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Blog animé par Yves Soulabail

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5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 19:01

L'ISEG Marketing & Communicaiton School organise, sur ses 7 campus (Paris, Bordeaux, Lille, Lyon, Nantes, Strasbourg, Toulouse), du 10 au 14 février 2014, la« Semaine de l'innovation et des marques»mettant à l'honneur l'univers des marques.
Cet événement, organisé dans chaque ville par un groupe d'étudiants de 2e année, les invite à faire preuve d'initiative et d'inventivité en mettant à profit les enseignements de l'ISEG Marketing & Communication School.
La semaine sera rythmée par des conférences, des tables rondes, des ateliers mais également des animations ludiques et des échanges entre professionnels et étudiants.
Au programme : des rencontres avec des professionnels, des témoignages, des ateliers de créativité, des challenges et bien d'autres événements pour permettre aux étudiants de développer leur esprit d'innovation et la connaissance des marques.
Parmi les nombreuses rencontres et conférences qui auront lieu tout au long de la semaine, les thèmes suivants seront abordés, dans les 7 campus :

· Innovation : élixir de vie des marques (Paris)
· L'innovation, facteur d'influence sur le comportement d'achat (Paris)
. L'Echangeur by LaSer réinvente l'innovation en plaçant les services au cœur des nouveaux business model (Bordeaux)
· Pépinières, jeunes talents, pour un avenir sans pépins (Bordeaux)
· Résistance(s) ou contournement du système marchand : le cas du vide-dressing (Lille)
· Marketing sportif : stop ou encore ? (Lille)
· Le design d'espace : un outil innovant indispensable à la mise en valeur des produits (Lyon)
· Packaging : un outil de différenciation et d'innovation dans le secteur agroalimentaire (Lyon)
· La création d'un programme d'ambassadeur pour une marque (Nantes)
· La créativité au chevet de la crise (Nantes)
· Mainstream ou underground, les innovations viennent des USA (Strasbourg)
· Quelles seront les innovations de demain ? (Strasbourg)
· La marque : la créer, la développer, la promouvoir (Toulouse)
· Midi-Pyrénées : Terre d'innovation - Je veux monter mon entreprise, qui pour m'accompagner ? (Toulouse)

Des invités de référence viendront partager leurs expertises :
· Violaine Sanson-Tricard, présidente de VST-OPEN et co-fondatrice de l'agence OPERA (Paris)
· Pascal Béria, rédacteur en chef de la revue TanK (Paris)
· Hélène Berland, responsable de la pépinière éco-créative de Bordeaux Chartrons (Bordeaux)
· Cécile Gauffriau, directrice de l'Echangeur by LaSer (Bordeaux)
· Jean-François Maillé, marketing international Manager chez JD Sports (Lille)
· Sarah Ouzlifi, représentante de la marque Stella&Dot en France (Lille)
· Charlotte Cochau, responsable de la communication, Michel et Augustin (Lyon)
· Vincent Bourdeau, distributeur France, Suisse et Benelux, Solowheel (Lyon)
· Yann Falquerho, fondateur de Design Désirable (Nantes)
· Guillaume Chaussepied, directeur marketing, communication & export chez Tipiak (Nantes)
· Cyrielle Klein, promo 2009, marketing et communication export de RSI Video Technologies (Strasbourg)
· Thierry Merquiol, CEO Wiseed (Toulouse)
· Philippe Roussel, président d'Abankos Robotic (Toulouse)

Découvrez le programme complet de la semaine dans chaque ville :

Paris

Bordeaux

Lille

Lyon

Nantes

Strasbourg
Toulouse

Toutes les conférences sont ouvertes au public, sous réserve des places disponibles.

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Published by La redaction de LaRSG - dans Conférences
5 février 2014 3 05 /02 /février /2014 18:01

Le département d’histoire économique de l’Université de Genève vient de publier l’appel à candidatures pour  2 postes de maître-assistant(es)

Voir aussi la page officielle : https://jobs.unige.ch/www/wd_portal.show_job?p_web_site_id=1&p_web_page_id=14103

Description du poste
Les candidat(e)s seront appelé(e)s à assurer, sous la supervision de la Directrice du département, quatre heures par semaine d'enseignement (cours et séminaires) dans le domaine du poste, y compris le suivi des étudiants, la surveillance et correction des examens et l'encadrement de projets de recherche en histoire économique et sociale.

Titre et compétences exigés
Les candidat(e)s doivent être titulaires d’un doctorat dans le domaine de l’histoire économique, de l’économie ou de l’histoire et avoir une expérience de la recherche dans le domaine des sciences sociales.
Ils (elles) doivent maîtriser le français et l’anglais.

Entrée en fonction
1er août 2014 ou à convenir

Contact
Les candidatures comportant une lettre de motivation, le curriculum vitae, la photocopie du diplôme de doctorat doivent être déposées exclusivement en ligne en cliquant sur le bouton « Postuler/Apply now ».
Des renseignements sur le poste peuvent être obtenus à l'adresse fionna.caloz@unige.ch.

Informations complémentaires
La durée de l’engagement est de 3 ans, renouvelable une seule fois pour une période de 3 ans maximum. La première année constitue une période d’essai au cours de laquelle il peut être mis fin aux rapports de service moyennant le respect d’un délai de résiliation de 3 mois pour la fin du mois.

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Published by La redaction de LaRSG - dans Postes à pourvoir
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 10:20

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Comptez sur moi !
Count on me ou trust me ?

par Aude d’Andria, Rédactrice en chef
et Philippe Naszályi, Directeur de la revue

n°263-264 – Éditorial
septembre-décembre 2013

Consulter tout le numéro

Compter ou faire confiance ? Ce jeu de mot, plus compréhensible en anglais, pose bien les fondements de toute pensée, toute action en matière de chiffres. Sont-ils indicateurs ou résultats des organisations ?

C’est un fait, nous vivons dans un monde de chiffres. Et chaque jour, nous sommes davantage sommés de devoir rendre des comptes. Ce qui nous semble familier nécessite cependant d’être réinterroger afin d’envisager des perspectives renouvelées.

Or, et c’est bien là le fond du problème, quel crédit, c’est-à-dire quelle confiance leur accorder ? Car, ne nous y trompons pas, dès lors qu’il s’agit de vouloir quantifier la vie, résumer l’action, réduire la part d’erreur de l’appréciation humaine, le risque est grand alors de scléroser l’innovation, l’intelligence et l’efficience… Comme le souligne d’ailleurs Hervé Dumez dans l’ouvrage collectif qu’il coordonne1, la tendance actuelle pousse à devoir rendre des comptes de façon quasi continue, de sorte que s’installe la confusion entre la définition des objectifs et la construction de l’action. Par conséquent, plus il est demandé de rendre des comptes, et ce en permanence, et plus il devient difficile de prendre des risques et de laisser la place à la créativité même de l’action. Évidemment, il ne s’agit pas de contester l’idée louable de vouloir fixer des objectifs, fussent-ils chiffrés, et de rendre des comptes « aux parties prenantes », mais bien de questionner l’idée de la pertinence de la conformité qui bien trop souvent ne rime pas avec efficacité.

