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Blog animé par Yves Soulabail

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25 octobre 2011 2 25 /10 /octobre /2011 00:55

Nous organisons au Lucernaire le 5 décembre à Paris une petite fête pour les 15 ans de la collection l'esprit économique (éditions L'Harmattan). Pouvez-vous faire circuler l'information autour de vous. Vous êtes bien sûr invité, ainsi que vos collègues et les étudiants intéressés. Voici le lien internet :

http://rri.univ-littoral.fr/wp-content/uploads/2011/09/coupon-reponse.pdf

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23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 23:53

APPEL À COMMUNICATIONS

Séminaire international

co-organisé par

l’INSTITUT D’ÉCONOMIE POLITIQUE KARL POLANYI et le RESEAU EUROPEEN EMES

Le monde entre crise et changement

Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), Paris (France)

15 & 16 Février 2012

Karl Polanyi l’a bien souligné d’entrée de jeu dans La grande transformation, son œuvre maîtresse : les grandes métamorphoses sociopolitiques qui ont marqué la première moitié du 20e siècle ont en fait participé de l’effondrement de l’ordre social qui prévalait au 19esiècle. La première guerre mondiale, la révolution russe, la dissolution des empires austro-hongrois et ottoman, la grande crise économique des années trente, les fascismes européens, les plans quinquennaux soviétiques, le New Deal américain et la deuxième guerre mondiale ont discrédité l’idéologie du laissez-faire et pavé la voie au compromis historique entre le capital et le travail qui marqua les années d’après guerre. Toutefois, les décennies de prospérité sans précédent et le contrat social providentialiste issus de ce compromis en Europe et en Amérique du Nord, de même que les avancées socio-économiques de l’Amérique latine, de l’Asie et de l’Afrique postcoloniales auront tôt fait de s’échouer sur les récifs anti-social-démocrates des années soixante-dix et des décennies suivantes.

Beaucoup ont affirmé que la crise de 2008 avait levé le voile à nouveau sur les limites du néolibéralisme.

Mais les valeurs inhérentes de cette idéologie ne pénètrent-elles pas à un point tel les sociétés occidentales qu’il est devenu presqu’impossible de défendre encore la validité de l’État-providence ou même le développement de formes nouvelles d’organisation sociale ? A l’inverse, les périodes fastes que certains ont connues au cours des années 1990 et 2000 ne rappellent-elles pas la Belle Époque qui a précédé l’écroulement de l’ordre économique libéral du 19e siècle ? Serions-nous en fait au seuil de bouleversements mondiaux d’une ampleur équivalente à ceux qui marquèrent l’entre-deux-guerres et qui pourraient même les surpasser ? Quelles sont les conséquences politiques de la crise de 2008 aux États-Unis ? Le populisme de droite financé par le grand capital s’apparente-t-il au fascisme européen qui sévit entre les deux guerres mondiales ? Faut-il, à cet égard, voir dans la xénophobie de plus en plus apparente à l’égard des immigrants et la popularité politique grandissante des partis d’extrême droite en Europe des signes avant-coureurs ?

Durant la crise des années trente aucun ordre international particulier ne semblait opérer.

Chaque pays cherchait à ses problèmes des solutions d’abord définies par sa dynamique interne. Après la deuxième guerre mondiale, au contraire, la capacité destructive des deux superpuissances balise les prises de position des pays souverains et détermine la nature du système politique international dont l’Organisation des Nations Unies se porte garante. Depuis la fin de la guerre froide, cependant, l’autorité morale des institutions internationales ne semble plus faire le poids alors que celles-ci ont peine à limiter la concentration du capital et l’utilisation unilatérale de la puissance militaire tant par les acteurs étatiques que nonétatiques.

Cela n’est pas sans poser problème : comment les nations et peuples du monde peuvent-ils désormais protéger leurs sociétés de l’exploitation par les forces du capital transnational et défendre leur souveraineté sur leurs ressources naturelles ? La réponse à cette question recèle-t-elle les fondements d’un nouvel ordre international plus équitable ? Au même temps des « contre-mouvements » posent des défis au paradigme dominant à travers des pratiques qui tendent à ré-encastrer l’économie dans la société aux niveaux local, régional et même national. Aujourd’hui, des initiatives socio-économiques conçues et institutionnalisées par la société civile font souvent la démonstration que les économies n’ont pas à être organisées en fonction du marché et dominées par les seuls impératifs marchands.

