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Blog animé par Yves Soulabail

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6 novembre 2010 6 06 /11 /novembre /2010 04:17

Commission d’enquête sur les MÉCANISMES DE SPÉCULATION AFFECTANT LE FONCTIONNEMENT DES ÉCONOMIES

 

La commission d’enquête sur les mécanismes de spéculation affectant le fonctionnement des économies, créée le 24 juin dernier, présidée par M. Henri Emmanuelli (SRC, Landes) et dont le rapporteur est M. Jean-François Mancel (UMP, Oise), procèdera, en présence des journalistes, aux auditions suivantes, le mercredi 10 novembre 2010, en salle Lamartine :

 

- à 16h30 : M. Philippe Marchessaux, administrateur-directeur général de BNP Paribas Investment partners ;

- à 17h30 : M. Jean-Claude Gruffat, directeur général de CITIGROUP France ;

- à 18h30 : Mme Catherine Lubochinsky, professeur à l’Université Paris II - Panthéon-Assas.

 

Mercredi 10 novembre 2010

Retransmission en direct sur le site de l’Assemblée nationale : http://www.assemblee-nationale.tv/direct.html

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4 novembre 2010 4 04 /11 /novembre /2010 05:33

Mme Claudie Haigneré, Présidente d’Universience

&

M. Claude Albagli, Président de l’Institut CEDIMES

 

présentent

 

• deux tables rondes portant sur

Un an après Copenhague : où en est l’économie du changement climatique ?

• des Hommages à Jacques Austruy, fondateur du CEDIMES

et à Maurice Allais parrain de l’Institut.

• la 3e remise des Prix Internationaux de la Recherche de l’institut CEDIMES portant sur les processus de Développement

 

Le Vendredi 5 novembre 2010 à 14H30

Auditorium de la Cité des Sciences et de l’Industrie

Cité des sciences et de l'industrie         

30, avenue Corentin Cariou                                       

75019 – Paris (Métro : Porte de la Villette)         

 

 Réservation (dans la limite des places disponibles) 

Tel. Matin 01 43 94 72 42 ou saade@cedimes.org

 

 

PROGRAMME

Vendredi 5 Novembre 2010 – Auditorium de la Cité des Sciences et de l’Industrie

 

 

14H00               Accueil à l’Auditorium de la Cité des Sciences et de l’Industrie (A droite en entrant)

14H30                          Présentation du Programme : Jean-Charles Sida, Secrétaire Général du CEDIMES et Claude N’kodia, Directeur des Prix CEDIMES

14H35               Mot de bienvenue de Marie-Pierre de Surville, Directrice Générale adj. d'Universcience

14H40               Mot de bienvenue de Claude Albagli, Président de l’Institut CEDIMES

 

Tables Rondes

Un an après Copenhague : où en est l’économie du changement climatique?

14H45               Mot introductif des panels par Alain Bienaymé, Directeur du CEDIMES France

14H50               Message du Président de la République du Burkina Faso,

son Excellence Blaise Compaore

15H00               1re Table Ronde avec

Stéphane Hallegatte, CIRED

Pierre Jacquet, Agence Française de Développement

Robert Kandel, Ecole Polytechnique

15H45               Débat avec la salle

16H10               2e Table Ronde avec

Roger Guesnerie, Collège de France

   Naren Prasad, Organisation Internationale du Travail 
   Ludivine Tamiotti, Organisation Mondiale du Commerce 

16H55               Débat avec la salle

17H20               Fin de la 1re partie, pause

 

HOMMAGES

17H30               Accueil de Mme Claudie Haigneré, Présidente d’Universcience

                        Ancien Ministre de la Recherche déléguée aux nouvelles technologies, ancienne spationaute,

Universcience est le regroupement de la Cité des Sciences de la Villette et du Palais de la Découverte.

17H35               Hommage au Professeur Maurice Allais, Prix Nobel d’Economie, Parrain de l’Institut CEDIMES par Roger Guesnerie, Professeur au Collège de France

17H45               Hommage au Professeur Jacques Austruy, fondateur du premier CEDIMES

en 1972 par Claude Albagli, Président de l’Institut CEDIMES

 

3e Cérémonie de remise des Prix Internationaux de Recherche CEDIMES

« Les processus de développement dans le monde »

17H55               Intervention de M. Hervé Cronel, Conseiller Spécial chargé des affaires Economiques

auprès du Secrétaire Général de la Francophonie, son Excellence M. Abdou Diouf

18H00               Intervention de Mme Isabelle Laudier, Directrice Scientifique de la Caisse des Dépôts.