Dans un tel contexte, la loi sur les universités et son application en France par ceux qui avaient tant vilipendé l’autonomie et l’omni président (d’université), donne le pouvoir mortifère aux mauvais gestionnaires que sont tous ceux qui ne savent pas ce que gérer veut dire… « Une chose trop sérieuse pour être confier à des économistes2 » raillons-nous ; il y a quelque temps… en paraphrasant Clémenceau ; plus en vogue que jamais ! Nous étions prémonitoires pour certaines universités françaises, voire pour certains ministères…

Or, à vouloir tout quantifier, comme si les chiffres possédaient par eux-mêmes des vertus intrinsèques, il est à craindre qu’ils finissent par manquer la cible et incitent à « lâcher la proie pour l’ombre ». Ainsi comme l’illustrait au tout début du siècle dernier dans ses mémoires sur sa famille, M.J. – D. Rockefeller racontait comment « ayant commencé ma vie comme teneur de livres, j’ai toujours eu le plus grand respect pour les chiffres, et mes carnets de jardinage ont toujours été tenus avec la même scrupuleuse régularité que les registres d’une maison de commerce. De tout temps, nous avons eu, dans la famille, l’habitude de tenir une comptabilité en règle de chaque végétation particulière dans chacune de nos propriétés » (M. J.-D. Rockefeller, 1908)3. Loin d’être anecdotique, cette allégeance inconditionnelle aux chiffres annonçait déjà à sa façon la croyance dans un ordre comptable, omniprésent en ce monde néo-monétariste et le « reporting » à tout va.

Ne s’improvise pas gestionnaire qui veut ! La gestion, loin d’être une vision comptable sommaire, comme la regardent parfois avec dédain certains Trissotins, est tout à fois stratégie, organisation et management, en un mot : « direction ». Elle est également, et ce numéro le montrera, travail au plus près du terrain et de son intelligence par une appréhension méthodique : « gestion » dans son deuxième sens : direction et gestion des entreprises, notre titre originel de 1965 et notre sous-titre depuis 1997.

Doyenne des revues françaises de gestion, La Revue des Sciences de Gestion, direction et gestion des entreprises s’est toujours donnée pour ambition d’être un espace de diffusion des idées, des courants de pensée, des méthodes… qui naissent et se développent dans tous les domaines qui intéressent la vie des organisations (entreprises, associations ou organismes publics…). Aussi, la revue se réjouit-elle de son classement par la FNEGE 2013. Classement aux vertus rassurantes auprès des (jeunes) chercheurs, de leurs laboratoires et plus largement pour les institutions à la recherche d’étoiles et d’accréditation en tout genre, il nous rappelle sans cesse aux responsabilités qui sont les nôtres. Bien évidemment, la vie et le rayonnement de notre revue ne s’arrêtent pas à son classement. Il induit également de nouvelles contraintes que nous ne pouvons nier.

Ainsi, certains auteurs se sont-ils émus des retards dans la publication des derniers numéros ainsi que des délais accrus dans l’évaluation de leur manuscrit. Ils ont eu raison. Revue internationale francophone de premier plan, tant de par l’originede ses contributeurs que de ses évaluateurs, La Revue des Sciences de Gestion doit faire face à un flux quotidien d’articles pour évaluation, révision, et publication. Aussi oeuvrons-nous actuellement à réduire du mieux possible l’ensemble de la chaîne. Chacune de ses étapes repose sur des valeurs qui mobilisent des ressources, d’abord et surtout humaines, des compétences et des expertises, de l’investissement en temps de relecteurs désintéressés et si peu valorisés… Nous remercions chaleureusement les très nombreux collègues qui ont répondu positivement en accompagnant notre démarche fondée sur le partage à la collectivité. Et nous réaffirmons ici que l’esprit de la revue est bien de présenter la recherche en gestion au plus près du terrain et non celle qui, de recensions en résumés, sclérose tout par son académisme poussiéreux qui n’innove en rien.

C’est donc à raison et avec légitimité que, pour clôturer l’année 2013, l’équipe de direction éditoriale de La Revue des Sciences de Gestion a décidé de consacrer ce dernier numéro à la thématique de la comptabilité, cette « science des comptes » comme la dénomme Georges Reymondin dans une publication de Société Académique de la Comptabilité paru en 19094. Aussi surprenant que cela puisse paraître elle n’avait pas fait l’objet d’aucun éclairage spécifique depuis l’origine de notre revue et nous sommes heureux que la « comptabilité dans tous ses états », après les « diversités de la gestion » et la mise en perspective du « marketing avec les cultures », clôture cette année de l’innovation dans des domaines souvent laissés pour compte. Et pourtant, l’innovation managériale comme le présentait il y a 10 ans déjà, à la suite de sa thèse de 1992, Simon Alcouffe, trouve aussi son origine en comptabilité5

Historiquement, la comptabilité plonge ses racines dès le IVe millénaire avant JC où l’on en retrouve les prémisses sur des tablettes d’argile et des papyrus. On en retrouve les traces d’abord en Mésopotamie et en Égypte, puis en Grèce et dans l’Empire romain. Par conséquent, comptabilité et écriture ont longtemps été intimement liées6. Pour autant, bien que l’activité comptable au sens de « décompte des valeurs » soit l’une des plus vieilles activités du monde, elle ne se limite pas seulement à l’enregistrement des actes commerciaux. Plus qu’un moyen d’écriture, elle est aussi et surtout porteuse d’une démarche politique et pour laquelle il convient d’en décrypter le sens.

Ce double numéro est donc aujourd’hui l’occasion de mettre en lumière les spécificités anciennes et nouvelles de la comptabilité.

Quatre dossiers le composent. Ils encadrent le cahier central, fruit d’un excellent colloque sur « le désordre, une vertu créatrice ? » et pose en perspective l’ordre, le désordre…

le chaos, sans bien sur le résoudre totalement7 et inscrit un paradoxe dans cet « ordre » apparemment immuable qu’est la comptabilité.