Ces initiatives, connues sous les différents vocables d’économie sociale, d’économie solidaire ou d’économie citoyenne, entre autres, se retrouvent partout, au nord comme au sud.

Porteuses de changements sociaux polymorphes, elles donnent vie à un nouveau cadre sociétal formé de nouveaux modes de production et de consommation et d’innovations institutionnelles qu’endossent tant les administrations locales et régionales que les gouvernements nationaux. L’actualité, entre crise et changement, nous rappelle la pertinence de la pensée de Karl Polanyi et nous invitons celles et ceux que les problématiques exposées plus haut intéressent à proposer des projets de communication (autour de 250 mots, en français ou en anglais) qui les explorent et en débattent.

Tous les sujets et thématiques s’inscrivant dans l’esprit des questionnements formulés cidessus

seront considérés. Les organisateurs du séminaire porteront toutefois une attention particulière aux propositions qui examinent les aspects suivants :

• Les formes contemporaines du « sophisme économiciste » ce processus politique de construction de la réalité économique par la pensée économique orthodoxe

• Les pratiques sociales, les formes et logiques socio-économiques à l’oeuvre dans l’économie réelle qui contrecarrent le « sophisme économiciste »

• Les réalités qui, aux niveaux local et international, manifestent des dynamiques démocratiques en réaction contre la société de marché

• Les réactions de la société qui s’expriment par de nouvelles articulations entre pouvoirs publics et société civile permettant aux États de dépasser le rôle de sauveteur du système dominant dans lequel ils tendent à être enfermés

• Les tensions entre capitalisme et démocratie

Étant donné le nombre de places limité pour ce séminaire international de haut niveau, les personnes intéressées sont priées d’envoyer à polanyi@emes.net une déclaration d’intérêt et un titre prévisionnel de communication avant le 15 novembre 2011, les projets de communications sont reçus jusqu’au 31 décembre 2011 et les acceptations définitives seront confirmées au 15 janvier 2012.

Frais de participation : 250 € (un repas et cocktail inclus)


Comité scientifique international

Geneviève Azam, Economiste, Maitre de conférences, Université de Toulouse (France)

Rémi Barré, Professeur en gestion, Cnam, Paris (France)

Vicky Birchfield, Historienne, Professeure Associée, Georgia Institute of Technology, Atlanta (USA)

Jérôme Blanc, Économiste, Maître de conférences HDR, Université Lumière Lyon 2 (France)

José-Luis Coraggio, Economiste, Professeur Universidad Nacional de General Sarmiento,

Buenos Aires (Argentina)

Jacques Defourny, Economiste, Professeur, HEC-Université de Liège (Belgique)

Blandine Destremau, Sociologue, Directrice de recherches, LISE/CNRS/Cnam, Paris (France)

Nancy Fraser, Professeure de philosophie politique, New School for Social Research, New-York (USA)

Laurent Gardin, Sociologue, Maître de conférences, Université de Valenciennes et du Hainaut Cambrésis (France)

Isabelle Hillenkamp, Economiste, Institut de socioéconomie, Université de Genève (Suisse)

Chris Holmes, Maître de conférences en Économie politique, University of Southampton (Grande-Bretagne)

Lars Hulgård, Politologue, Professeur, Roskilde University (Danemark)

Jean-Louis Laville, Sociologue, Professeur du CNAM, Paris (France)

Jérôme Maucourant, Économiste, Maître de conférences, Université Jean-Monnet de Saint-

Etienne (France)

Margie Mendell, Economiste, Professeur, Concordia University (Canada)

Marthe Nyssens, Economiste, Professeur, Université Catholique de Louvain-la-Neuve (Belgique)

Jean-Michel Servet, Socio-économiste, Professeur, Institut des hautes études internationales et du développement, Genève (Suisse)

Comité d’organisation

Isabelle Hillenkamp

Jean – Louis Laville

Margie Mendell

Rocío Nogales (EMES)

Pierre Bagnéris (Cnam DISST)

Ana Gómez (Institut Polanyi)

Les langues de travail seront le français et l’anglais. Les présentations par des chercheurs seront combinées avec des discussions en profondeur des communications sélectionnées dans le but d’explorer et de baliser des questions émergentes pertinentes dans le champ.