18H05               Intervention de M. Jean du Rusquec, Chargé de Mission auprès Présidence de Total

18H10               Intervention de Mme le Recteur Maria Delivanis-Negreponti, Fondation Delivanis

18H15               Intervention de Mme le Recteur Josiane Attuel, Doyenne de la Faculté AEI

18H20               Allocution de Mme Claudie Haigneré, Présidente d’Universience

18H30               Présentation des 5 Lauréats (Algérien, Camerounais, Français, Russe, Togolais)

par le Professeur Emérite Alain Bienaymé, Président du Jury des Prix CEDIMES

et remise des Prix de Recherches par Mme Claudie Haigneré

19H00               Mots de synthèse, conclusions et prochains rendez-vous

                        par M. le Recteur Ion Cucui, Vice-Président de l’Institut CEDIMES

et par M. le Secrétaire Général de l’Institut CEDIMES, Jean-Charles Sida

 

Les délégations académiques étrangères du réseau international CEDIMES et les membres du corps universitaire français se présenteront en toge lors de cette partie de la cérémonie.

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 21:37

L'action du Pôle de Compétences rhônalpin sur la consommation responsable vers les collectivités territoriales

 

Dans le cadre de sa mission de développement économique des secteurs émergents de la consommation responsable - commerce équitable, agricultures biologique et/ou locale, tourisme et finances solidaires, insertion, éco-conception - le Pôle de Compétences rhônalpin revient sur la Journée « Engager sa collectivité dans une démarche de commerce équitable » et présente son plan d'action orienté vers ces prescripteurs que sont les collectivités territoriales.

Ce plan annonce entre autres deux nouvelles rencontres d'échanges entre collectivités, à Annemasse et à Lyon.

 

Objectifs et moyens du Pôle de Compétences sur le commerce équitable et la consommation responsable en Rhône Alpes dans le dossier de presse joint

 

Pourquoi et comment engager son territoire dans une démarche de commerce équitable ?

 

Tel était le thème de la journée organisée par Equi'Sol (association animatrice du Pôle de Compétences) et la campagne nationale Territoires de Commerce Equitable le 7 octobre dernier, à Saint Martin d'Hères.

Cette rencontre, qui a réuni 45 personnes dont 24 élus et techniciens de collectivités rhônalpines, a dressé un panorama des enjeux et facteurs clé de succès de l'engagement des acheteurs publics dans le soutien au commerce équitable.

La journée est revenue sur le fonctionnement du commerce équitable, son impact sur la vie des producteurs et sur sa réalité en Rhône Alpes. Elle s'est poursuivie par des témoignages de collectivités d'ores et déjà engagées qui ont délimités les moyens d'action (restauration collective, objets promotionnels, coton bio et équitable) ainsi que les freins à lever pour assoir une dynamique durable. Enfin, ont été présentés les outils mis à disposition pour accompagner les acheteurs publics (la campagne Territoires de Commerce équitable, le site de mise en relation commerciale www.ofretic.com et les sites ressources).

 

Détails sur les tables rondes et leurs intervenants dans le compte rendu ci-joint - photos ci-dessous

 

Sensibiliser pour mieux concrétiser

 

L'achat public équitable cristallise autour de lui un intérêt important ;  il est désormais partie intégrante des stratégies des collectivités. Néanmoins, pour que les démarches se concrétisent, on observe que l'information et la sensibilisation sont déterminantes, tant en interne dans les services qu'en externe vers les partenaires, les commerçants du territoire... Il semble aussi que les besoins soient d'ordre technique comme nous le confie Patricia Veyrenc du service environnement de la Communauté d'agglomération Porte de l'Isère :

"Cette journée a permis de comprendre le commerce équitable et de connaître des acteurs rhônalpins. J'ai apprécié les retours d'expérience des collectivités et le débat sur la place du commerce équitable dans les politiques territoriales. La commande publique équitable n'a cependant pas été abordée dans tous ses aspects juridiques ; il serait dorénavant intéressant de connaître les procédés techniques permettant la passation de marchés publics équitables".

Face à ce besoin concret et exprimé, le Pôle de Compétences propose un plan d'action qui accompagne les collectivités jusqu'à leur premier achat et au delà, vers une candidature au titre de Territoires de Commerce Equitable.

Ce plan consiste tout d'abord à renouveler l'expérience du 7 octobre dernier afin de faire se rencontrer des collectivités engagées, avec d'autres en  passe de l'être. Une  seconde journée est prévue en décembre à Annemasse et une troisième aura lieu en janvier, à Lyon.