Le premier dossier intitulé « Modernisation comptable et sphère publique » s’intéresse aux liens entre la comptabilité et les répercussions de sa prise en compte par la puissance publique. Différents niveaux du déploiement de la sphère publique sont analysés. Madina Rival et Olivier Vidal ouvrent ce premier dossier en s’interrogeant sur les liens nombreux et complexes entre la comptabilité et la politique. Simon Wangani explore la logique actuelle des fusions dans les organisations publiques et illustre sa recherche par l’étude au sein d’une organisation publique d’insertion professionnelle « Pôle Emploi ». El Mehdi Lamrani se focalise sur la mise en place d’une démarche ABC au sein d’une mairie française. Comme en écho avec les trois premiers articles, Sabrina Bellanca et Julien Vandernoot nous éclairent sur les réformes entamées pour moderniser la comptabilité publique belge en particulier et leurs conséquences sur l’ensemble du système comptable en général.

Le deuxième dossier intitulé « Comptabilité et réglementations » s’intéresse quant à lui aux différents impacts des nouvelles réglementations comptables et financières. Christophe Collard et Christophe Roquilly placent leur analyse au niveau des risques juridiques et réaffirment l’importance d’une collaboration étroite entre toutes les fonctions de l’entreprise. Faïza Bouguerra poursuit la problématique de la gestion du risque de défaut en réinterrogeant la responsabilité des agences de ratings et la faillibilité de leur notation. Complétant cette dimension, Xavier Brédart revient sur la multiplication des codes et des lois de gouvernance. Il rappelle leur vocation première à savoir la volonté de renforcer les mécanismes de contrôle mais souligne que leur caractère inopérant impose d’explorer des pistes alternatives fondées sur la diversité et la « compliance ».

En réponse Benoit Pigé et Robert Sangué-Fotso illustre la mise en place d’une gouvernance des transactions d’une exploitation forestière au Cameroum. Et Fabrice Roth conclut ce dossier par une réflexion d’un modèle « biologique » de l’organisation.

Le troisième dossier intitulé « Informations comptables et transparence » interroge sans concession la question de la confiance que l’on peut accordée aux procédures et résultats comptables et des possibles manipulations de l’information comptable, sous couvert de transparence. Aubry Springuel et Romain Zerbib entament ce troisième dossier. Ils pointent le rôle des médias de référence sur les marchés financiers et tout particulièrement l’influence des informations issues du Wall Street Journal sur la valeur des titres et des volumes échangés lors d’une nouvelle introduction en bourse. De la même manière, Olfa Nafti et Olfa Errais poursuivent sur les possibles manipulations du fait d’un usage discrétionnaire des informations comptables par les dirigeants dans le cadre de l’application des normes IAS-IFRS. Ce que corrobore d’ailleurs Yosr Hrichi dans son analyse sur la gestion des résultats de 100 entreprises françaises du SBF 120. De même, les innovations comptables ne sont-elles pas sans conséquence sur la perception de l’activité d’une entreprise. Comme le montre Narjess Hedhili, la méthode « du temps requis pour exécuter les opérations » ou « time driven activity based costing » (TD ABC) apporte une simplification appréciable à la méthode ABC (comptabilité à base d’activité) pour les praticiens pour peu qu’ils en maîtrisent les principales différences au niveau du cheminement pour le calcul du coût de revient. Pour autant, reste la question des divergences observées entre comptabilité et fiscalité. En contexte tunisien, Ines Bouaziz Daoud et Mohamed Ali Omri montrent que les dirigeants optent pour un comportement opportunisme où les choix comptables et fiscaux leur permettent de s’approprier de la richesse tout en réduisant si possible la charge fiscale. Il en va de même concernant la prise en compte des catastrophes de nature environnementale. Karima Bouaiss, Jean-Philippe Lafontaine et Jean-Laurent Viviani montrent à ce sujet que les accidents industriels n’ont que très peu d’impact sur les cours boursiers des grandes sociétés qui les provoquent. Concernant plus particulièrement les conséquences de deux accidents industriels imputables en partie à l’entreprise Total (Erika, 1999 et AZF, 2001), les auteurs montrent que les parties prenantes ont été plus sensibles aux conséquences humaines (i.e l’explosion de l’usine AZF, 2001 sur Toulouse a fait 31 morts et 2500 blessés) qu’environnementales (i.e. le naufrage de l’Erika a provoqué une des plus grandes marées noires que la Bretagne ait jamais connue). Ils relativisent toutefois le réel impact sur la valeur boursière d’une entreprise comme Total.

Le quatrième et dernier dossier intitulé « Méthodes comptables et performance » clôture de ce numéro. L’article de Jonathan Bauweraerts et Olivier Colot porte sur la mesure de la performance des entreprises familiales (EF) et met en exergue les aspects de rentabilité, de solvabilité et de liquidité. Les auteurs montrent notamment qu’en contexte belge, les EF affichent des niveaux de rentabilité commerciale supérieure avec des conséquences positives en termes d’autofinancement, d’endettement et de liquidité. De son coté, Jean-Paul Méreaux analyse les processus d’intégration ou non des systèmes comptables à l’issue de fusions-acquisitions. A partir d’une étude sur les 7 dernières acquisitions d’un groupe de vins et spiritueux pour la période 1992-2007, ils montrent que le degré d’intégration dépend de la volonté chez le groupe acquéreur de ne pas uniformiser en fonction de la taille et du niveau de performance des systèmes comptables des entreprises acquises. L’article d’Azzouz Elhamma revient sur la perception des responsables d’entreprises dans un contexte marocain et confirme que le système de comptabilité par activité entraîne une meilleure performance pour les entreprises qui l’ont adopté.

Pour finir, Mouna Ben Rejeb Attia examine les déterminants de la relation entre le lissage comptable du résultat et la couverture du risque par les produits dérivés et met en avant l’importance des effets d’opportunités dans les choix comptables.

Gageons que ce numéro consacré à « la comptabilité dans tous ses états » fournisse à ses lecteurs de stimulantes et nouvelles réflexions. « Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà »8 comme l’écrivait Pascal, paraphrasant Montaigne9 ou poursuivant plutôt cette idée que la perception de certaines vérités reste dépendante de nombreux facteurs. Il signifiait déjà que ce qui est une vérité pour les uns à un moment ou un lieu donné ne l’est peut-être pas pour les autres. « Ce que l’Europe admire, l’Asie le punit, ce qui est un vice à Paris est une nécessité quand on a passé les Açores. Rien n’est fixe ici-bas, il n’y existe que des conventions qui se modifient suivant les climats ». Telle est la philosophie de l’argent et de ses lois qu’expose « l’illustre Gobseck10 ».

