une sélection de communications et de dossiers thématiques, dans plusieurs revues de champ correspondant aux thèmes abordés dans le colloque, sont prévues.

« as systems of established and prevalent social rules that structure social interactions. Language, money, law, systems of weights and measures, table manners, and firms (and other organizations) are thus all institutions » (Hodgson, 2006: 2)

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Published by La redaction de LaRSG - dans Colloques
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 14:45

La Mission historique de la Banque de France propose des allocations de recherche en histoire qui s'adressent à des étudiants inscrits en mastère 1 ou 2, ou en thèse et relevant des disciplines suivantes : histoire, sociologie, sciences politiques, sciences économiques, droit.

Ces allocations, d'une durée d'un an, renouvelables dans le cas d'une inscription en thèse.

Les sujets de recherche devront revêtir une dimension historique. Ils comporteront une exploitation précise des sources d'histoire de la Banque de France, conjointement à l'exploitation de toute autre source pouvant nourrir le sujet.

Les sujets proposés seront jugés en fonction de leur pertinence scientifique : nouveauté du sujet, originalité de la démarche et prise en compte de l'état de la question et des travaux historiques déjà existants dans le champ de recherche choisi.

Les dossiers de candidature peuvent être téléchargés sur le site internet de la Banque de France à l’adresse suivante :

http://www.banque-france.fr/fr/instit/telechar/histoire/reglement_allocations_recherche.pdf et devront être retournés avant le 18 novembre 2011 à l’adresse électronique ci-dessous.

Les dossiers seront examinés par le Conseil scientifique de la Mission historique, composé d'universitaires et de chercheurs de la Banque.

Les candidat(e)s retenu(e)s seront averti(e)s par courrier courant janvier 2012.

 

Mission historique de la Banque de France

1069-historique-ut@banque-france.fr

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Published by La redaction de LaRSG - dans Infos de la rédact°
6 novembre 2011 7 06 /11 /novembre /2011 09:00

La Fédération des sociétés historiques et archéologiques d’Ile-de-France prépare, pour les 17-18 novembre 2012, son XIIIe colloque sur le thème « Histoire des transports et de la mobilité en Ile-de-France ». 

Pour tous renseignements : Fédération des sociétés historiques et archéologiques d’Ile-de-France, 60 rue des Francs-Bourgeois, 75003 Paris ou auprès de son président, Michel Balard, balard@univ-paris1.fr.

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Published by La redaction de LaRSG - dans Infos de la rédact°
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 13:47

Didier Bensadon, université de Paris-Dauphine

Nicolas Praquin, université de Paris-Sud

Béatrice Touchelay, université de Lille Nord de France (Lille 3)

Philippe Verheyde, université de Paris VIII-Saint Denis

vous invitent à proposer une contribution à la seconde journée d’étude

« Histoire, entreprises et gestion » 

consacrée à

« L’argent des entreprises, dynamiques et circulations XIX et XXe siècles »

organisée à l’université de Lille Nord de France (Lille 3) le vendredi 8 juin 2012

La première journée « Histoire, Entreprises et Gestion » du 17 juin 2011 à l’Université Paris 8 Vincennes - Saint-Denis, sur le thème : « Comptabilités d’entreprises et Histoire XIX-XXe siècles : objets, pratiques et enjeux », a été l’occasion pour des historiens, des juristes, des sociologues et des spécialistes de sciences de gestion d’examiner la manière dont la comptabilité et la gestion se sont imposées au sein des organisations privées.

La prochaine journée se déroulera à l’université de Lille 3 le 8 juin 2012. Nous souhaitons prolonger les réflexions et les échanges sur les réalités et les interprétations du concept d’entreprise, appréhendée à la fois comme une construction et un vécu, comme un objet d’histoire et comme un système d’organisation inscrit dans le temps et dans l’espace.

Nous cherchons à susciter une réflexion collective auprès des chercheurs confirmés, mais également auprès des doctorants et des professionnels des sciences humaines et sociales qui s’intéressent à l’entreprise comme acteur économique, social et politique, voire culturel.