Ces séances d'échanges seront suivies début 2011 d'ateliers répondant à des besoins spécifiques (services traiteurs, restauration collectives, distribution automatique), puis de formations techniques et juridiques sur la commande publique équitable (exemple : L'introduction de critères sociaux et environnementaux dans un appel d'offre ?).

 

Le Pôle se déplace

 

Enfin, les collectivités peuvent compléter le schéma présenté ci-dessus par une opération de sensibilisation entre leurs murs, afin de lever en interne les freins à  l'achat responsable. En effet et sur demande, le Pôle de Compétences organise et anime petits déjeuners équitables et gouters-dégustation (café, chocolat...), accompagnés de débats conviviaux sur les enjeux de la consommation responsable.

 

Pour connaître les actions du Pôle de Compétences sur le commerce équitable et la consommation responsable en Rhône Alpes vers les collectivités et les acheteurs collectifs, nous vous invitons à vous inscrire à la newsletter du site ofretic.com, l'outil de mise en relation commerciale du Pôle, ou à contacter l'association Equi'Sol au 04 81 91 65 54 ou à l'adresse : amandine.mas@equisol.org

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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 21:37

OFFICE PARLEMENTAIRE

D’EVALUATION DES CHOIX SCIENTIFIQUES ET TECHNOLOGIQUES

 

L’Office parlementaire organise une réunion ouverte à la presse

Mercredi 17 novembre 2010 à 16h15

à l’Assemblée nationale salle 7040 niveau -2

101, rue de l'Université – Paris 7e

sous la présidence de M. Claude Birraux, député, président de l’OPECST, en présence de MM. Cédric Villani, Ngo Bao Chau, Médaillés Fields, de M. Yves Meyer, Prix Gauss, lauréats de l’édition 2010 du Congrès international des mathématiciens,

et des membres du Conseil scientifique de l’OPECST.

- débat sur la place de la France dans les mathématiques ;

- présentation par M. Claude Birraux des conclusions de l’audition publique de l’OPECST sur les apports des sciences et technologies à l’évolution des marchés financiers (14 octobre 2010) ;

- débat sur la contribution des mathématiques aux sciences dans leur diversité d’aujourd’hui : finance, énergie, astronomie, sociologie, médecine, biologie, climat, etc.

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 20:07

HEC Paris et l’Indian Institute of Management - Ahmedabad (IIM-A) sont entrées dans une nouvelle phase de coopération en signant, le 20 octobre dernier sur le campus d’IIM-A, un accord de partenariat stratégique et en lançant un nouveau programme de double diplôme. 

Le Professeur Samir K. Barua, Directeur de l’IIM-A et le Professeur Bernard Ramanantsoa, Directeur Général d’HEC Paris, ont signé cet accord, en présence de nombreux professeurs, collaborateurs, étudiants et diplômés des deux écoles, ainsi que des représentants du gouvernement et du monde de l’entreprise.

Dans ce contexte de globalisation de l’enseignement du management et fortes de 3 années de collaboration, les deux institutions ont conclu cet accord de partenariat stratégique qui comprend les axes de coopération suivants :

-          Echange de professeurs et projets de recherche conjoints ;

-          Echange d’étudiants ;

-          Formation continue ;

-          Double Diplôme HEC MSc in Management - Grande Ecole et IIM-A Post Graduate Program in Management (PGP).

 

Le nouveau programme de double diplôme HEC Paris et IIM-A a pour but de fournir aux participants un solide enseignement de management et des outils de business internationaux. Il offrira de nouvelles opportunités pour les étudiants des deux institutions se destinant à des carrières internationales. Ces derniers effectueront une année académique complète dans l’école partenaire et obtiendront les deux diplômes : le diplôme HEC Grande Ecole et le diplôme IIM-A Post Graduate Program in Management. Les premiers étudiants de ce programme de double diplôme seront diplômés en juin 2012 et bénéficieront des puissants réseaux des anciens des deux écoles.

Bernard Ramanantsoa, Directeur Général d’HEC Paris, a précisé : “Je me réjouis de ce partenariat, d'abord car il va contribuer au développement des relations économiques de nos deux pays, mais plus encore parce que nous allons partager une ambition commune : faire de nos étudiants des leaders responsables, capables de dépasser l'aspect technique du management pour construire un monde nouveau”.