Ainsi, en va-t-il de la comptabilité en particulier comme de la gestion en général, plus qu’une question de culture ou de géographie, le débat est aussi sans aucun doute celui d’une époque !

À toutes et à tous, nous vous souhaitons une très bonne lecture et une très bonne année 2014 !

Dernière année avant le cinquantenaire de notre revue !

1. Hervé Dumez (sous la dir.), Rendre des comptes : nouvelle exigence sociétale, Dalloz-Sirey, coll. Présaje, mars 2008, 149 p.
2. « L’entreprise est une chose trop sérieuse pour être confiée à des économistes ? », La Revue des Sciences de Gestion, 2006/3 (n° 219), http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RSG_219_0005.
3. Extrait de : « Les mémoires des Rockefeller », Journal Le Matin, 17 novembre 1908, cité par G. Reymondin (1909) à la page 15.
4. Georges Reymondin (1909), Bibliographie méthodique des ouvrages en langue française paru de 1543 à 1908 sur la science des comptes, Publications de la Société Académique de la Comptabilité, Réimpression de l’édition de Paris, 1909.
Ouvrage consultable : http://books.google.fr/books?hl=fr&lr=&id=0-SopGbRjRsC&oi=fnd&pg=PA5&dq=ouvrage+sur+histoire+de+la+comptabilit%C3%A9&ots=p6-gSWPtZ0&sig=0Jx4Ok6i3xguoDPlUm2qPh2_k20#v=onepage&q=ouvrage%20sur%20histoire%20de%20la%20comptabilit%C3%A9&f=false.
5. Simon Alcouffe, (2003) « La Recherche et les innovations managériales en comptabilité et en contrôle de gestion : proposition d’un modèle théorique intégrant les perspectives de diffusion, d’adoption et de mise ne oeuvre de l’innovation », http://hal.archives-ouvertes.fr/docs/00/58/78/23/PDF/Alcouffe.pdf.
6. Comme le rappellent François Engel et Frédéric Kletz (2007), dans leur ouvrage initiatique sur la comptabilité générale, il s’agissait à l’origine de trouver le moyen de suivre sur un compte le flux des biens entrants et sortants afin de garder trace des échanges. La comptabilité était alors l’affaire des propriétaires terriens, des marchands, des administrateurs des temples, des banquiers, et plus près de nous, des commerçants de la fin du Moyen Age et de la Renaissance. Ce sont les intendants qui ont eu pendant longtemps la charge de la comptabilité chez riches ; en étaient le plus souvent leurs esclaves, certes érudits mais esclaves tout de même.
François Engel, Frédéric Kletz (2007), Comptabilité générale, Presses de l’École des Mines. Ouvrage consultable : http://direns.mines-paristech.fr/Sites/ComptaG/co/comptagenerale_ULcg01.html.
7. Colloque international ISEG Group qui s’est déroulé à la Maison de l’Europe à Paris le jeudi 11 avril 2013.
8. Pascal, Pensées 294 (1re partie, chap. De la justice. Coutumes et préjugés).
9. Montaigne, Essais, livre II, ehap. xn ; éd. Lefèvre, 1823, t. III, P, 304.
10. On notera qu’avant d’être un roman éponyme de la vaste Comédie humaine de Balzac, l’ouvrage parut dès 1830, sous le nom de « L’usurier », puis dans le Journal « Le Voleur », en 1830 !

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 10:19

Comptez sur moi ! Count on me ou trust me ?
par Aude d’Andria et de Philippe Naszályi

Résumés en français, anglais et espagnol

Consulter tout le numéro

I MODERNISATION COMPTABLE ET SPHÈRE PUBLIQUE

Comptabilité et politique ; des liens complexes et réciproques
par Madina Rival et Olivier Vidal

Les fusions dans les organisations publiques : le cas de Pôle Emploi
par Simon Wangani

Du contrôle de gestion à l’évaluation des politiques publiques le cas de la direction de la culture dans une mairie
par El Mehdi Lamrani

La comptabilité publique belge : en route vers une comptabilité patrimoniale
par Sabrina Bellanca et Julien Vandernoot

 

II COMPTABILITÉ ET RÉGLEMENTATIONS

Les risques juridiques et leur cartographie : proposition de méthodologie
par Christophe Collard et Christophe Roquilly

L’impact des nouvelles mesures législatives et règlementaires sur la fiabilité de la notation de crédit
par Faïza Bouguerra

Codes et lois de gouvernance : diversité et « compliance »
par Xavier Brédart

Institutions et mécanismes de gouvernance des transactions : le cas d’une exploitation forestière au Cameroun
par Benoît Pigé et Robert Sangué-Fotso

Variations sur la notion de modèle « biologique » de l’organisation. L’exemple d’Inéo
par Fabrice Roth

CAHIER : DÉSORDRE !

Introduction. Le désordre, entre vertus et limites
par Faouzi Bensebaa et Philippe Béraud

Le réseau social numérique, entre perturbation et rationalisation
par Armelle Baïdouri et Faouzi Bensebaa

Entrepreneurs et contributeurs : vers une nouvelle alliance
par Philippe Béraud, Franck Cormerais et Adrienne Jablanczy

La télévision sans frontières avec Internet : interactions et ordres juridiques
par Annie Blandin

Ordre spontané ou ordre délibéré : un retour critique sur les fondements
par Michel Renault

III INFORMATIONS COMPTABLES ET TRANSPARENCE

La légitimité par les médias de référence sur les marchés financiers : le cas du Wall Street Journal dans les introductions en Bourse aux États-Unis
par Aubry Springuel et Romain Zerbib

Enjeux des IAS-IFRS : entre actualisation des variables comptables et manipulation des résultats nets. Étude empirique des entreprises françaises et tunisiennes
par Olfa Nafti et Olfa Errais

Les effets de l’adoption obligatoire des normes IFRS sur la gestion du résultat comptable : une analyse de 100 entreprises françaises
par Yosr Hrichi

Le positionnement de la méthode « du temps requis pour exécuter les opérations » ou « time driven activity based costing » (TD ABC) par rapport à la méthode ABC (comptabilité à base d’activité)
par Narjess Hedhili

Les divergences comptabilité-fiscalité en Tunisie : quels facteurs explicatifs ?
par Ines Bouaziz Daoud et Mohamed Ali Omri

Crises environnementales, marchés financiers et communication environnementale des entreprises : proposition d’une méthode d’évaluation des accidents industriels et des crises environnementales
par Karima Bouaiss, Jean-Philippe Lafontaine et Jean-Laurent Viviani

 

IV MÉTHODES COMPTABLES ET PERFORMANCE

Performance des firmes et propriété familiale : une approche comptable
par Jonathan Bauweraerts et Olivier Colot

Fusions-acquisitions : étude de l’intégration des systèmes comptables dans un groupe de vins et spiritueux
par Jean-Paul Méreaux

Performance de la comptabilité par activités. Perceptions des responsables d’entreprises
par Azzouz Elhamma

Les déterminants de la relation entre le lissage comptable du résultat et la couverture du risque
par Mouna Ben Rejeb Attia

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 16:05

Information reprise d'une communication SNESUP : "Intervenant à l’Institut de Science et d’Ingénierie Supramoléculaires de Strasbourg, à l'occasion de son déplacement à Strasbourg sur le thème de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (ESR), le président de la République a dessiné des perspectives à court terme.