Co-organisation : EMES European Research Network and the Institute of Political Economy Karl Polanyi (Université Concordia de Montréal, Canada)

En partenariat avec : Comité de recherche CR 27 Sociologie économique de l’Association internationale des sociologues de langue française, Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique, Axe « Solidarité, Territoires, Innovations » (UMR 3320 Cnam/CNRS), Cnam (Département Droit, intervention sociale, santé et travail).

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 19:29

Agnès BRICARD, Présidente du cabinet d’expertise comptable Bricard, Lacroix & Associée, et Présidente du Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables, fait partie des trois personnalités susceptibles d'être élues "Femme de l'année", dans la catégorie "Finance", dans le cadre du prix "La Tribune Women's Awards". Agnès BRICARD, Présidente du cabinet d’expertise comptable Bricard, Lacroix & Associée, et Présidente du Conseil Supérieur de l'Ordre des Experts-Comptables, fait partie des trois personnalités susceptibles d'être élues "Femme de l'année", dans la catégorie "Finance", dans le cadre du prix "La Tribune Women's Awards".

Toutes celles et tous ceux qui ont eu le plaisir de travailler avec Agnès s'accordent pour lui reconnaître des convictions profondes en faveur du développement des entreprises et de l'emploi, ainsi qu'un dynamisme et un optimisme qui entrainent l'adhésion : Agnès Bricard aime faire bouger les lignes dans l'intérêt général. C'est pour cela qu'elle a mené, dès les premiers mois de sa présidence de l'Ordre, une action très forte en faveur du financement des TPE, réussite reconnue par les Pouvoirs Publics et très largement relayée par la presse.

Nous sommes de ceux qui, comme Agnès, voulons construire un cadre économique plus actif et plus prospère : Pour prendre connaissance des femmes nominées : http://www.latribunewomensawards.fr/cat-finance.html

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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 12:28

Mercredi 26 octobre 2011

Les débats sur les crédits de la mission « Enseignement scolaire » auront lieu à l’occasion d’une réunion commune de la commission des finances et de la commission des affaires culturelles. Cette commission élargie est ouverte à l’ensemble des députés, à la presse et au public.

Présidée par M. Jérôme Cahuzac (SRC, Lot-et-Garonne), président de la commission des finances et Mme Michèle Tabarot (UMP, Alpes-Maritimes), présidente de la commission des affaires culturelles, cette séance permettra d’entendre M. Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et de la Vie associative.

Interviendront également, le rapporteur spécial de la commission des finances : M. Yves Censi (UMP, Aveyron), et les rapporteurs pour avis de la commission des affaires culturelles : MM. Xavier Breton (UMP, Ain), et Gérard Gaudron (UMP, Seine-Saint-Denis), pour l’enseignement scolaire et M. Dominique Le Méner (UMP, Sarthe) pour l’enseignement professionnel.
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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 23:23

Chers collègues,

Nous organisons le 10 novembre prochain à Paris une réunion de présentation et de discussion autour du projet de recherches intitulé "La dépersonnalisation de la relation de commerce aux XVIIIe et XIXe siècles". Il s'agit d'un projet qui a bénéficié d'un financement PEPS de l'ISHS au cours de l'année 2011 et que nous souhaitons, compte tenu des résultats positifs obtenus lors de nos travaux préparatoires, prolonger et amplifier dans l'avenir en sollicitant un financement auprès de l'ANR ou d'autres institutions susceptibles de le soutenir.

Vous trouverez ci-joint le descriptif du projet que nous avons rédigé l'an dernier lors du dépôt du dossier auprès de l'ISHS et qui sera enrichi et amendé dans les semaines qui viennent afin d'y intégrer les données bibliographiques et archivistiques collectées au terme de notre première année d'investigation.