Samir Barua, Directeur de l’IIM-A, a ajouté : “Les deux écoles sont confrontées aux mêmes challenges et partagent les mêmes valeurs dans cette ère de globalisation”. Il a exprimé sa certitude que ce partenariat entre les deux écoles contribuera à la coopération économique entre l’Europe et l’Inde.

www.hec.fr

www.iimahd.ernet.in

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2 novembre 2010 2 02 /11 /novembre /2010 19:58

Si l’accord conduit par le PRISME sur le portage salarial était entériné, il se traduirait par plus de 10 000 licenciements de « Portés »

Paris – le 2 novembre 2010 - La négociation entre le PRISME (syndicat des entreprises de Travail Temporaire) et les organisations syndicales de salariés s’est clôturée le 24 juin dernier sur le texte d’un accord inacceptable, aussi bien pour les professionnels du portage salarial que pour les Portés. 4 mois plus tard, la promulgation du décret d’application est redoutée avec angoisse par les milliers de Portés dont l’avenir dépend de la publication ou non de l’accord.

Parmi les griefs adressés par la Fédération Nationale du Portage Salarial (FeNPS) qui représente 70 % des entreprises de portage syndiquées, avec plus de 100 agences et établissements en France :

- Non-respect du mandat donné par le législateur, mandat qui était d’organiser le portage tel qu’il existe, et non d’en donner une nouvelle définition opportuniste, restrictive, élitiste et, de fait, discriminatoire puisque seuls les cadres pourraient désormais prétendre à bénéficier de cette solution d’emploi.

- Non-respect des règles constitutionnelles de représentativité, les négociations ayant été menées par le PRISME, non représentatif des entreprises de portage, et les organisations professionnelles du portage n’ayant été consultées que par pure forme, sans pouvoir participer activement à ces négociations

Un certain nombre de dispositions de cet accord, si elles étaient appliquées, aboutiraient à licencier plus de 10 000 Portés et les conduiraient à s’inscrire à nouveau en tant que demandeur d’emploi.

En effet, entre autres dispositions du projet d’accord, sont imposés un statut cadre, des modalités contractuelles inadaptées et un salaire minimum mensuel supérieur à 2 900 € bruts, hors congés payés (+10%), indemnité d’apport de clientèle (+5%) et de fin de contrat si CDD (+10%).

Cet accord conduirait inéluctablement à un portage salarial réservé à une élite, alors que de nombreux métiers parfaitement viables mais moins rémunérateurs sont valablement pratiqués en portage depuis des années, au plus grand bénéfice des intéressés et de la collectivité. A croire qu’en France, les « non-cadres » n’ont pas les mêmes droits que les cadres à pouvoir vivre de leurs compétences !? 

Par ailleurs, un bon nombre de sociétés de portage, exerçant pourtant de manière socialement responsable depuis des années, seraient contraintes de déposer leur bilan et de licencier leurs collaborateurs ! 

Face à cela, la FeNPS a élaboré un ensemble de propositions pour règlementer cette activité. Fruits de plus de 10 ans d’expérience de ses membres, ces propositions permettraient de favoriser le développement du portage salarial comme solution sécurisée de retour vers l’emploi ou de création d’activité. Elles pourraient générer près de 600 000 emplois si le portage était ouvert au plus grand nombre (dont les seniors et les jeunes) au lieu d’être limité à quelques élites.

Les propositions de la FeNPS en quelques lignes :

- permettre à tout professionnel (cadre ou non-cadre) d’exercer son métier en portage salarial, dès lors qu’il est réellement autonome dans la commercialisation et la réalisation de ses prestations ;

- créer un code APE spécifique et imposer une « exclusivité » d’activité aux sociétés de portage salarial, pour éviter toute confusion entre portage et emploi « classique » ;

- créer un contrat de travail spécifique au portage salarial que seules les entreprises de portage pourront établir (en Contrat à Durée Déterminée ou en Contrat à Durée Indéterminée) et où serait officialisé le mode de calcul de la rémunération des Portés ;

- ajouter au Code du Travail un chapitre dédié spécifiquement au portage salarial au même titre que ce qui est fait pour les Entreprises de Travail à Temps Partagé.

- renforcer la formation professionnelle et l’accompagnement des Portés

Ethiquement responsable, La Fédération Nationale du Portage Salarial par sa position d’acteur historique se doit d’être le garant d’un portage salarial répondant aux attentes de ses utilisateurs tout en sécurisant leur parcours.

 

A propos de la FeNPS 

Président : Baudouin des Courtils

Plus d’informations sur www.fenps.fr

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 08:57

le doigt ou le classement de Shangai » (proverbe chinois)

 

Cet été semble ne pas connaître de trêve dans les polémiques qui, reprises par la presse étrangère, mettent en exergue ou au pilori, les relations entre le monde des affaires et celui de la politique. Il n’est évidemment pas question, ici, ce serait hors de propos, de prendre parti en quoi que ce soit dans un conflit où, à notre avis, l’amoralité, est bien plus criante que l’immoralité, qu’on connaît, elle, habituellement dans toutes ces questions depuis qu’il y a des gens riches et des gouvernants.