Au-delà du choix symbolique de la ville de Strasbourg, de sa dimension européenne, de la qualité scientifique des recherches de l'Université de Strasbourg, la recomposition territoriale est au centre du discours de F. Hollande. Au détour d’une interpellation des élus de la région Alsace, le président a révélé l’un des pans de la prochaine loi de décentralisation. Les universités, la recherche pourraient prochainement faire explicitement partie des « domaines de compétences directes » des Régions. Mettant au centre de son dispositif les métropoles, comme maillons nécessaires au développement économique, indissociable de la formation et de la recherche, il choisit d’accélérer la restructuration tant des territoires que de l’université et de la recherche publique.
Si l’enseignement supérieur et la recherche sont présentés comme épargnés dans les 50Md€ de coupes budgétaires dans les services publics « pour aider les entreprises », on peut craindre que ces annonces creusent des inégalités à la fois entre les établissements et également entre les territoires, inégalités qu’il conviendrait au contraire de réduire d’urgence.
En précisant le lancement du deuxième plan d’investissement d’avenir, et une pléthore de nouveaux appels à projets soumis à un jury international, le président de la République se réapproprie une méthode, initiée par le gouvernement précédent, et vivement rejetée par la communauté scientifique. Elle a créé de profondes fractures au sein des établissements, des équipes et des personnels. En distinguant les établissements à « dimension mondiale » de ceux « de taille régionale », il remet en selle le modèle d’un ESR à deux vitesses. Le maintien du Crédit Impôt Recherche « élargi », toujours plus attractif pour les entreprises, dont le contrôle est perçu comme « tatillon », continue de priver le Service Public d’ESR des ressources dont il a besoin.
« L’excellence attire l’excellence » dit le président de la République : que dire du devenir de ceux –très majoritaires- qui ne seront pas retenus, de ces collèges universitaires dont on tait le nom, de leurs liens avec la recherche…
Au centre de cette intervention, l’attractivité (internationale, de chercheurs, d’étudiants…) est omniprésente. « Tout ne se résume pas à la taille [des structures] ». Malgré les précautions d’usage, la masse critique figure désormais comme un enjeu incontournable. La recomposition sous forme de COMUE ou d’établissements fusionnés dotés d’antennes sous tutelle, pouvant contractualiser directement avec l’Etat voit son calendrier accéléré. « En juillet 2014, tout doit être prêt». Comment, dans de telles conditions, les acteurs de l’ESR, pourraient ils se consacrer sereinement à leurs missions ? Comment croire un seul instant aux « ressources sécurisées dans le temps » quand les universités sont frappées par l’austérité et que s'annoncerait une année blanche pour l'emploi scientifique au CNRS? Et enfin, comment croire, avec de tels calendriers, à une volonté de concertation, à l'heure où le suffrage indirect est par ailleurs poussé un peu partout ?
L'obligation de concentration inscrite dans la loi ESR est concrétisée par la carotte du plan d'investissement d'avenir et le bâton de la « relégation » en collège universitaire, selon un plan de restructuration qui oublie le maillage territorial des formations. Formations que d'ailleurs le président a souverainement ignorées, ne prononçant « enseignement supérieur » qu'une fois en fin de discours. Il est par ailleurs frappant de noter que ce discours s'est déroulé dans une université qui, toute excellente, internationale et fusionnée qu'elle soit, se trouve dans une situation budgétaire fort précaire. Après le vote difficile de son budget (avec un mois de retard), le rectorat a exigé une réduction de 20% en 2014 des budgets de ses composantes, services et laboratoires. Nous saurons rappeler que le Service Public d'Enseignement Supérieur et de Recherche nécessite vraiment un changement de politique, de paradigme et de discours."

SNESUP

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Published by La redaction de LaRSG - dans Innovation et recherche
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 10:55

L’ISERAM (le laboratoire de recherche l’ISEG Group) organise un colloque international.

Appel à communication

 

THEME:  Le big bang de l'économie numérique : désordre et normalisation
DATE: Jeudi 10 avril 2014
LIEU: Maison de l’Europe - 35-37, rue des Francs-Bourgeois 75004 Paris.

Les projets de communication de deux pages maximum, bibliographie comprise, devront être envoyés pour le 15 février 2014au secrétariat du colloque : viviane.du-castel-suel@iseg.fr

L’économie numérique apparaît comme le résultat conjugué des applications technologiques issues de l’Internet, des usages individuels et collectifs qui en découlent, ainsi que d’une économie de la dématérialisation à l’intérieur de laquelle se redéfinissent le rôle et le fonctionnement des organisations et des marchés. Ce qu’il est convenu d’appeler depuis quelques années « la révolution numérique » constitue un phénomène dont l’origine est très proche dans le temps, avec l’émergence de l’IP (Internet Protocol) et du Web 2.0. Cette économie a revêtu rapidement une ampleur exceptionnelle, impliquant tous les champs d’activités de l’économie et de la société. Les effets induits par la convergence voix-données-images, la croissance irrésistible des capacités de traitement, de stockage et de transport de l’information, le caractère cumulatif des innovations de produit, de service et de procédé, le développement de la culture « bottom-up » semblent donner au numérique le statut d’une « nouvelle révolution industrielle »(1), qui transformerait les comportements et les représentations, métamorphoserait chaque utilisateur en noeud de son cercle de connaissances et ferait émerger de « nouveaux maîtres du monde » en mesure de peser sur le futur(2).

Cette économie numérique est à la source de nouvelles activités qui peuvent apparaître comme des gisements potentiels de croissance et d’emploi et partant, comme des solutions possibles de sortie de crise. C’est le cas, en particulier, des industries créatives dont la légitimité est supportée en Europe à la fois par les institutions communautaires, les États et les collectivités territoriales, sans parler des acteurs industriels eux-mêmes. La difficulté est à la fois de s’entendre sur une délimitation précise du périmètre de ces activités et d’en mesurer la portée économique réelle. Cette difficulté concerne également l’identification de la nature véritable de ce qui est à l’oeuvre dans ces ateliers numériques que sont les Fab Labs où les Makers du 2.0 élaborent des produits innovants, à l’image des imprimantes 3D. Ces lieux peuvent être associés à la révolution industrielle évoquée ci-dessus ou, plus modestement, à des espaces de bricolage numérique.