Si vous souhaitez venir prendre connaissance du projet et en discuter avec nous, nous vous invitons très chaleureusement à nous rejoindre le 10 novembre 2011, de 9h30 à 12h30, dans les locaux du CSO (19 rue Amélie 75007 PARIS) pour une rapide présentation du projet et une discussion ouverte sur ses enjeux.

Si vous ne pouvez pas venir le 10 novembre mais que vous souhaitez nous transmettre vos suggestions, être associé au projet ou informé sur ses prolongements, vous pouvez également nous contacter en écrivant à l'un d'entre nous.

Enfin, nous profitons de cette annonce collective pour solliciter votre aide dans la vaste entreprise de recensement des fonds de circulaires marchandes que nous avons commencé à mener cette année : si vous avez déjà croisé de tels documents, sous la forme de liasse ou de façon éparse, nous vous serions très reconnaissants si vous acceptiez de nous transmettre vos références afin que nous puissions les intégrer au corpus.

En espérant très sincèrement pouvoir compter sur votre présence parmi nous,

Cordialement,


Arnaud Bartolomei (CMMC - Université de Nice-Sophia Antipolis, bartolomei2@laposte.net)

Gilbert Buti (TELEMME - Université de Provence, gilbert.buti@infonie.fr)

Claire Lemercier (UMR CSO - CNRS, claire.lemercier@sciences-po.org)

Matthieu de Oliveira (IRHIS - Université Lille 3, matthieu.deoliveira@univ-lille3.fr)

La dépersonnalisation de la relation de commerce aux XVIIIe et XIXe siècles : une révolution commerciale ?


Résumé du projet :

Nous considérons que la révolution commerciale ne peut se réduire à une simple conséquence de la révolution industrielle et qu’elle a au contraire joué un rôle crucial dans le développement économique européen. Elle se manifeste par des bouleversements des pratiques d’ordre institutionnel, technique et organisationnel qui, tous, soulèvent la question centrale de la dépersonnalisation de la relation de commerce comme élément à la fois permissif et consécutif des changements en cours. Cette hypothèse d’une dépersonnalisation a été régulièrement posée par des travaux théoriques issus de différentes sciences sociales, mais elle a rarement été au cœur d’investigations empiriques.

Nous souhaitons donc la placer au cœur de notre réflexion et nous donner les moyens de la tester – et d’en nuancer la formulation – en la confrontant à deux corpus de sources exploités dans le cadre de bases de données, dépassant la stricte mesure quantitative des phénomènes.

Descriptif du projet :

Longtemps occultée par une historiographie économique principalement centrée, en amont, sur l’étude de l’expansion maritime et coloniale de l’Europe moderne et, en aval, sur celle de l’industrialisation du continent, l’histoire de la révolution commerciale européenne des XVIIIe et XIXe siècles connaît actuellement un regain d’intérêt dont témoignent notamment plusieurs projets ANR en cours, comme par exemple MARPROF (comptabilités marchandes) et NAVIGOCORPUS (répertoire d’itinéraires de navires de commerce) , avec les porteurs desquels les membres de la présente équipe sont en contacts réguliers. Comme dans ces deux projets, il s’agit de constituer des bases de données pour obtenir une appréhension plus fine tant des réalités matérielles du commerce que des représentations des commerçants. Cela permet de dépasser deux autres approches qui ont longtemps été fécondes mais commencent à montrer leurs limites : d’une part une quantification classique, agrégée, qui chercherait la révolution commerciale dans une hausse brutale des volumes échangés (du fait de l’essor industriel) plutôt que dans une transformation des manières de commercer ; d’autre part un point de vue monographique, centré sur les archives d’une firme, qui a permis de mieux comprendre de telles transformations qualitatives mais s’est inévitablement heurté à la question de la généralisation possible des études de cas.