Amoralité ! N’est ce pas au fond ce qui de part et d’autre, et encore plus depuis « la Crise », est reproché au capitalisme dont il est pour plus d’un, et nous suivons en cela André Comte-Sponville1, l’essence même ? Rien d’étonnant donc à ce que certains avouent « ne pas avoir de problèmes avec la morale » puisque cela est consubstantiel au système même qu’ils servent avec zèle !

Ce n’est pas ce vaste sujet, rassurons-nous, qui sera notre propos. Sans vouloir entrer dans le grand débat pour savoir si le capitalisme peut être moralisé, il nous a semblé bon, et à notre portée d’hommes de terrain, de consacrer le premier dossier de ce numéro d’été, dans la logique pragmatique de Michel Camdessus ou d’autres, à la recherche de la bonne gouvernance que nous considérons comme un véritable facteur de croissance et qui induit des « méthodes et modèles d’organisation » ce qui constitue tout naturellement le dossier conclusif de ce numéro.

Dans cette actualité de l’été, l’on peut relever aussi et ce, depuis 2003, la publication de l’« Academic Ranking of World Universities » de l’Université Jiao Tong, plus connu sous le vocable de « classement de Shanghai ». Cette parution jette en émoi, chaque année, tous ceux que le proverbe chinois dit « regarder le doigt » plutôt que la lune.

L’on ne reviendra pas sur les critères plus que litigieux du classement dont l’objectif initial était somme toute modeste. Nous avons déjà souligné en son temps, son absence quasi-totale de scientificité, malgré son apparence quantitativiste, ou sa totale insignifiance dans le domaine qui est le nôtre : économie ou gestion. Nous ne soulignerons jamais assez combien il repose quasi exclusivement sur la comptabilité de revues dans le domaine des sciences dites exactes. Celles-ci reconnues malgré d’énormes canulars involontaires, mais publiés à grand renfort de publicité, comme le clonage sud-coréen, se devraient de disposer de Comités de Lecture moins monochromes, plus ouverts au monde. La Science invite tout le monde à la modestie. Insignifiant, une fois encore dans les autres domaines, ce classement ne considère quasi exclusivement que des revues en langue anglaise et tient pour rien, toutes les publications des colloques, des conférences, des congrès, de toutes ces réunions savantes et scientifiques en toutes langues, où s’échangent idées et connaissances, ce qui est, avouons-le, une curieuse analyse de la Recherche !

Il semble d’ailleurs que les étudiants chinois eux-mêmes, pour lesquels il fut inventé, n’attachent que peu de prix à ce classement qui hypnotise toujours nos trissotins officiels. S’il n’y avait « que » 18 000 étudiants chinois en France en 2007-20082 ce qui plaçait malgré tout la France au 5e rang mondial en ce domaine, on en dénombre plus de 35 000, répertoriés en 2009, selon l’ambassade de Chine en France, dont 85 % qui paient eux-mêmes leurs études3 ! Ce qui est plus que significatif.

 

Classement des classeurs ?

Dans le domaine Économie-Gestion qui est le nôtre, on peut citer également la récente initiative de Jean-Michel Courtault, professeur d’économie à l’Université Paris 13 qui vient de proposer un classement des établissements (Universités et Grandes Écoles) et des Enseignants-chercheurs à partir des citations des articles des professeurs qui les composent4. C’est une proposition à suivre sans doute, même si l’on peut légitimement s’interroger sur les « indices h » et « g » qui servent de base à cette analyse des réalités de 2008.

À l’inverse de la recherche de la grande taille qui obnubile toujours nos actifs trissotins officiels depuis Shanghai, et les font réinventer des monstres universitaires ingérables, « La calidad de las universidades en España », publiée en mai 2009 par l’université de la Complutense de Madrid se fonde sur un classement multicritères des universités espagnoles : 32 critères au lieu des 9 utilisés au maximum par les autres classements5. C’est révolutionnaire et peut être plus réel…

L’exploitation de ces classements comme le font notamment les Allemands, par un marketing agressif pour attirer les étudiants6 voire en créant des « marques » est-il encore dans l’esprit de ce que qu’est l’Université dans son essence.

On peut au moins s’interroger !

En tout état de cause, un colloque très instructif au Sénat, au titre volontairement provocateur : « Oublier Shanghai ! » 7a bien reposé les enjeux et les nécessités de se montrer vigilants, constructifs et ouverts dans ces classements qui en se multipliant, ont tendance à se dévaluer les uns les autres ce qui n’est pas non plus une solution.