Pour autant, les interrogations autour de l’économie numérique ne s’épuisent pas dans la vision positive du progrès technique ou dans l’approche matérielle renouvelée d’un consumer capitalism qui verrait se démultiplier à l’infini les objets du désir. L’économie numérique fait émerger de nouveaux espaces de réflexion, conjuguant notamment les problématiques :

- des supports techniques et des normes,

- des relations sociales et du facteur humain,

- de la gestion des données personnelles et des big data,

- de l’organisation économique et des nouvelles formes de coordination de l’activité,

- de l’appropriation des richesses,

- de la transparence et de la démocratie.

Par ailleurs, l’économie numérique est loin de constituer un espace lisse dénué de rapports de forces. Ainsi, de grandes entreprises, comme Google, Amazon, Facebook, Ebay ou Tweeter, Apple et Microsoft, continuent à vouloir imposer des conditions nouvelles de production et de marché. De même, des organisations - marchandes bien sûr mais également étatiques, mafieuses, etc. - s’évertuent à vouloir contrôler les données numériques et leurs sources. De plus, si la participation des utilisateurs à la définition du produit contribue à faire émerger un modèle de la co-conception, la valeur du travail des contributeurs ne donne pas matière à rétribution, alors même que ceux-ci cèdent également l’usage de leurs données personnelles. Celles-ci apparaissent infimes, mais agrégées, elles ont beaucoup de valeur. Dès lors, bien que l’économie numérique et les technologies qui lui sont associées soient censées accroître les richesses et les opportunités, ces richesses et ces opportunités semblent être de façon croissante sous le contrôle d’un nombre limité d’acteurs. Il y a ainsi loin de la coupe aux lèvres.

Ces développements indiquent que les représentations de l’économie numérique comportent des degrés de complexité qui impliquent de s’engager dans des analyses approfondies. Ces degrés de complexité conduisent également à affronter les contradictions, à proposer des démarches d’explication et de compréhension et à tenter de déployer des visions prospectives qui puissent contribuer à ouvrir les chemins de la connaissance. L’ambition du colloque de l’ISEG-ISERAM du 10 avril 2014, organisé sur le thème de l’économie numérique à la Maison de l’Europe, consiste précisément à tenter d’y voir un peu plus clair sur les interprétations qui s’accumulent ici et là, sans toujours souligner les défis en cours et sans faire apparaître les enjeux contradictoires qui semblent pourtant essentiels à l’appréhension de cette économie.

Les intentions de communication pourront s’articuler autour de cinq thèmes majeurs, sans que ceux-ci ne constituent pour autant une liste limitative.

1er thème. Économie numérique et monétisation : économie de la contribution et propriété intellectuelle ; effets du tout-gratuit.

2e thème. Économie numérique et enjeux sociétaux : avancée ou recul de la démocratie ; big data ; culture du bottom up ; espionnage ; malveillance ; manipulation froide ; régulation ; RSE ; traçabilité des produits ; transformation de l’État ; univers collaboratif.

3e thème. Économie numérique et voies de financement singulières : crowfunding ; monnaies parallèles ; nouveaux leviers de financiarisation.

4e thème. Économie numérique, changements stratégiques et business models : cantines, Fab Labs et Makers 2.0 ; cloud à la demande ; concentration croissante de l’information ; entrepreneurs schumpétériens ou kirznériens ; innovation et quête de la rente ; mobilité ; MOOC et formation ; réseaux sociaux.

5e thème. Économie numérique, industries et territoires : écosystèmes industriels ; industries créatives, culturelles et numériques en Europe comme solutions de sortie de crise ; mutations des services publics (hôpitaux, collectivités locales, distribution de l’eau, de l’électricité, etc.) ; open innovation, milieux innovateurs et pôles de compétitivité ; redéfinition des usages urbains.

Comité scientifique

Boualem Aliouat, Université de Nice, Sophia Antipolis

Abdelmajid Amine, Université Paris-Est-Créteil

Alain Amintas, Université de Rennes 2, CIAPHS

Gilles Antier, IAURIF et IEP de Rennes

Olivier Babeau, Université Paris VIII

Faouzi Bensebaa, Université Paris VIII

Amina Bécheur, Université Marne-La-Vallée

Danielle Benezech, Université de Rennes 1, CREM

Philippe Béraud, Télécom Bretagne et CIAPHS, Université de Rennes 2

Annie Blandin, Télécom Bretagne et CEDRE/IODE, Université de Rennes 1

Rolande Borrelly, Université de Grenoble 3, ISMEA

Didier Chabaud, Université d’Avignon

Franck Cormerais, Université de Bordeaux 3, MICA

Aude d’Andria, Université d’Evry

Arnaud de l’Épine, Ars Industrialis

Pablo Diaz, Institut d’Etudes Politiques de Rennes, CIAPHS, ISMEA

Viviane Du Castel, ISEG Group, ISERAM.

Marc Humbert, Université de Rennes 1, CIAPHS

Adrienne Jablanczy, ISEG Group, ISERAM

Karim Medjad, CNAM Paris

Karim Messeghem, Université de Montpellier 1

Pierre Musso, Télécom Paristech et Université de Rennes 2

Hadj Nekka, Université d’Angers

Joan Le Goff, Université de Tours

Robert Paturel, Université de Bretagne-Occidentale

Jean-Louis Perrault, Université de Rennes 1, CIAPHS, ISMEA

Jean-Jacques Perseil, CNAM Paris

Yvon Pesqueux, CNAM Paris

José Filipe Pinto, Université Lusophone de Lisbonne

Michel Renault, Université de Rennes 1, CREM

Pierre Salama, Université Paris XIII

Ali Smida, Université Paris XIII

 

Adelino Torres, Université Technique de Lisbonne
 

(1) Chris Anderson, Makers : la nouvelle révolution industrielle, Pearson France, 2012.
(2) Jaron Lanier, Who Owns the Future, Simon & Schuster, 2013.

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31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 09:41

Deloitte publie les résultats du troisième Baromètre de " l'Humeur des jeunes diplômés " réalisé avec l'Ifop. Ce 3e baromètre Deloitte/Ifop de l’Humeur des jeunes diplômés donne la parole aux jeunes diplômés depuis moins de trois ans en recherche d'emploi ou en poste en entreprise, afin d'en définir l'état et leur perception du marché du travail actuel.