Nous partons donc de l’hypothèse que la révolution commerciale ne peut se réduire à une simple conséquence de la révolution industrielle et qu’elle a au contraire joué un rôle crucial dans le développement économique européen. Elle se manifeste par des bouleversements des pratiques d’ordre institutionnel (encadrement juridique, rapport à l’État), technique (moyens de transport et de communication notamment) et organisationnel (spécialisation et professionnalisation de certaines tâches, transformation des structures des entreprises). Deuxième hypothèse : à la croisée de ces bouleversements, il y a la question centrale de la dépersonnalisation de la relation de commerce, à la fois élément permissif et conséquence des changements en cours. Cette hypothèse d’une dépersonnalisation a été régulièrement posée par des travaux théoriques issus de différentes sciences sociales, mais elle a rarement fait l’objet d’investigations empiriques.

Nous souhaitons donc la placer au cœur de notre réflexion et nous donner les moyens de la tester – ce qui doit bien sûr nous amener aussi à en nuancer la formulation. Qu’appelle-t-on exactement dépersonnalisation ? Peut-on trouver des indices fiables de ce processus entre les XVIIIe et XIXe siècles, moments où l’on postule habituellement qu’elle a lieu ? Se déroule-t-elle partout ou observe-t-on des rythmes propres selon les lieux, les secteurs, les types d’entreprises ?

Un substrat théorique pluri-disciplinaire

Il y a plus de dix ans déjà, dans son essai sur l’industrialisation européenne, Patrick Verley attirait l’attention des historiens sur le rôle déterminant de la transformation des circuits commerciaux et des modalités de l’échange dans l’industrialisation du continent. La spécialisation des agents commerciaux et le décloisonnement des réseaux marchands auraient en effet été des facteurs essentiels de l’extension des marchés de consommation et la principale

incitation au changement d’échelle de la production industrielle . Loin d’être isolée, cette analyse se fondait, tout en les confirmant, sur diverses études consacrées au capitalisme commercial britannique et américain des XVIIIe et XIXe siècles . Plus généralement, elle s’inscrivait dans le cadre problématique délimité, dans la seconde moitié du XXe siècle, par les travaux du philosophe Karl Polanyi, des historiens économistes néo-institututionnalistes Douglass North, Oliver Williamson et Avner Greif, ou encore du sociologue Mark Granovetter.

Dans la Grande Transformation, Karl Polanyi postule, en effet, que l’émancipation des relations économiques de leurs environnements sociaux et culturels – le désencastrement du marché – constitue le facteur décisif de la transformation et de l’essor économique du Royaume-Uni, et plus généralement du monde occidental, au XIXe siècle . Le sociologue américain Mark Granovetter arrive à une conclusion comparable lorsqu’il affirme la force des « liens faibles » – à savoir, par opposition aux « liens forts », les relations humaines qui ne sont pas incluses dans un réseau dense de liens familiaux, ethniques ou confessionnels. S’il ne diagnostique pas explicitement une évolution historique sur ce point, l’association entre liens faibles et modernité apparaît comme évidente dans son travail . Á partir de postulats théoriques et de terrains différents, les historiens économistes néo-institutionnalistes rejoignent aussi une telle lecture du développement économique occidental lorsqu’ils placent l’innovation institutionnelle au cœur du processus ayant permis le passage des échanges personnels aux échanges impersonnels ou lorsqu’ils constatent que les réseaux communautaires,

efficaces au sein de groupes ethniques homogènes et restreints, ne conviennent pas dans le cadre de marchés élargis et s’effacent donc devant des structures de firme à la fois plus impersonnelles et plus strictement formalisées par le droit.

Largement diffusées et commentées parmi les historiens européens, qui ont tendance d’ailleurs à critiquer leur vision trop linéaire du changement, ces différentes approches n’ont pourtant jamais été, à ce jour, unifiées dans un même questionnement théorique, qui reviendrait à discuter le rôle du processus de dépersonnalisation de la relation de commerce dans le développement économique européen d’ensemble et, plus généralement, dans la formation de la société occidentale moderne. Quant aux travaux historiques ou sociologiques qui ont tenté de nuancer l’idée de dépersonnalisation, par exemple à partir de cas où des institutions formelles venaient appuyer le fonctionnement de liens personnels , ils n’ont pas convergé en une critique unifiée. Surtout, les propositions sur la dépersonnalisation n’ont pas été clairement validées, ni infirmées, par des travaux de terrain permettant de discuter la réalité, la portée et les limites d’une telle transformation de la relation de commerce. L’ambition de notre projet de recherches est donc double : théoriser le processus historique décrit et le confronter, ensuite, à la réalité empirique.