Comme le soulignait à cette occasion, le professeur Patrick Hetzel, « Les classements doivent être positionnés comme des outils et doivent rester à leur place. Ils ne sont en aucun cas la stratégie. Ils ne peuvent être que des formes de représentation à un instant T de celle-ci. Il y a toute une pédagogie à faire pour les remettre à leur place, dans leur contexte, savoir que ce sont des outils pouvant être mobilisés par les étudiants pour faire leurs choix. » Nous ne pouvons que souscrire à cette déclaration du Directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle.

 

Comment évaluer la performance et quelle performance ?

Nous ne sommes bien sûr pas opposés loin de là, à l’évaluation des résultats ou des compétences. Le 2e dossier : « Évaluation de la performance » de ce numéro, qui s’inscrit dans le domaine des organisations, est tout à fait dans cette ligne de pensée.

Il est dans la nature même d’une revue comme la nôtre qui dispose de deux instances d’évaluation des contributions qui lui sont soumises : CIVIS et Conseil scientifique de lecture, que de croire à une évaluation saine et constructive pour l’Homme qui considère le quantitativisme simplificateur certes, mais fondamentalement simpliste et donc aussi faux qu’un sophisme voire un enthymème.

Notre souci également est, pour garder la valeur des avis et donc des publications, à la fois de chasser les bouffonneries des savants Cosinus de la gestion, plus nombreux qu’on ne le croit, ou d’éviter des travaux comme ceux d’Hwang Woo-suk, pourtant avalisés par une revue de la qualité de « Science » !

Notre souci enfin, est d’éviter cette plaie que génèrent encore plus les classements aux incidences financières dénoncées plus haut, qu’est le plagiat. C’est une autre forme de ce que l’on appelle dans le domaine des entreprises la contrefaçon. Une remarquable exposition sur le sujet à la Cité des Sciences de Paris8, accompagnée d’un ouvrage très pédagogique d’Olivier Quezada9, rappelle notamment cette vérité que si l’imitation est la base de l’éducation et de la transmission du savoir, la contrefaçon, elle, « cherche à tromper l’acquéreur et à déposséder le créateur de ses doits ». On peut s’amuser que des « penseurs » comme Alain Minc ou Jacques Attali, ténors des plateaux de télévision et autres cénacles où se forme l’opinion et considérés comme « coutumiers du fait10 » d’emprunter aux autres leurs textes et leurs idées, au point d’avoir été condamnés par la Justice, ne soient pas choisis ici, pour illustrer cette collection de fausses valeurs où l’amoralité des hommes et du système trouve là encore, son expression.

Nul donc n’est à l’abri, industriels, auteurs ou revues.

C’est pour cela que pour ce qui nous concerne, la vérification de chaque ouvrage cité en bibliographie par nos relecteurs nous a permis, et continue à nous permettre d’éliminer

les tricheurs et de traquer les emprunts un peu longs, inspirés souvent des interventions de colloques inédits.

Internet secrète aussi ses propres moyens de parer aux indélicatesses. C’est une lourde tâche qui explique parfois à nos auteurs le temps mis à publier leurs travaux. Nous mettons tout en oeuvre pour ne pas tomber dans les affres du plagiat que Walter Enders et Gary Hoover pour ne citer que leurs recensions impressionnantes dont nous étions fait l’écho déjà en 200711, dénoncent à propos des revues économiques américaines (celles que comptabilisent précisément et sans vergogne, nombre de classements dont celui de Shanghai !).

Soulignons avec insistance, le remarquable travail que fait depuis l’université de Genève, Michelle Bergadaà dont nous présentons « le vade-mecum du plagieur ». Le phénomène a toutefois pris suffisamment d’ampleur pour rendre plus que suspecte toute cette comptabilité d’apothicaire à propos du nombre de citations relevées par tel ou tel moteur de recherche. C’est une comptabilité d’attaché de presse, profession utile sans conteste, mais à laquelle jusqu’à présent, on ne demandait pas d’évaluer recherche et chercheurs…

C’est comptabilité encore sans aucune notion de la qualité de la recherche ou de son impact réel, fonctionne comme si le fait divers scabreux ou le scandale que la presse va développer à l’envi, et c’est son rôle, valait plus par son nombre de passages dans les colonnes, sur les ondes ou par les images que la découverte de travaux de l’équipe de Christine Balsdeschi sur les cellules souches pour ne citer que cet exploit thérapeutique des laboratoires de l’Université d’Evry. Quantité n’est que rarement qualité et l’on ferait bien de s’en ressouvenir !