  •  27% des jeunes diplômés en recherche d’emploi envisagent une recherche d’emploi hors de l’Hexagone, dont un tiers sont issus des grandes écoles et 45% de 3e cycle universitaire. 28% de ces répondants envisagent l’expatriation pour toute la durée de leur carrière.
  • 49% des jeunes diplômés de moins de trois ans sont en recherche d’emploi.
  • La durée de recherche d’un emploi s’allonge en 2014 et dépasse 5 mois, soit 7 semaines de plus qu’en 2013.
  • 81% des jeunes diplômés estiment que la France présente des atouts pour leur avenir professionnel mais regrettent en large majorité le manque de possibilité d’innover et de créer en France.

 

Le marché de l’emploi des jeunes diplômés se tend en ce début d’année, près d’1 jeune diplômé sur 2 déclare être en recherche d’emploi (49%), soit une progression de 4 points par rapport à janvier 2013. Les jeunes diplômés, touchés par les difficultés du marché du travail, restent méfiants à l’égard des employeurs (68%, en hausse de 5 points par rapport à 2013) et conservent une vision très utilitariste de l’emploi puisque 63% y voient uniquement un moyen de gagner leur vie. Quant au diplôme, seuls 37% considèrent qu’il permet de trouver un emploi plus facilement.

Les jeunes diplômés en recherche d’emploi pâtissent de la contraction du marché
La durée de la recherche s’allonge par rapport à 2013 et ancre celle-ci dans le temps long. Les jeunes diplômés ont en moyenne débuté leurs démarches il y a près de 6 mois (22 semaines), soit une hausse de 7 semaines par rapport à 2013. Cependant, les opportunités demeurent rares, en moyenne 3 entretiens sur cette période, un chiffre stable depuis 2013. Ce sont les jeunes diplômés en recherche d’emploi issus de licence et 3e cycle universitaire qui se trouvent le plus fragilisés, 1 sur 2 indiquant n’avoir eu aucun entretien.
En tête des principales difficultés évoquées par ces jeunes diplômés : la raréfaction des annonces (56% ne trouvent pas d’annonces qui correspondent à leur profil), l’absence de réponse de la part des recruteurs (48% ont du mal à obtenir des réponses de leur part), le manque d’expérience professionnelle (considéré par 50% comme le principal obstacle à leur candidature) mais également le manque de réseau et relations professionnelles (cité par 43%).
Les inquiétudes des jeunes diplômés en recherche d’emploi demeurent majoritaires et se maintiennent par rapport à 2013 : plus d’un sur deux n’ont pas confiance dans leurs perspectives de trouver un emploi dans les six prochains mois.
« Le manque d’expérience professionnelle est invoqué comme principal frein à leur employabilité par un jeune diplômé sur deux, ce qui atteste du cercle vicieux rendant la première marche de l’insertion professionnelle difficile à gravir » remarque Jean-Marc Mickeler, Associé Directeur des Ressources humaines chez Deloitte.

Une stabilité et une confiance retrouvées pour les actifs

Si le taux de jeunes diplômés en poste tend à diminuer, la stabilité des emplois occupés se renforce avec 77% des jeunes diplômés en poste interrogés qui occupent un CDI, soit une hausse de 9 points par rapport à 2013. Ces jeunes diplômés ont en moyenne envoyé 27 CV (16 CV en janvier 2013) et ont consacré 11 semaines à leurs recherches. Les grandes écoles continuent d’être un passeport pour l’emploi avec 76% des diplômés depuis moins de trois ans en poste actuellement et occupant un CDI en grande majorité (84%).
Une majorité d’entre eux sont confiants dans leur environnement de travail actuel, exprimant une large satisfaction vis-à-vis de la réalisation des promesses faites lors de leur embauche (84%) et formulant le souhait de continuer à travailler dans leur entreprise (59%). Pour autant, un peu plus d’un quart d’entre eux font part de leur envie de changer d’employeur et seulement une faible part (6%) partage le souhait de lancer une activité à leur compte, proportion en net déclin cette année (- 5 points par rapport à janvier 2013).

Un quart des jeunes diplômés en recherche d'emploi envisagent l'expatriation
Plus d’un quart des jeunes diplômés en recherche d’emploi (27%) imaginent leur avenir professionnel hors de l’Hexagone. « Un tiers des diplômés en recherche d’emploi issus des grandes écoles et 45% des 3e cycle envisagent leur avenir professionnel à l’étranger, ce qui alimente la fuite des cerveaux. L’expatriation est subie mais elle est aussi en majorité choisie et motivée par la volonté de travailler dans un environnement culturel différent (58%), de progresser dans une langue étrangère (45%) et d’enrichir son CV (44%). Notre principal enjeu pour les années à venir consistera à donner envie à ces jeunes diplômés de revenir en France afin de mettre cette expérience au profit du développement de notre économie et de nos sociétés » commente Jean-Marc Mickeler, Associé Directeur des Ressources humaines chez Deloitte.
L’appétence des jeunes Français se porte en premier lieu vers les pays anglophones, qui occupent les trois premières places au podium des pays les plus attractifs. Le Canada arrive en tête des pays cités par les jeunes diplômés (37%), suivi  des Etats-Unis qui continent de faire rêver près d’un tiers (32%) et Le Royaume-Uni (26%). L’Australie est citée par 18% des répondants tandis qu’avec surprise, l’Asie n’attire que 13% des jeunes diplômés.
81% des jeunes diplômés considèrent que la France présente encore des arguments pour leur avenir professionnel mais seulement un quart en sont clairement convaincus (25%). Ils regrettent en large majorité le manque de possibilité d’innover et de créer en France.
« Sans surprise, on constate un fossé grandissant entre jeunes actifs et jeunes en recherche d’emploi pour qui la recherche s’installe dans la durée sans toutefois voir le nombre d’entretiens augmenter. L’étranger continue d’attirer près d’un quart de nos jeunes diplômés, mais plus préoccupant encore, près de 28% nous indiquent vouloir s’y installer pour la totalité de leur carrière. Cela soulève les principaux défis de demain pour attirer et retenir les talents mais aussi et surtout la nécessité de repenser les programmes de formation afin qu’ils soient plus en adéquation avec la réalité du marché de l’emploi et les attentes du monde de l’entreprise. Le dialogue entre le monde académique et les entreprises est ici la clé » explique Jean-Marc Mickeler, Associé Directeur des Ressources humaines chez Deloitte.