Une approche résolument empirique

Pour pouvoir analyser sur une longue période les processus de formalisation et de dépersonnalisation de la relation de commerce, nous avons fait le choix de circonscrire le champ de nos observations à deux types de sources, qui, dépouillées dans cinq places négociantes majeures de la France des XVIIIe et XIXe siècle (Paris, Marseille, Lyon, Lille et Rouen-Le Havre), serviront de marqueurs pour observer les changements en cours : les lettres circulaires et les procurations. Il s’agit de sources encore très peu étudiées – en tout cas dans cette optique –, qui nous informent sur des processus cruciaux et complémentaires pour le commerce : l’information et l’action à distance.

Les lettres circulaires sont des courriers imprimés et standardisés que prennent l’habitude d’utiliser les négociants dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, d’abord pour informer leurs partenaires sur les changements survenus au sein de leur firme, puis, très vite, pour faire connaître leur établissement auprès d’un public le plus large possible, rendu désormais accessible par l’essor parallèle des almanachs commerciaux. Plusieurs fonds de circulaires, regroupant des centaines d’exemplaires, ont déjà été identifiés et utilisés dans le cadre d’études qualitatives . Il s’agirait dorénavant de systématiser leur dépouillement et de préciser les usages de cet instrument – fonder le crédit d’une firme ? Élargir et décloisonner son espace relationnel ? – et ses implications dans la structuration et l’uniformisation du marché intérieur français, ainsi que dans son intégration à un ensemble européen et mondial plus large.

Les procurations étaient employées par les négociants afin de déléguer à un tiers la gestion d’une affaire ou d’un contentieux situé dans un lieu éloigné. Généralement octroyées à un partenaire de confiance – un correspondant habituel, un parent ou un proche sur le point de partir en voyage – elles tendent de plus en plus, aux XVIIIe et XIXe siècles, sans que les pratiques anciennes disparaissent totalement, à l’être à des mandataires professionnels.

Cette évolution, que suggère une première approche des fonds mais que doit confirmer un travail de dépouillement plus systématique, permet de saisir l’un des aspects les plus significatifs de la dépersonnalisation de la relation de commerce tout en en soulignant les limites, car toutes les opérations commerciales et toutes les places marchandes ne furent pas également affectées par cette nouvelle pratique.

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 22:07

Les CCI sont les premiers formateurs après l’Education nationale. Ainsi, dans un contexte de fort chômage des jeunes, l’apprentissage est une voie d’excellence professionnelle qui participe pleinement à l’objectif de favoriser l’insertion.

Pour la sixième année consécutive à travers son action « Osez l’apprentissage », la CCI Essonne se mobilise afin de promouvoir l’apprentissage auprès des jeunes et des chefs d’entreprises.

Les entreprises de moins de 250 salariés peuvent bénéficier pendant un an d’une compensation totale des charges patronales pour toute embauche supplémentaire d’un jeune en alternance avant le 31 décembre 2011.

Dans le cadre de son action « Osez l’apprentissage », la CCI Essonne décerne chaque année le trophée « Défi de l’apprentissage » ainsi que le label « Entreprise, partenaire de l’apprentissage », à des entreprises s’inscrivant durablement dans une démarche tournée vers l’apprentissage afin de valoriser leurs actions. Une cérémonie, mettant en valeur les maitres d’apprentissage, aura lieu le jeudi 20 octobre de 17h30 à 19h à la CCI.