Ne nous y trompons pas, en effet, en mélangeant sans discernement le qualitatif et le quantitatif des publications on génère, à la fois le copinage, (certains classements de revues en sont le témoin éloquent), le copiage, mais aussi la publication inutile, y compris dans des sujets comme les nôtres, souvent tellement « hors-sol » qu’elle n’est qu’un enfumage de mots et plus souvent de chiffres pour faire accroire à la scientificité.

Le scientisme revient au galop, et avec lui des valeurs matérialistes qui font de l’Homme un objet et non la finalité de toute chose. Le grand scientifique que fut Condorcet, avait cette phrase toujours actuelle : « Toute société qui n'est pas éclairée par des philosophes est trompée par des charlatans. »

Prenons garde à ce que les sages continuent bien à regarder la lune et pas le doigt ou… le classement de Shanghai !

 

 

1. Le capitalisme est-il moral ? Albin Michel (ISBN 978-2226142207) ; rééd. Le  Livre de Poche, 2006 (ISBN 978-2253117223) ; rééd. avec une postface inédite, Albin Michel, 2009 (ISBN 978-2226192912).

http://www.lemonde.fr/economie/article/2009/03/28/kant-et-les-parachutesdores_1173803_3234.html

2. Source EDUCPRO, http://www.educpros.fr/detail-article/h/4dac1c6294/a/etudiants-chinois-en-mobilite-la-france-au-5eme-rang.html, 15 janvier 2009.

3. Source : M. Kong Quan, ambassadeur de Chine en France. http://french.peopledaily.com.cn/Sci-Edu/6870375.html 15 janvier 2010.

4. Source EDUCPRO, http://www.educpros.fr/detail-article/h/f5132b007b/a/recherche-en-eco-gestion-un-nouveau-classement-des-ecoles-et-universites.html, 4 juin 2010.

5. Source EDUCPRO, http://www.educpros.fr/detail-article/h/2ecfd6a52a/a/un-ranking-revolutionne-le-classement-des-universites-espagnoles.html, 17 juin 2009.

6. Source EDUCPRO, http://www.educpros.fr/detail-article/h/61e82132e6/a/les-universites-allemandes-s-offrent-au-marketing.html, 24 février 2010.

7. Actes du colloque organisé au Sénat, le 6 mai 2010, http://www.senat.fr/rap/r09-577/r09-5771.html.

8. Contrefaçon, la vraie expo qui parle du faux, du 20 avril 2010 au 13 février 2011, à la Cité des sciences et de l’industrie. Paris. www.cite-sciences.fr/contrefacon

9. Contrefaçon, la vraie livre qui parle du faux, Universcience, Palette, 48 pages, 2010. 13.

10. Source : Evaluation de la Recherche en SHS « La question du plagiat », 29 juin 2010, http://evaluation.hypotheses.org/940

11. La Revue des Sciences de Gestion, Direction et Gestion n° 226-227, p. 5 – Éditorial : Graecia capta ferum victorem cepit… ou "Messieurs, il est cinq heures, le cours est terminé" ! DOI : 10.1051/larsg:2007031.

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 08:57

Une conférence est organisée dans le cadre du CRDP (Centre de Recherche en droit public) et de FIDES (Forum sur les institutions, le droit, l’économie et la société), association créée à l'Université Paris Ouest Nanterre La Défense pour catalyser les initiatives communes des juristes et des économistes.

Cette conférence sur le thème : « L’impact du droit : l’évaluation économique comparée de la norme juridique» se déroulera le lundi 29 novembre 2010 de 14 h à 19 h au Cercle France-Amériques 9/11, avenue Franklin Roosevelt 75008 Paris.

 

Contact :

Bertrand du MARAIS

Conseiller d'État, détaché comme Professeur de droit public

UFR de Sciences Juridiques

Bâtiment F, Bureau 101 B & C

Université de Paris Ouest Nanterre La Défense

200, avenue de la République

92001 Nanterre Cedex- France

bertrand.du_marais@u-paris10.fr

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 08:47

La variété des objets aujourd'hui étudiés par la sociologie économique et l'intensité de l'activité éditoriale qui l'accompagne témoignent de la vitalité de cette branche de la sociologie. L'objectif du Séminaire de Sociologie Economique est de donner la parole aux jeunes chercheurs qui contribuent au dynamisme de cette approche. Tous les mois, durant deux heures, un chercheur vient présenter ses travaux qui sont ensuite discutés par un autre sociologue avant l'ouverture du débat à la salle. Ce séminaire a ainsi pour ambition de constituer un lieu d'échanges privilégié pour les sociologues de l'économie, en dialogue avec les membres d’autres disciplines (histoire, anthropologie…).