Méthodologie de l’enquête

L’étude porte sur un échantillon de 1 001 personnes, représentatif des jeunes ayant achevé leurs études, titulaires d’un diplôme de niveau Bac à Bac +5 depuis moins de trois ans, en poste ou en recherche d’emploi dans le secteur privé. Les interviews ont été réalisées par questionnaire auto-administré en ligne du 9 au 18 janvier 2014.

L'étude complète est disponible ICI


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Published by La redaction de LaRSG - dans Infos de la rédact°
29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 14:14

KEDGE BS annonce aujourd’hui que Bernard Belletante, directeur général, a décidé de quitter le groupe. Il assumera ses fonctions actuelles jusqu’au 31 mars 2014.

François Pierson, Président du Conseil d’Administration de KEDGE BS, a déclaré : « Je tiens à remercier très chaleureusement Bernard pour ses nombreuses contributions au développement d’Euromed Management et pour avoir réussi la fusion avec BEM, fusion ayant donné naissance à KEDGE Business School. Son action a permis également le développement de nombreuses innovations pédagogiques et d’une forte internationalisation de l’Ecole. Les fondamentaux de KEDGE BS sont solides, l’attractivité de l’Ecole est forte, la dimension internationale est significative : autant d’atouts pour atteindre nos objectifs stratégiques et figurer dans le top 15 européen. Nous souhaitons à Bernard le meilleur pour ses projets futurs ».
« Après douze années d’un investissement total qui a transformé l’ESC Marseille en Euromed Management puis en KEDGE BS, j’ai souhaité m’orienter vers d’autres projets. Ce fut une formidable aventure humaine et éducative. Je suis très reconnaissant aux équipes et étudiants qui ont travaillé avec moi ; je tiens à les remercier pour leur engagement et leur soutien. Je remercie aussi François Pierson, président d’Euromed Management puis de KEDGE BS, pour sa confiance et toute l’expertise qu’il m’a apportée. J’adresse à tous les acteurs de KEDGE BS mes meilleurs vœux de réussite pour le développement futur de KEDGE BS » a indiqué Bernard Belletante.

Le nom du successeur de Bernard Belletante sera communiqué ultérieurement.

Philip McLaughlin, Directeur Général Délégué, assurera en étroite relation avec François Pierson, Président de KEDGE BS, la direction intérimaire de l’Ecole.
 

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Published by La redaction de LaRSG - dans Vie des établissements
28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 13:33

Nous reproduisons l'intégralité d'un message dont notre rédaction a été destinataire de la part du SNESUP

"Madame la Ministre,

Le CNESER a lancé l'alerte depuis des mois sur la situation très préoccupante des universités : nombreuses sont celles qui ont été contraintes en 2013 à ponctionner dans leur masse budgétaire en gelant des postes, en réduisant les congés pour recherche, en remerciant des contractuels, en limitant l’inscription des étudiants, en supprimant options et filières... afin d'assurer tant bien que mal leurs missions fondamentales de formation et de recherche ; malgré la sévérité des mesures déjà mises en œuvre, le quart des universités a terminé l'année 2013 avec un budget déficitaire. La DGESIP confirme que toutes les avances accordées le sont à budget constant.

Face aux cris d’alarme lancés de toutes parts, le CNESER estime que votre ministère n'a pas pris les mesures à la hauteur de la gravité de la situation pour le Service Public d'Enseignement Supérieur et de Recherche.

Face aux conditions budgétaires de plus en plus tendues, le ministère a refusé de prendre ses responsabilités.

Face aux situations d'urgence, aux demandes répétées d'ouverture d'un collectif budgétaire et d'une programmation pluriannuelle des moyens, la réponse de votre ministère ne peut se résumer à des processus dilatoires : prêts ponctuels, missions d'inspection, révision -pourtant nécessaire- du modèle SYMPA...

L'année 2013 s'est terminée, pour la communauté universitaire, par l'annonce d'une ponction supplémentaire de 45 millions (M€) au budget 2014 de la MIRES, pourtant déjà incapable d'assurer ne serait-ce que le maintien des budgets 2013. Dans le même temps, le Crédit Impôt Recherche, que vous avez vivement soutenu, contre tous les rapports concluant à son inefficacité, consommera jusqu'à 6 milliards en 2014.

L'année 2014 s'ouvre sur des situations budgétaires catastrophiques dans de nombreuses universités, dont les budgets prévisionnels vont jusqu'à menacer l'existence de formations, la poursuite de programmes de recherche, et obèrent gravement l'avenir en amplifiant le déficit déjà considérable de recrutements dans la recherche scientifique française.

Face à la multiplication des risques de cessation de paiement et d'activité d'universités, le CNESER vous demande solennellement que soient prises de toute urgence les dispositions suivantes :
* la mise en place d’un collectif budgétaire pour 2014 accompagné de la remise en cause du Crédit Impôt Recherche afin de dégager des ressources immédiates pour les universités, correspondant à la réalité des besoins pour assurer leurs missions de service public ; 
* un fléchage des budgets permettant de garantir les formations notamment de 1er cycle sur la base d'un cadrage national des diplômes (contenu, taux d’encadrement, volume horaires), sans obérer l'avenir des formations de masters et de doctorats, ni de la recherche ;
* la mise en œuvre des réformes de structure visant à réguler nationalement l'emploi scientifique  et à sortir de la spirale d'appauvrissement des établissements engendrée par le désengagement de l'Etat.

Madame la Ministre, le CNESER attend des réponses à ses demandes, pour le Service Public d'Enseignement Supérieur et de Recherche, pour ses personnels et pour les 1,5 millions d'étudiants des universités."

Vote :
31 Pour (SNESUP, FSU, UNSA, Ferc-Sup-CGT, CGT, Autonomes, SGEN, FO, FCPE)
9 Abstentions (dont CFDT, CPU, CJC)
9 Contre (dont FAGE, MEDEF, MET, CFTC)

SNESUP

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Published by La redaction de LaRSG - dans Infos de la rédact°
28 janvier 2014 2 28 /01 /janvier /2014 13:19

Conférence organisée par ABG, dans le cadre du Club Cursus&Insertion de l'AEF, qui se tiendra le vendredi 31 janvier prochain à Paris.

« Le docteur n’est-il qu’un chercheur ? », de  9 h à 11 h (Université Paris Descartes – 12 rue de l’Ecole de Médecine, 75006 Paris)

Accès gratuit sur inscription préalable (nombre limité de places)
Conférence destinée à un public de professionnels des mondes académique (enseignement supérieur et recherche), institutionnel et socio-économique (PME, ETI, TPE, grands groupes, collectivités territoriales...).

Mélanie Ribas, Ph.D.
Directrice adjointe
ABG-L'intelli'agence
+33 (0)1 42 74 47 13
ABG-Intelli’agence

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