Le thème de cette journée porte sur « l’argent des entreprises ». Cette thématique nous parait particulièrement fédératrice et propice à une approche mêlant différentes échelles géographiques et s’appuyant sur des fonds d’archives et des sources secondaires diversifiés. En ne retenant que le secteur privé - le secteur public soulève d’autres questions - cette thématique éclaire l’entreprise à trois niveaux différents :

Elle pose la question des sources et du mode de financement de l’activité de production (banque-emprunt, bourse-actions, famille-prêts), du sens et de la réalité de l’autofinancement, et par conséquent de la dépendance de l’entreprise à l’égard des fournisseurs de capitaux. Faite d’argent, l’entreprise entretient des relations spécifiques avec ses financeurs, qu’il s’agisse des Etats qui les subventionnent, des banques qui leur prêtent, des familles qui investissent, et il convient d’éclairer ces relations. Cette dimension pose la question de l’emprunt et du coût de ses sources de financement, de leur évolution dans le temps et dans l’espace. Elle invite à s’interroger sur les évolutions les plus récentes (dérégulation des marchés financiers, déréglementation des activités bancaires,…) et à comprendre comment ils s’inscrivent dans la continuité des modes de financement les plus traditionnels, provenant des familles, des réseaux de pairs, des bourses régionales, des banques. Cet axe incite aussi à s’interroger sur les formes particulières d’entreprises que sont les sociétés coopératives ouvrières de production (SCOP) ou les entreprises familiales par exemple qui entretiennent une relation particulière avec l’argent. A partir d’exemples concrets inscrits dans l’histoire et en interrogeant différentes sciences sociales, il s’agit de savoir dans quelle mesure le mode de financement de l’entreprise influence sa stratégie.

Le second axe de la réflexion s’intéresse à l’entreprise comme un lieu majeur de la redistribution et de la circulation de l’argent : l’entreprise génère de l’argent. Distribuant les revenus salariaux, l’entreprise paye des impôts, elle verse des intérêts aux banques, règle des dividendes à ses actionnaires, etc. La façon dont l’entreprise gère son argent, les stratégies qu’elle emploie pour le faire fructifier et gérer sa trésorerie ou rentabiliser les capitaux investis, son attitude par rapport au risque et à l’investissement éclairent sa stratégie, distinguant une approche patrimoniale de reproduction du capital et une posture expansionniste. La signification de certains postes comptables, leur adaptation aux crises économiques et aux tensions sociales et politiques, ou bien aux guerres mondiales et aux moments interventionnistes, constitue un terrain privilégié pour une approche pluridisciplinaire que nous souhaitons développer largement.

Le troisième axe conduit à s’interroger sur les réactions suscitées par l’argent de l’entreprise, qu’il soit réel ou supposé : l’argent des entreprises s’inscrit aussi dans son rapport au politique. L’intervention des autorités publiques, économiques et sociales et celles d’institutions comme les syndicats, agissant à différentes échelles (transnationale, nationale, régionale et municipale), la présence de professionnels comme les experts-comptables ou les commissaires aux comptes dès lors qu’ils sont encadrés par l’Etat, la fiscalité, les réglementations comptables et celles des sociétés, les pressions diverses exercées par les conflits sociaux, par le boycott ou par la négociation limitent l’autonomie de l’entreprise à l’égard de l’argent. Les moments particuliers que constituent les guerres et les sorties de guerres ou bien les crises économiques, pendant lesquels le seuil de tolérance à l’enrichissement des entreprises est abaissé méritent un examen particulier.

L’organisation de la journée à Lille permet également de poser la question de l’entreprise et l’argent dans un contexte géographique particulier : celui du Nord de la France et de la Belgique, marqués par une longue histoire industrielle et qui disposent d’abondants fonds d’archives qui pourraient être utilisés pour répondre à cet appel à communication.

La journée ne suffira sans doute pas à épuiser le thème retenu mais nous désirons provoquer des échanges et laisser une grande place à la discussion. La publication de plusieurs des communications présentées au cours des quatre journées, qui est envisagée, devrait fournir un support à ces réflexions futures

Les propositions de communications avec titre (1 page) et un court CV sont à envoyer à Béatrice Touchelay (beatrice.touchelay@free.fr) pour le 15 décembre 2011, une notification d’acceptation ou de refus sera adressée après le 15 janvier 2012.

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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 13:41

11e journée d'étude sur les faillites aura lieu le mercredi 7 décembre prochain à l'université de Paris Ouest Nanterre (salle des conférences, Hall du bâtiment B). Vous en trouverez le programme attaché à ce message.

Pour y participer, l'inscription auprès de Jocelyne Barré est gratuite mais obligatoire car un déjeuner est organisé sur place.

Lien vers les renseignements pratiques pour se rendre à l'université et le plan du campus : http://www.u-paris10.fr/98820862/0/fiche___pagelibre/&RH=etu

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