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 19:54

Lisbonne

L’entrepreneur face aux politiques publiques en Europe

 

Conférence organisée par 

Le Réseau des Pays du Groupe de Vysegrad (PGV) 

ISLA Campus Lisboa- Laureate International Universities  

L’Université Pierre Mendès France de Grenoble (GREG-IUT2) 

Avec la participation du Laboratoire Athena auprès de la Faculté d’économie - Pôle scientifique

et didactique de Terni (Université des Etudes Economiques de Pérouse)

et de la municipalité de Spoleto

Comité d’organisation 
Responsables pour le Réseau PGV 

Portugal

Tawfiq Rkibi, Secrétaire Général du Réseau PGV, Directeur de l’ISLA

tawfiq.rkibi@lx.isla.pt

France

Claude Martin, Président du Réseau PGV, Directeur du GREG

Claude.Martin@iut2.upmf-grenoble.fr

www.greg-pgv.com

Titre

L’entrepreneur face aux politiques publiques en Europe

Objectifs de la conférence

Depuis plusieurs années, l’Union Européenne souhaite favoriser l’entreprise, encourager la création de nouvelles entreprises et donner un appui aux entrepreneurs. Les politiques et la législation en ce domaine couvrent un grand nombre de questions touchant directement les secteurs de l’économie, les entreprises et les entrepreneurs.  Si les directives européennes et les normes promues ont un effet facilitateur, elles se traduisent également par un certain nombre de contraintes (libre concurrence, normes écologiques, égalité de traitement des salariés, marché public européen etc). Sous l’influence des politiques européennes, de nouveaux acteurs apparaissent (collectivités régionales et locales) qui développent leurs propres politiques pour attirer les investisseurs, soutenir les entreprises locales et accroître leur compétitivité. La multiplicité des outils d’intervention politique dans la sphère entrepreneuriale n’a-t-elle pas pour conséquence une diminution de la lisibilité du paysage économique ? Le plus grand défi en matière de politique européenne serait de permettre à l’Europe de retrouver sa place d’espace producteur de richesse, d’innovation et de technologie. Pour cela, des efforts sont engagés qui visent à renforcer la sûreté et la qualité des produits et des services, protéger les consommateurs contre les pratiques commerciales déloyales, renforcer l’innovation dans tous les domaines, encourager la compétitivité et les industries créatives, donner aux PME la possibilité d’accéder à des financements adéquats leur permettant de prendre place sur des marchés nationaux et internationaux, adapter la fiscalité, réduire les charges administratives. Ces poltiques de soutien à l’entrepreneuriat sont-elles suffisantes, sont-elles efficaces ?

De nouveaux modèles entrepreneuriaux existent, basés sur des engagements sociaux, des options locales, écologiques, de marchandisation des services à la personne, d’utilisation des nouvelles technologies d’information et de communication.… On évoque de plus en plus le concept d’entreprise sociale.  En pleine crise du capitalisme certains chefs d’entreprises se disent "entrepreneurs sociaux".  Quel est le projet économique de l’entrepreneur social ? D’autres questions se posent. Une entreprise peut-elle exercer ses activités dans tous les États membres de l'Union européenne sous une forme juridique unique et commune à tous ces États ? La notion de réseau d’entreprises, développée depuis des années dans la littérature est-elle extensible au territoire européen ? Y- a-t-il en Europe des visions entrepreneuriales d'exception ? 

La culture et la formation des entrepreneurs de demain est un véritable défi : défi des formations, fuite des cerveaux, résistance aux idéologies dominantes. La culture d’entreprise renvoie à une dimension sociétale qui pose de nombreux problèmes, entre autres, celui de la formation dans les sciences de l’ingénieur et dans les écoles de management qui souffrent des mêmes symptômes que les entreprises : la spécialisation restreint l’ouverture d’esprit, la curiosité et les questionnements.

En 2012, le Réseau des Pays du groupe de Vysegrad a décidé de consacrer sa XVIII° Conférence scientifique internationale à une question simple à formuler mais compliquée à élucider dans une période de crise : celle de l’entrepreneur face aux politiques publiques européennes. Comment peut-on être entrepreneur en Europe en 2012 ?  Les thèmes principaux seront les suivants :

1. Les politiques de soutien à l’entreprenariat : de la dimension locale à la dimension européenne.

2. Les nouveaux modèles entrepreneuriaux

3. La culture et la formation des entrepreneurs de demain.

Appel à communication

Les propositions de communication doivent parvenir à l’adresse de l’université d’accueil et du coordinateur du réseau sous forme d’un résumé de 20 lignes max, au plus tard le 31 janvier 2012.