Le séminaire a lieu une fois par mois, le mercredi, de 17h30 à 19h30 à la Maison de la Recherche de Paris IV (28 rue Serpente, 75006 Paris), en salle 224 jusqu’au mois de janvier 2011 puis en salle 117 à partir du mois de février 2011. Il est ouvert à tous.

 

Programme 2010-2011

 

17 novembre 2010

Hélène DUCOURANT

« Comment, vous n’avez pas de projet ? » Ethnographie du démarchage en matière de crédit à la consommation.

Discutant : Alexandre MALLARD

 

15 décembre 2010

Alina SURUBARU

La réversibilité des liens marchands, entre calcul et hasard. Les rencontres d’affaires sur le marché de la sous-traitance internationale dans l’industrie de l’habillement en Roumanie.

Discutante : Claire ZALC

 

12 janvier 2011

Caroline MAZAUD

Entre métier et entreprise : les néo-artisans sur le marché de l’authentique.

Discutante : Laure de VERDALLE

 

16 février 2011

Aurélie PINTO

L’entrepreneur culturel : un patron « dénié » ? Le cas des exploitants de réseaux de salles de cinéma art et essai.

Discutant : à déterminer

 

16 mars 2011

Sébastien ROUX

Economies intimes du tourisme sexuel.

Discutant : Pierre-Marie CHAUVIN

 

6 avril 2011

Scarlett SALMAN

La place interstitielle du coaching dans l’activité professionnelle des coachs en entreprise : un effet des contraintes du marché ?

Discutant : Didier DEMAZIERE

 

11 mai 2011

Alan OUAKRAT

Socio-économie du marché de la publicité en ligne.

Discutant : François VATIN

8 juin 2011

Martin GIRAUDEAU

Habitus, homo oeconomicus & prospectus. Pierre-Samuel DuPont de Nemours, « faiseur de projets » (1739-1800)

Discutante : Claire LEMERCIER

Vous pouvez obtenir les textes associés aux présentations par voie électronique en vous adressant à : seminaire.socio.eco@gmail.com

 

Contacts:

Anne Jourdain (Université d'Amiens - CURAPP) : anne.jourdain@gmail.com

Sidonie Naulin (Université Paris IV - GEMASS) : sidonie.naulin@gmail.com

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 07:38

Christine Lagarde : « Avec la publication de la loi de régulation bancaire et financière, la France tourne le dos à la finance dérégulée »

Christine LAGARDE, ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi, se félicite de la publication le 23 octobre de la loi de régulation bancaire et financière qui renforce la régulation et l’encadrement du système financier. Cette loi voulue par le Président de la République et le Premier ministre pour mettre en œuvre au niveau national les décisions du G20 comprend des mesures fortes :

Encadrer les ventes à découvert – L’Autorité des marchés financiers (AMF), notre gendarme des marchés, pourra interdire les ventes à découvert sur tous instruments financiers en cas de circonstances exceptionnelles. L’AMF pourra imposer la transparence sur ces opérations. La loi interdit les ventes à découvert à nu pour lesquelles le vendeur n’a pas pris les mesures nécessaires pour s’assurer qu’il disposera effectivement des titres au moment de sa livraison effective (« locate rule »).

Réguler les marchés dérivés et CDS – L’Autorité des marchés financiers pourra désormais sanctionner les abus de marchés (comme par exemple les manipulations de cours) sur les marchés dérivés notamment les CDS. Les marchés dérivés étaient jusqu’à présent non régulés.

Contrôler les agences de notation – L’Autorité des marchés financiers pourra désormais agréer, contrôler et sanctionner les agences de notation. Le projet de loi renforce la responsabilité des agences de notation. Les agences de notation étaient jusqu’à présent non régulées.

Renforcer le contrôle du secteur financier – La loi ratifie la création d’une autorité unique de contrôle et de surveillance des secteurs de la banque et de l’assurance : l’Autorité de contrôle prudentiel. La loi crée un Conseil de la régulation financière et du risque systémique, véritable tour de guet du secteur financier, qui permettra de mieux prévenir les risques du secteur financier.

Renforcer les pouvoirs de sanctions des gendarmes du secteur financier – Le montant maximum des sanctions que peut prononcer l’Autorité des marchés financiers est multiplié par 10 pour atteindre 100 M€. Le montant maximum des sanctions que peut prononcer l’Autorité de contrôle prudentiel est multiplié par 2 pour atteindre 100 M€.

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