Les articles normalisés seront demandés pour le 30 avril 2012.  Le Conseil d’Administration du réseau se réunira en mai 2012 à Spoleto, en Italie, pour sélectionner les communications et élaborer le programme de la Conférence. Le français et le portugais sont les deux langues officielles de la Conférence. La langue anglaise est acceptée pour les non francophones. 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 19:47

Prix de la Recherche Coopérative

3e édition

Vous avez réalisé un Master recherche ou professionnel en 2011 ?

Votre sujet de mémoire porte sur les coopératives, en France ou dans le monde ?

Vous avez obtenu une mention bien ou très bien ?

Candidatez au Prix de la Recherche Coopérative avant le 20 octobre 2011 !

Un jury universitaire désignera 3 lauréats qui se partageront la dotation de 5 000 euros :

1er prix : 2 000 €

2e prix : 1 500 €

3e prix : 1500

Pour participer, c’est très simple !

Faites nous parvenir les informations suivantes par courriel à cncm-rse@creditmutuel3d.com avec pour objet « Candidature Prix de la Recherche Coopérative » :

§ votre mémoire

§ une présentation de votre mémoire en 1 à 2 pages

§ un courrier de votre directeur de Master attestant l’obtention de la mention

La remise des prix se tiendra le 16 décembre 2011 à la Confédération du Crédit Mutuel, 88 rue Cardinet, 75017 Paris.

Pour toute information : cncm-rse@creditmutuel3d.com
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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 07:08

L’ESG Management School débute son cycle de conférences 2011/2012 avec le débat « l’indépendance du juge d’instruction » : la position du juge Renaud Van Ruymbeke, le mardi 18 octobre.

Le Juge Renaud Van Ruymbeke sera en conférence dans le grand amphithéâtre de l’ESG Management School le 18 octobre à partir de 18h45, pour partager avec le public sa position sur les liens entre la justice et le pouvoir politique, et notamment sur l'indépendance de la justice à l'égard du pouvoir politique, objet parfois d'une suspicion de l'opinion publique préjudiciable à la démocratie. Il parlera également de ce que l’on peut faire ou pas en tant que chef d’entreprise, et ce qui crée les affaires politico-financières dont il a à connaître. Le débat sera animé par Anne-Catherine Antunes, responsable du département droit à l’ESG Management School.

Renaud Van Ruymbeke est le magistrat instructeur de l'affaire des frégates de Taïwan. À ce titre, il a reçu plusieurs courriers anonymes d'un corbeau cherchant à attirer son attention sur plusieurs personnalités politiques et/ou économiques, déclenchant l'affaire Clearstream 2 (ou affaire du Corbeau).

Le 13 novembre 2008, répondant à une question sur les déclarations de Nicolas Sarkozy et de François Fillon appelant à "éliminer les zones d’ombre." de la finance mondiale que sont les paradis fiscaux, le juge Renaud Van Ruymbeke dénonce sur France Inter l’hypocrisie des politiques.

On lui confie aussi l'affaire Elf, instruite collégialement avec Eva Joly et Laurence Vichnievsky. Il sera ensuite chargé de l'affaire Kerviel, l'ancien trader de la Société générale.

ESG Management School
Pôle ESG
www.esg.fr
25 rue Saint-Ambroise,
75011 Paris
Tél : 01 53 36 44 00 

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 07:06

Ulrike Mayrhofer, professeur des universités en sciences de gestion, a été élue Directrice du centre de recherche Magellan de l’IAE Lyon. Elle a pour mission de valoriser les activités des 80 enseignants-chercheurs et des 110 doctorants rattachés au centre de recherche et de dynamiser les liens entre la recherche et le monde économique.

Ulrike MAYRHOFER est professeur des universités en sciences de gestion à l’IAE Lyon, Université Jean Moulin Lyon 3 depuis 2007. Elle est également adjointe au directeur de l’IAE Lyon chargée de la recherche, responsable de l’axe de recherche « Management international » de l’IAE Lyon et vice-présidente du réseau Atlas/AFMI (Association Francophone de Management International).

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